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Secrètes Pensées
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14 février 2016

Moral à plat

Je devrais cesser de cogiter.

Mais je n'y arrive pas...

Pas envie de retourner travailler demain.

Une de mes stagiaire m'a envoyé un texto pour me demander si j'allais bien.

Bof !

Je suppose qu'elle craint que je ne sois encore absente.

Ce qui pourrait poser problème pour la validation de son stage.

Le stresam ne me fait aucun effet pour le moment.

Je fume plus que d'habitude.

Très mauvais pour ce que j'ai.

Bof ! 

Au point où j'en suis...

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20 janvier 2016

Je fume...

La dernière cigarette de la journée.

De cette journée où l'épuisement s'est accentué depuis le retour des congés.

Où je n'aspire qu'à rentrer très vite chez moi.

Loin de toute la détresse des gens que je reçois.

Loin des connes du bureau.

J'ai reçu ce matin un homme de 40 ans totalement déprimé.

Qui n'a aucun projet.

Qui vit dans la peur de perdre son logement.

Un homme dont la précédente collègue, d'une autre structure, a décidé d'arrêter de suivre.

Le cousin de ce monsieur s'étant montré un poil agressif.

 Je fais le point de sa situation.

Sa mère est décédée en 2013 suivi par son père.

Il est divorcé depuis quelques années.

Il ne voit plus sa fille de 8 ans qui vit avec la mère dans le nord.

Il en est désespéré.

Son cousin vit à Lyon.

Il descend régulièrement pour l'aider dans ses démarches car ce monsieur n'a personne ici sur qui compter.

J'ai eu ce cousin au téléphone.

Il m'a paru très censé.

Et loin d'être aussi agressif que ce que m'en a dit cette collègue.

Il a fallu que je me dépêche de faire une enquête sociale pour la procédure d'expulsion.

L'audience a lieu le 25 de ce mois.

Et il faut la transmettre a minima 10 jours avant.

Cette collègue avait fait cette enquête.

Mais imprécise et il manquait des éléments essentiels pour comprendre la situation de ce monsieur.

Elle a argumenté ne pas l'avoir transmise aux services concernés parce qu'il n'avait pas signé ce document.

Ma foi...

Il m'est déjà arrivé de faire sans la signature.

Ça n'empêche aucunement de faire le travail correctement.

Pffffouuuuuu...

Je déteste travailler dans la précipitation.

Cela me rappelle la peucherette de service qui ne voulait pas faire une telle enquête sous prétexte que la famille ne s'était pas présentée au rendez vous qu'elle lui avait fixé.

Et alors ?

Elle connaît cette famille depuis un moment et avait donc des éléments pour exposer simplement sa situation.

Personne ne lui demande de prendre partie.

Je lui en avait fait la remarque.

Elle a bougonné car elle n'avait pas envie de la faire cette enquête.

Mais pour qui travaillons nous ??

Pour soi ou pour les autres ?

Je sais très bien pourquoi je suis devenue assistante sociale

Je savais qu'un jour je me retrouverais épuisée.

Parce que c'est un métier usant sur le plan émotionnel.

Mais je pense toujours avoir au fond de moi un idéal.

Un idéal de justice, d'humanité et de générosité.

Cet idéal qui me porte.

Et qui est mis à mal aujourd'hui.

Car ceux qui ont tout sont les plus égoïstes qui soient.

En particulier une grande partie de mes collègues.

Qui ne pensent qu'à leur petit bien être.

Celles qui pensent qu'elles sont compétentes alors qu'elles sont figées dans des schémas prédéterminés.

Et qui ne s'interrogent jamais vraiment sur leur pratique de travail.

Et qui, surtout, veulent montrer une image irréprochable d'elles-mêmes.

J'arrive à saturation de cette ambiance hypocrite.

11 janvier 2016

Tu brodes...

Dit la mielleuse de service à sa stagiaire.

Ho !

Chouette !

C'est donc dans le mensonge qu'elle apprend le métier à la jeunette, réservée, mais pleine de bonne volonté.

Une fois, la mielleuse avait carrément falsifié la date d'un documment pour soit disant ne pas pénaliser un monsieur.

Elle l'a fait devant la stagiaire.

Qui n'a rien dit.

Pfffouuuu...

Je ne supporte pas cette attitude.

Car cela m'agace profondément.

Passons.

Mon ex m'a appelée hier.

Des mois sans signe de sa part.

Et voilà qu'il donne de ses nouvelles.

Il avait perdu sa liste de contacts quand son smartphone a rendu l'âme suite à une enième chute.

Et blabla sur tout, sur rien.

J'ai l'impression qu'il n'est pas très heureux.

Et moi ?

Suis je heureuse ??

Ma foi...

A vrai dire ?

Je ne sais pas.

7 novembre 2015

Cela fait longtemps

Que je n'ai pas écrit sur mes amours.

Autant le dire.

Il ne se passe rien.

Mais rien de rien !

Le désert.

Ma mère ne  me pose plus de questions.

C'est très bien.

Je m'étonne presque de ne ressentir aucun manque amoureux.

Aucun désir de rencontre.

J'accepte ma solitude.

Je ne me vois même pas avoir une relation quelconque avec un mec.

Je ne sais pas pourquoi.

Mais c'est ainsi.

Il fait un temps magnifique.

Allons faire le plein de lecture !

23 avril 2015

Vacances !

Enfin !!!

Loin des connes de service.

De la lâcheté et servilité des collègues qui s'imaginent fortes parce que groupées.

Des moutons !!

Le semaine dernière, j'ai osé dire non pour recevoir un monsieur suivi par ma jeune collègue, absente de manière imprévue ce jour là, sur ma permanence, permanence qui correspond aussi à celle de ma jeune collègue.

Absence que j'ai du deviner en voyant la mielleuse de service se précipiter sur les dossiers à la recherche de numéros de téléphone pour annuler les rendez vous du jour et dont bien sûr elle ne m'a rien dit !

La nana de l'accueil m'a franchement agacée avec son ton de peuchère incompétente qui veut refiler la patate bouillante afin de s'en débarrasser au plus vite.

"C'est une urgence !! Monsieur a des dettes !"

Et alors ??

Je ne fais pas de miracle !!

Le monsieur était remonté et voulait absolument voir une assistante sociale.

Incapable de gérer, elle a fait appel à la nouille de sous chef qui s'est trouvé obligé de le recevoir.

Alors qu'en fait, en chef de service compétent et sûr de son autorité, il aurait du venir me voir et me sommer de recevoir ce monsieur. 

Bien sûr, j'aurais râlé.

Mais j'aurais reçu ce monsieur.

Il n'en a pas été ainsi.

Et, comme par hasard, cette semaine, il a pondu une note de service, genre c'est pas bien de refuser !

A la réunion d'équipe du mardi, il a demandé si nous avions des questions à propos de cette note.

Une collègue, un peu plus futée que les autres voire téméraire, lui a demandé s'il s'était passé quelque chose.

Il a répondu que c'était juste un rappel.

Quelle lâcheté !

Ma stagiaire a trouvé ça petit de sa part.

Elle me trouve révoltée, franche, passionnée et honnête.

Heu...

Ben oui...

Révoltée ?

Oui, je pense l'être aussi.

Trop peut être...

Allez ! Hop !

Une dernière cigarette.

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18 mars 2015

Un jour ordinaire

Faudrait peut être que je fasse la vaisselle.

Qui traîne depuis hier.

La fatigue est revenue.

Ce matin.

Avant même de commencer la journée de travail.

Je sens que l'épuisement revient au galop.

La collègue mielleuse toujours aussi conne.

Je me demande si elle ne me harcèle pas.

Sous ses airs de fille super sympa avec tout le monde sauf avec moi, évidemment, et qui me méprise pernicieusement.

A siffloter à qui mieux mieux.

Et à vouloir me dénigrer implicitement devant les autres en se mettant en avant avec un discours abscon au possible.

Je sens bien que je suis d'emblée exclue par certaines, les nouvelles, qui m'évitent alors même qu'elles ne me connaissent pas du tout.

La grande C. a bien oeuvré.

Quelle connasse !

Bon...

Passons !

Et mon ex amant qui m'envoie des textos toujours aussi ennuyeux.

Et qui a le bête espoir de me voir.

Bof !

Non.

Pas du tout envie de le voir !

Une petite vodka, une dernière cigarette, de la musique.

Et je m'en vais rejoindre Morphée.

2 mars 2015

Toujours aussi fatiguée...

Réveil difficile.

Absence de motivation intense.

Un rendez vous sur cinq est venu.

En retard....

Blabla avec la stagiaire.

Ambiance super calme étant donné le nombre de collègues en congés.

Pas plus mal.

Vendredi dernier, resto japonais avec mon ex.

Dont la vie sentimentale commence à battre de l'aile.

Il voit très peu sa copine.

Qui vit encore avec le père de sa fille.

Je me demande si elle ne le prend pas pour un con.

M'enfin...

Allez !

Petite zik ! 

11 février 2015

J'ai un trou dans mon jean

Tant pis !

Ce mercredi fut laborieux.

Et particulièrement usant cette après midi.

Le premier venu à ma permanence voulait que je l'aide à remplir une demande de logement social.

Il me demande quels documents il faut fournir.

J'ouvre le dossier et lui tend la liste. 

Il ne s'est pas donné la peine d'aller plus loin que chez l'assistante sociale.

Qu'a-t-il cru ?

Je lui ai froidement dit de lire la liste et de réunir les documents demandés et d'envoyer sa demande directement auprès d'un bailleur public.

Il sait très bien lire le français mais "joue" le pauvre misérable.

Le truc que je déteste !

Il me parle de sa mère qui a un cancer et que c'est très grave et qui lui prend tellement de temps !

Mouais...

M'en fiche un peu je l'avoue.

Ensuite, est venu le comédien de la semaine dernière.

Lui aussi pour une demande de logement social qu'il a déposé auprès du gardien de la cité tant désirée.

Il veut que j'appelle le bailleur afin de savoir si sa demande a été enregistrée.

Je le ferais demain matin.

Et pour finir, l'obsessionnelle à l'oncle acarîatre est venue pleurer misère.

Et se répéter encore et encore.

"Si mes parents... Et quand j'étais jeune... J'ai eu le coeur brisé..."  Et patati, et patata...

Elle m'a achevée !!

A 58 ans, elle a encore le bête espoir de voir sa vie miraculeusement changer.

Je pense plutôt qu'elle aurait besoin d'un suivi médical spécialisé.

Vodka...

Cigarette...

Musique... 

28 décembre 2014

Un dimanche tranquille

Le froid s'est bien installé.

18 °c à l'intérieur...

J'ai déjeuné chez ma mère.

Mon frère était également présent ainsi que ses deux enfants.

Et l'idiot de beau père aussi.

Toujours aussi con.

Ma jeune soeur nous a présenté son nouveau copain.

Style hipster, jeune barbu.

C'est une tendance la barbe en ce moment.

Sympa et cultivé.

De beaux yeux gris.

Ils vivent ensemble depuis peu.

Ma soeur a demandé le renouvellement de son visa pour une durée de deux ans.

Lui attend sa carte de résident permanent.

Discussion axée encore une fois sur les voyages.

Photo souvenir.

Ma mère y tient beaucoup.

Bises et retour chez moi.

Je me suis plantée devant mon ordi à regarder la télé en direct.

Une dernière cigarette.

J'ai froid.

Je vais me réchauffer sous la couette.

Et poursuivre la lecture  du roman d'Harlan Coben.

17 décembre 2014

J'ai froid

J'écoute Seven de David Bowie sur FIP.

Le temps s'assombrit.

Rien fichu de particulier aujourd'hui.

Je me suis levée tard.

Hier, je me suis rendue au bureau pour planifier mes rendez-vous de janvier.

J'ai donc revu la majorité de mes collègues.

C'était gentil.

Je ne suis pas fan d'effusions émotionnelles mais ça fait plaisir.

Je n'ai même pas aperçu ma remplaçante.

La mielleuse de service a bien pris soin de m'éviter.

Trop conne !

Et hypocrite.

Une des secrétaire a eu l'idée d'une carte à m'envoyer.

Chacun y est allé de son "petit" mot.

La mielleuse a osé écrire "Si besoin, tu me dis.."

Non, pas du tout besoin d'elle !

C'est fou combien ces "petits" mots sont révélateurs.

Entre le mot très impersonnel de la peucherette qui partage mon bureau et celui au contraire plein d'émotions de celle qui est très souvent dans la culpabilité et la dévalorisation de soi, je ressens bien le degré de proximité qui s'est instauré ou pas durant toutes ces années entre nous.

Je participerai peut être au repas de fin d'année mardi prochain.

Comme d'habitude, mon employeur n'a encore rien déterminé.

Je suis contente d'être encore en arrêt et de ne reprendre le travail qu'en janvier.

Je trouve toujours cette période de l'année étrangement empreinte d'une forme de mélancholie.

Je suis moi-même déjà sujette à cette déprime alors autant ne pas en rajouter.

Quant à ma vie amoureuse, c'est le désert.

P. a appelé hier vers 22 heures.

Je n'ai pas répondu.

Il pourrait m'apeller aujourd'hui.

Il ne le fait pas.

Il ne m'appelera plus de toutes façons.

Ha si !

Pour venir récupérer les clefs de sa voiture.

Et encore, je pense plutôt que je les lui remettrais lorsque j'irais en ville.

Je crois bien que je n'ai plus envie de le revoir pour le moment.

Marre des gens qui se plaignent tout le temps !

Marre d'être l'oreille bienveillante qui rassure et soutient !

Quant au grand réseau social bleu, il ne se passe plus rien.

Chacun s'est replié sur son propre profil, à publier tout et n'importe quoi.

Histoire de croire qu'il existe et qu'il est aimé.

Bof !

Envie de fumer... 

13 octobre 2014

Je suis encore en vie...

Chers lecteurs réguliers ou non, vous avez peut être été étonnés de mon absence.

Il y a une explication toute simple. 

Le jeudi 25 septembre à 18 heures précises, j'ai eu une dissection de l'aorte. 

Je me rendais chez D.

Arrivée au  bas de son immeuble, une douleur fulgurante m'a saisie d'un coup.

J'ai réussi à monter les trois étages.

La douleur restant présente, je me suis décidée a appeler le samu.

Samu et pompiers et direction les urgences.

Une fois là bas, prise de sang. 

Attente.

Le coeur va bien, peut être une embolie pulmonaire à vérifier par un scanner.  

23 heures passés,  scanner.

Résultat: rupture de l'aorte.  

Gravissime.

Je suis en pleurs.

Urgence ! Vite !

Transfert vers un hôpital de la ville où je bosse.

Une fois là bas,  prise en charge immédiate. 

Un médecin dit: on descend !

Et moi naïve,  je demande on descend pourquoi ?

Il m'explique alors qu'il faut immédiatement m'opérer.

L'intervention durera 4 heures.

Ensuite réanimation. 

Alors là,  c'est pire que tout !

Au lieu d'y rester 48 heures soit deux jours,  je vais y rester 4 jours !!

A souffrir, à ne pas dormir, bref à déprimer à mort !!

Les jours qui suivront et jusqu'à présent où je suis en rééducation depuis une semaine, je suis dans un état plutôt dépressif.  

Je suis tellement épuisée physiquement et psychologiquement que j'aimerais dormir tout le temps pour ne plus me sentir aussi affaiblie. 

Le chirurgien était très content.

J'ai beaucoup de chance.

Sauf que je ne m'en rends pas compte. 

Ce sont les autres qui le le disent mais moi ça me laisserait presque indifférente. 

Alors, évidemment, j'ai du temps pour penser à tout et rien. 

A mon job, à ma vie amoureuse, à ma vie tout court.

Ma vie amoureuse n'a pas de sens.  

P. Ne veut pas que je le quitte.

En même temps, il ne prend pas la peine de m'appeler durant la journée et cela depuis quelques jours alors qu'il poste régulièrement sur son profil social.

S'il ne peut me consacrer quelques minutes, à quoi bon vouloir rester avec moi ?

Du coup, je lui ai dit qur je voulais que nous en restions là. 

Il l'a mal pris.

Pffffttt ....

Notre relation est en stanb by. 

Il me dit qu'il a besoin de temps pour se recentrer et régler des trucs persos avant son voyage de 5 semaines au viet nam. 

Et alors ? 

Il est égoïste. 

Je représente quoi pour lui ?? 

De toute façon, je ne suis même pas sûre d'être amoureuse de lui.

Je ne ressens aucun manque de lui.

A l'heure où j'écris ces mots, je ne souhaite qu'une chose c'est de retrouver mon autonomie parce que je me sens tellement loin de la vie.

Comme vous pouvez le constater, chers lecteurs, je traverse une drôle de phase dans ma vie.

Et je n'arrive pas à savoir si cela a un sens ou pas...

Ça, c'est la question récurrente !   

6 septembre 2014

Semaine chiante

Le retour au travail a été plus que laborieux et même fastidieux au possible.

Aucune mais absolument aucune motivation.

Je me rends de plus en plus compte que j'ai besoin d'évoluer.

Beaucoup de choses doivent évoluer...

Mais par quoi commencer ??

Concernant ma relation avec P., je sens bien que cela va très vite devenir ennuyeux.

Je le revois ce soir.

Mais ce n'est pas avec lui que je voudrais être.

Evidemment...

Je me trouve pathétique face à ce type de situation.

Je crois que j'ai un besoin impérieux si ce n'est vital de me ressourcer.

1 février 2013

Ne penser à rien d'autre...

Qu'au farniente !

Enfin en congés !

C'est trop bien !

Hier, j'ai enfin réussi à écrire l'argumentaire pour l'aide financière.

J'ai trouvé l'inspiration nécessaire.

Une dame m'a réclamé une aide financière au dernier moment.

Il a fallu que je m'y colle.

Bon.

Pas sûre que l'aide soit accordée.

Ce que je lui ai dit.

Elle a une dette locative et risque une expulsion.

Une aide pour le logement via le fonds de solidarité serait rejetée.

Son taux d'effort dépasse les 50 %.

Ça ne l'a pas empêché de me proposer une invitation au resto !

Ce que j'ai aimablement refusé.

Elle m'avait offert un foulard rose des plus voyants.

Que je ne porterais pas.

Ainsi qu'un gilet cape noir au col en fourure de lapin.

Made in China.

Que je laisse au bureau en cas de frimas.

Et pourtant je ne la ménage pas !

Ce matin, séance psy.

Et blablabla sur le travail.

Absurdité et non sens du système.

12 mai 2014

Vive le lundi !

Pffouuu...

La matinée a été bien remplie. 

Enchaînement de rendez vous.

Prévus et imprévus.

Passer un temps fou au téléphone avec un fournisseur d'énergie pour une facture de plus de 5 000 euros.

Incompréhensibilité dans les relevés des index.

Deux relevés en quatre ans ?!

Un technicien devait passer la semaine dernière chez la cliente pour vérifier le compteur.

Elle l'a attendu au jour et à l'heure prévue.

Il n'est jamais venu.

Soit disant parce qu'il n'a pu entrer dans le lotissement.

Qui a une mauvaise réputation.

Réputation sans réel fondement.

Tout ça parce qu'il est est habité par des gens du voyages.

Sédentarisés depuis bien longtemps.

Et franchement plutôt sympathiques.

Je suis plusieurs familles qui y habitent depuis longtemps.

Et je n'ai jamais eu de problèmes avec elles.

"On n'est pas des vampires!" me dit la jeune femme qui a reçu cette si chère facture.

Ben non !

Je me souviens d'un jeune homme que j'avais en suivi, cousin de la jeune femme, qui m'avait gentiment invitée à assister à une messe évangéliste.

Proposition que j'ai du refuser.

D'autant plus que je suis athée.

Et sinon ?

Le père de famille à la rue m'appelle.

Alors qu'officiellement je ne suis plus sensée le suivre.

La famille est à présent hébergée par un cousin jusqu'à la fin de la semaine.

Ensuite...

Le néant...

L'assistante sociale du conseil général ne le recevra pas avant la mi juin.

Elle lui aurait dit que cela ne changerait rien à sa situation qu'elle le reçoive aujourd'hui.

Super top !!

En attendant, c'est la rue qui les accueillera à bras ouverts.

Elle n'a que ça à faire la rue.

Recueillir le désarroi d'un père.

Pfffouuuu...

Je lui conseille très vivement l'hôtel meublé comme solution transitoire, dont les nuitées peuvent être prises en charge financièrement par le conseil général pour un mois.

Il hésite.

Il n'en a pas envie.

J'en parle, entre deux trucs sans importance, au sous chef.

Qui fait mine de prendre à coeur cette situation mais qui dit que ce n'est plus à nous de nous en préoccuper vu que la famille est désormais suivie par les services sociaux du conseil général.

Je sens bien un gros gros soupir de soulagement de sa part.

Mouais...

L'impuissance m'épuise totalement...

22 mars 2014

Grisaille

Pluie.

Réveil à dix heures.

Humeur morose.

Alors..

Envie de rien.

Je regarde les petites annonces d'emploi.

Rien ne me tente.

Je regarde les petites annonces de locations.

Trop trop cher.

Dîner chez mon frère hier.

Avec ma mère.

Qui ne parle que de fric !

Ras le pompom !

Pffouuuu...

Il pleut des cordes...

Café, clope.

28 mars 2013

J'ai eu le temps...

... De perdre du temps.

Toute cette semaine de travail.

Pas envie de réfléchir.

Ni penser à quoi que ce soit.

Ecouter une web radio.

Lire.

Eviter autant que possible de me prendre la tête avec les cons de service.

Rester ferme face à un monsieur qui ne se bouge pas pour résoudre ses difficultés financières.

Genre 3 500 euros de dettes pour le gaz.

Qui , comme tant d'autres, attend tout de l'assistante sociale.

Blasée que je suis devenue.

Boooof!

Se boucher les oreilles quand la mielleuse de service use de son ton hypocrite.

Attendre avec impatience la fin de la journée.

La fin de cette semaine.

Vive les week ends !

Soirée resto de prévue samedi soir.

Omelette de pâques dimanche.

Et encore un film avec Bruce Lee pour lui !

Et pour moi, petite zik cool ! 

2 avril 2013

Lassitude... encore !

Elle m'envahit.

En particulier, lorsqu'elle prend les traits d'une discussion ennuyeuse oú il n'est question que de motos.

C'est son obsession du moment. 

Je m'en fiche complètement.

La soirée de samedi fut enfumée et alcoolisée.

Le changement d'heure en plus a été plutôt néfaste sur mon humeur. 

Je me suis sentie fatiguée.

Petite mine.

Silencieuse.

C'est fou comme les bavardages des autres m'ont laissée de marbre. 

Il n'y a rien de plus chiant que de se sentir obligée de rester présente alors qu'on a très envie d'être ailleurs.

Et dimanche fut très ennuyeux.

Un couple de ses amis sont venus boire un verre.

Et encore du blabla sur les motos.

J'avoue que j'avais hâte qu'ils s'en aillent.

Je ne trouvais rien à leur dire.

S'ils étaient sans enfants, seraient-ils encore ensemble au bout de 14 ans?

Pas sûr.

Enfin...

Lá, je suis mauvaise langue.

Ce mardi au bureau a été calme.

J'ai déjà envie d'être en week-end !

6 novembre 2013

C'est fini.

Entre lui et moi.

Il était temps !

Des semaines et des semaines à vivre dans l'ambivalence.

Tout ça pour aboutir au pathétique constat que nous n'avons plus grand chose en commun.

Notre relation est devenue d'un ennui remarquable.

Et surtout vide de sens.

Plus grand chose à partager.

Plus grand chose à se dire.

Plus envie de continuer.

Il doit se trouver un logement.

Ce qui n'est pas gagné.

J'espère seulement qu'il sera parti avant les fêtes de fin d'années.

Que j'avais envie de passer seule.

C'est toujours complexe de vivre ce type de situation.

Dans laquelle on se sent un peu bête.

Et surtout étrange à soi-même.

Dans l'attente d'un je ne sais quoi.

Pfffouuuuu....

Je déteste ça !

Et comme en plus, je suis en congé, je cogite à mort !

En tout cas, ce qui est certain, c'est que je ne revivrais plus avec quelqu'un avant un moment.

J'avoue que je redoute un peu le moment où je me retrouverais complètement seule.

Bon !

Cessons de cogiter inutilement !

Qui vivra verra !  

11 octobre 2013

Bon...

Le froid est revenu aujourd'hui.

Les journées au bureau se suivent et se ressemblent.

Quant à ma vie sentimentale, la lassitude du quotidien revient impitoyablement émousser le peu de sentiment qu'il me reste pour lui.

Je n'ai même plus envie de lui parler lorsque je le vois vautré sur le canapé.

Ou attendre après moi pour faire de simples courses.

J'ai vraiment l'impression d'être là juste pour gérer les tâches ménagère.

Il ne prend aucune initiative.

Une sérieuse discussion s'impose.

Parce qu'à force de contenir mon agacement quotidien, ça va finir par bouillir et exploser d'un coup.  

20 juillet 2013

Bon... Ben...

Rien.

Enfin pas un rien vide.

Rien dans le sens absence d'envie d'écrire ces derniers jours.

Semaine de travail consacrée à ce fichu recueil de données.

Pas du tout fiable au final.

Mes chiffres ne correspondent pas.

D'où traficotage.

M'enfin...

M'en fiche un peu.

Prise de tête avec la collègue mielleuse qui critique l'organisation mais estime que, non, ce n'est pas une critique mais une "critique professionnelle".

Haaaaaaa boooon ?!

Accoler le terme "professionnelle" à celui de critique l'exempterait donc de tout jugement ??

Quelle hypocrisie !

Elle qui a encore déclaré que la France était trop généreuse avec les étrangers.

Qu'il est trop facile de bénéficier des aides de l'Etat, et patati, et patata... 

Je suis d'origine étrangère et je remercie la France pour la vie qu'elle m'offre.

Je me dis que ça ne tourne pas très rond dans son cerveau.

Je reconnais que là je suis mauvaise envers elle.

Mais ce type de discours m'agace profondément.

J'ai remarqué que lorsque je participais à une discussion en sa présence, il fallait toujours à un moment ou un autre qu'elle s'empare du groupe en détournant le fil de la discussion et en recentrant tout sur elle par une plaisanterie hystérique.

Ce qui appauvrit le dialogue en le rendant creux et sans intérêt.

Je crois qu'elle veut absolument se croire intéressante aux yeux de ses collègues.

Ma foi...

Et sinon ?

Quoi d'autre de chouette au travail ?

Encore une dame qui m'appelle pour me dire que le gaz va être coupé.

J'appelle le prestataire.

Son dernier paiement remonte en janvier: 30 euros.

Elle a reçu une aide de 400 euros.

Et il lui reste à devoir un peu plus de 1 000 euros.

Je la rappelle et l'informe.

Elle peut éviter la coupure en versant 20 % soit 215 euros avec un échéancier de 85 euros sur 10 mois, avec les futures factures à payer en plus évidemment.

Elle ne les a pas.

Je lui rappelle sa responsabilité en tant que cliente.

Hystérique, elle me répond qu'elle pensait être en surendettement et être protégée.

Hoooooo !

Bien sûr !!!

Suis-je bête ???

Je la recadre illico presto: vous consommez de l'énergie, vous payez !

Et puis son plan est terminé.

Alors évidemment le prestataire réclame ce qu'elle lui doit.

J'ai du me répéter je ne sais combien de fois pour qu'elle comprenne un peu qu'elle est entièrement responsable de ce qu'il lui arrive.

Et j'ai raccroché et l'ai laissée se débrouiller pour trouver l'argent. 

Le lendemain, coupure.

Elle m'appelle pour me dire qu'elle a pu trouver l'argent. 

Et me demande de téléphoner immédiatement au prestataire.

Finalement, nous tombons tous d'accord.

Et elle aura à nouveau du gaz le surlendemain.

Elle m'a épuisée !

Les deux dernières semaines de juillet devraient être très calmes.

Tant mieux.

Vivement les congés !

5 juillet 2013

Inertie

Mercredi matin, une dame est arrivée en panique.

Coupure d'électricité programmée.

Aujourd'hui, le progrès aidant, c'est par sms qu'elle a reçu l'info.

J'appelle le service solidarité du prestataire.

Ho ! Ben ! Cela fait juste 6 mois qu'elle n'a pas versé un paiement.

Et plus de 1 500 euros de dettes !

Bagatelle !

Pfffouuuuu...

En principe pour éviter l'interruption de service, il faut payer la moitié de la dette.

Il est évident qu'au vu de son allocation, elle ne peut pas payer la somme requise.

La dame fait sa peuchère.

"J'ai pas beaucoup d'argent, je suis malade, j'ai de l'oxygène la nuit sinon je m'étouffe..."

Et donc ?

Je lui rappelle qu'elle a reçu une aide de 600 euros l'année dernière sur une dette de 1 000.

Qu'il n'est pas possible d'en redemander une étant donné qu'elle n'a pas soldé ce qui restait à devoir.

Et que franchement, j'en ai assez d'elle.

Surtout de son irresponsabilité sous prétexte qu'elle n'a pas d'argent.

Rien ne l'empêchait de payer peu à peu chaque mois pour montrer sa bonne volonté.

Mais non...

Négociation avec le prestataire : versement de 300 euros avant la fin de la semaine et délai de paiement.

Ce qui n'empêchera pas une coupure.

Elle m'appelle jeudi matin pour me dire qu'elle n'a pas pu réunir la somme et me demande de téléphoner au prestataire.

Je lui réponds que téléphoner ne changera rien et n'empêchera aucunement la coupure d'éléctricité.

Le même jour, j'ai reçu un monsieur sur ma permanence.

Complètement à l'ouest.

Me demandant de l'orienter sur une prestation du pôle emploi, que je ne suis pas habilitée à faire !

Une fois achevé son discours confus, il s'est levé énervé sans un mot. 

Je crois bien qu'il s'est remis à boire.

Et hier, appel du gestionnaire d'une résidence sociale pour un monsieur qui ne paie plus son loyer depuis des mois.

Et j'apprends que ce monsieur est addict aux jeux d'argent !

Trop chouette !

Il m'avait avoué boire de trop quelques fois.

Sans doute une manière implicite de me dire son addiction.

Toutes ces histoires m'ont psychiquement épuisée.

Allez ! 

Hop !

Une clope avant d'aller à mon rendez vous avec l'ophtalmo.

10 juin 2013

Aujourd'hui...

J'ai revu Monsieur M.

Il semblait prêt et motivé pour être aidé.

Il m'a dit avoir eu deux adresses de centres.

Je lui en ai donné une troisième qui se trouve plus près géographiquement que les autres.

Il a dit qu'il irait voir chaque centre.

Pour se faire une idée et qu'il choisirait en fonction de son ressenti.

J'espère qu'il le fera.

Il m'a parlé de sa fille qui a 18 ans.

Et qui est diabétique.

Ça l'angoisse.

Nous en avons parlé.

Il est ressorti du bureau souriant.

Je croise les doigts pour que ça dure.

Et sinon ?

Semaine en solo !

Il est en formation du côté de Lyon.

Ça fait un bien fou !!    

23 mai 2013

La souffrance d'une mère

A peine prononce-t-elle le prénom de son fils aîné qu'elle se met à pleurer.

Il ne lui parle plus depuis l'été dernier.

Elle le voit régulièrement.

Car il habite dans la même rue qu'elle.

Dès qu'il la voit, il lui tourne le dos.

Que lui dire ?

Elle dit que sa belle fille est méchante.

Peut être que la belle fille est à l'origine de ce froid.

Elle a cinq enfants mais cette absence de relation avec le fils aîné l'obsède.

Elle s'en rend malade.

Son médecin, à qui elle se confie, le lui a dit.

"Laissez faire le temps..." lui a-t-il conseillé.

Je propose qu'elle lui écrive une lettre pour exprimer toute sa  douleur, toute sa souffrance.

Tous les jours s'il le faut.

Je ne pense pas qu'elle le fera....

14 décembre 2012

Ne rien dire de soi

J'ai vu mon médecin hier.

Sinusite.

Elle m'a prescrit deux, trois trucs.

Que je ne pense pas prendre.

D'ailleurs, ce matin, j'avais oublié l'ordonnance à la maison.

Acte volontairement manqué.

Je me sens si fatiguée en ce moment.

Au-delà de la sinusite...

Je me sens totalement vide de tout.

J'ai vu le psy.

Il avait de nouvelles chaussures.

A lacets en cuir marron.

Très bourgeois.

Toujours présenter une image lisse de soi.

C'est sûrement ce qu'il a du acquérir au fil de son expérience.

Je n'avais pas envie de lui dire quoi que ce soit.

Je suis restée silencieuse longtemps.

Et je me suis levée pour partir avant la fin de la séance.

Il a voulu me retenir en disant que ce que j'avais peut être envie de dire est dur à dire.

J'ai répondu que je n'avais pas envie de parler.

Il m'a donné un rendez-vous pour l'année prochaine.

Oui.

Je sens bien que ce que je ressens est bien plus profond qu'un blues passager.

Et en fait, le pire c'est que je ne sais même pas d'où ça vient.

Certes, j'ai un vécu qui pourrait apporter en partie une réponse.

Mais je ne suis pas sûre que tout le vide que j'éprouve vienne de là.

Je me demande si je ne suis pas simplement au bout du bout.

Que ma force de résistance s'en est allée.

Et que je suis à présent épuisée.

12 juin 2012

Sans déconner !

Ben oui !!

Mais bien sûr !!!

Alors ?

Ce matin, j'étais devant l'ordinateur - l'unique ordinateur pour quatre !- à écrire un courrier tout en recherchant des informations sur le net.

Ma collègue, la mielleuse de service, demande que je lui cède la place pour qu'elle puisse rechercher et imprimer un document.

Je lui réponds que je fais un truc.

Enervée, elle déclare en sortant du bureau : " sans déconner ! Tu peux faire ta recherche après ! " .   

Aaaaaaarghhhhh !

Mon sang a viré au noir d'encre !!!

Lorsqu'elle est revenue de son entretien, je lui ai dit que je n'avais pas apprécié ce qu'elle avait dit.

Elle a alors répondu qu'elle avait besoin de ce document depuis hier et qu'elle n'avait pas pu l'imprimer la veille, l'ordinateur ayant un bug.

Et donc ??

Est ce une raison pour être aussi méprisante ??

Parce que moi ?

Je ne bosse pas ??

Je balade sur le net pour le fun ??

Mon travail est-il moins important que le sien ??

Il faut croire que oui.

Marre de ses trépignements de gamine immature !!!

De ses mensonges, soit disant pour aider les usagers !  

De ses flatteries serviles !

De son hypocrisie !

Ensuite, je l'ai retrouvée dans le bureau de la Grande C.

Je demande à C. si la petite mielleuse de service lui a raconté notre "prise de bec".

Elle hésite à répondre.

Et puis elle avoue que, justement, elles étaient en train d'en discuter.

Et reblabla sur ce qui s'est passé.

Et la grande C. qui tente de se poser en médiatrice.

Et la mielleuse qui déclare qu'elle ne veut surtout pas se fâcher avec moi.

Parce qu'elle m'apprécie.

Que ce serait dommage que notre relation en prenne un coup.

Pfffouuuuu....

Elle me prend pour une conne ??

Quelle relation ??

Pas d'amitié en tout cas.

Qu'espère-t-elle ?    

Que je la soutienne dans le travail le jour où elle en aura besoin ??

Sûrement pas !!!   

Vu sa lâcheté, qu'elle reste loin de moi !

Très très loin de moi !

Et la grande C. qui, en tête à tête, en rajoute pour que cet incident n'ait pas de conséquences.

Ben tiens !!

Je trouve cet "incident" révélateur de ce qu'est cette collègue.  

Egocentrique, capricieuse, immature et hystérique.

Et je m'en rends compte tous les jours.

J'ai remarqué qu'elle aimait particulièrement se raconter auprès d'autres collègues.

Etre au centre d'une discussion et s'imaginer que ce qu'elle dit est vraiment intéressant.

Si j'ose intervenir, elle m'interromp très vite en lançant des arguments creux.

Cela m'amuse de la voir se comporter ainsi.

Elle en devient ridicule tant son désir d'être reconnue et donc d'exister se transforme en hystérie.

Quelle désespérance au fond...

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