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Secrètes Pensées
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21 juin 2014

Enfin les vacances !

Jeudi, j'ai pu achevé tout ce que j'avais à faire au bureau.

Hier, j'ai baladé en ville.

On sent bien que les vacances d'été ont commencé.

Il y a comme une langueur ambiante.

Chaleur et paresse.

Je suis vraiment heureuse d'avoir quelques jours de farniente total.

Rattraper mon retard pour lire, regarder les films que j'ai en stock depuis une éternité.

Essayer de me remettre à la peinture...

Et pour ce qui est de mes amours ?

Il ne se passe absolument rien de rien.

En même temps, je ne fais rien pour trouver un semblant d'âme soeur.

Je n'en ressens pas le besoin.

Je me demande si je suis "normale".

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17 avril 2016

Poussière...

Je te fais disparaître.

Mais tu reviens.

Tout le temps.

Tu persistes.

Tu t'accroches.

Tu résistes.

Et je recommence.

Dans ma volonté,

De t'effacer.

Tu es fidèle.

Tu sèmes tes particules.

Un peu partout.

Tu laisses ta trace.

Dans les moindres recoins.

Tu t'insinues.

A mon insu.

Discrètement.

Un jour,

Je te ressemblerais.

Éparpillée je ne sais où.

22 mars 2016

Pleine lune

Présage une nuit blanche.

Je dors très mal les nuits de pleine lune.

La journée de formation s'est achevée à 16 heures.

Tant mieux.

Il arrive un moment où l'ennui fait place à la curiosité.

Je me demande, après coup, si le formateur n'est pas dans une demande insconsidérée, et inconsciente, de reconnaissance avec son humour et ses mimiques censés capter toute notre attention.

A un moment, il parlait du suicide.

Comment s'adresser à une personne qui dit vouloir se suicider ?

Cela m'a évidemment renvoyé à moi-même.

Et surtout au Monsieur qui m'avait dit penser très souvent à se jeter sous un camion.

Le formateur nous a fait part d'un cas qu'il a suivi et qui s'est donné la mort, à l'âge de 27 ans.

Un jeune homme très brillant, qui a fait de belles études mais qui ne trouvait absolument aucun intérêt à vivre.

Un jeune homme sans aucun souci, aucun trauma.

Juste une absence d'envie de vivre.

Inexplicable.

Pour le formateur qui en est visiblement marqué.

Comme si la vie était si précieuse qu'il faille absolument la vivre.

Ben non...

18 juin 2014

Fatigue

Journée épuisante sur le plan psychique.

Aucune motivation.

Jeune homme totalement barré.

Qui voudrait tout faire exploser.

A commencer par lui-même.

Et je l'écoute en restant stoique.

Ne rien montrer de mon ennui.

Face à ce n'importe quoi.

Il doit passer devant le juge dans 15 jours.

Pour une plainte déposé par le propriétaire de sa mère ou de sa soeur.

Qu'il a menacé de mort.

Ben oui !

Tant qu'à faire !

Après avoir passé quasiment dix ans de sa vie derrière des barreaux, il risque bien d'y retourner alors qu'il en est sorti depuis un mois.

Je suis restée patiente.

Je l'ai laissé parler et encore parler.

Déverser toute sa colère, sa haine.

Et l'après midi, j'ai enchaîné sans une minute de répit.

J'ai tout un tas de dossiers à traiter avant mes congés demain soir.

Je sens que je vais "bacler" un peu tout ça...

Une dernière cigarette...

11 mars 2016

Réveillée à 7 heures...

Ho ! Chouette !

Pour un premier jour de congé, gris et froid en plus, je me réveille à l'heure habituelle à laquelle je me lève les jours où je vais travailler.

Mais pourquoi ????

Café, cigarette..

Musique.

Lire mes mails.

Balader dans la blogosphère.

Quelques fois, je me dis que je devrais reprendre l'écriture manuscrite et tout confier dans un joli cahier.

Mouais...

Bon !

Je vais m'occuper à autre chose.

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9 décembre 2015

Burn out

Au bureau.

La semaine dernière, la blonde platinée s'est carrément faite "jetée" par une dame.

Cette dernière lui aurait dit qu'elle ne faisait rien pour elle, genre qu'elle est totalement incompétente.

La blonde a craqué.

Et s'est réfugiée dans son bureau pour pleurer.

Je n'étais pas au courant de cet évènement.

Je ne suis toujours pas censée savoir.

Dans la mesure où cela reste secret.

En fait, clairement tabou.

Elle est restée absente la semaine.

Et a prolongé son arrêt jusqu'à l'année prochaine.

La nouille de sous chef a dispatché, sans concertation, les rendez-vous qu'il n'a pu annuler.

Aujourd'hui, j'ai reçu, sur ma permanence, deux personnes suivies par la blonde platinée.

C'est la saison des demandes de remise gracieuses ou de délai de paiement de la taxe d'habitation et de la contribution audiovisuelle.

Ça demande un temps fou à chaque fois.

Une autre collègue est elle aussi en arrêt.

Elle était mal hier.

Elle aussi a beaucoup pleuré.

A l'abri des regards.

Et là encore, c'est tabou d'en parler officiellement.

Je ne pense pas qu'elle reprenne la semaine prochaine.

Dernière semaine de travail de l'année. 

C'est le stress au bureau entre la collègue totalement incompétente de l'accueil, les collègues en arrêt, les deux pleurnicheuses et les gens qui s'énervent pour un rien.

Vivement les congés de fin d'année !

Parce que là franchement, j'en ai RAS LE BOL !!

13 novembre 2015

Je traverse....

Le rayon vide des chaussettes et caleçons hommes.

Pour me rendre aux caisses.

Après cette journée de travail sans éclat.

J'arpente les allées du supermarché d'un pas tranquille.

Et je croise une jeune femme qui accompagne toujours une allocataire phobique sociale.

Elle me fait la bise.

Nous discutons un peu de cette jeune femme.

Qui se trouve dans je ne sais quel rayon.

Et nous poursuivons notre chemin chacune de notre côté.

Je rentre dans la nuit noire.

En pensant à tout un tas de trucs.

Boîte aux lettres vide.

Je range mes courses.

Allume mon ordinateur.

Me verse un verre de Muscadet.

Coupe un bout de fromage à grignoter.

Je regarde les infos de la 3.

Je zappe sur le Journal d'Arte.

J'enchaîne avec 28 minutes.

Ensuite, j'écoute de la musique.

Tout en fumant une dernière cigarette.

C'est le week end....

Enfin !

4 novembre 2015

Je n'ai que vous...

Il a laissé un message ce matin.

Pour dire qu'il viendrait sur ma permanence.

Il attend dans la salle.

Je remarque tout de suite qu'il est mal.

Il me tend un courrier du grand distributeur de prestations sociales.

Il déclare qu'il ne sait pas comment remplir ce formulaire.

Il a obtenu une allocation d'adulte handicapé en mai dernier.

Je ne suis plus sensée le recevoir.

Son statut ayant changé.

"Je n'ai que vous !" dit-il.

La dernière fois que je l'avait vu, il y a une dizaine de jours, il avait bu.

Je l'ai senti.

Et je lui avait demandé ce qu'il en était.

Il l'avait reconnu.

Il s'est remis à boire.

De la bière.

Beaucoup de bières.

Cette après-midi, il était hyper angoissé.

Il n'arrêtait pas de se lever pour essayer de se calmer.

Il était vraiment mal.

Il s'en veut.

Je lui conseille de voir un psy.

Il hésite.

Je l'aide à compléter le formulaire.

Je resterai disponible tant que je le pourrais.

Autre situation

La propriétaire d'une dame, que je suis, me contacte pour une dette locative de 2 000 euros.

Elle m'explique ce qu'il en est.

Me relate des faits de troubles de voisinage.

Qui ont heureusement cessé.

Le voisin direct est parti.

Il n'en pouvait plus de la musique à fond tous les jours.

Il aurait déposé une plainte.

Bon...

Je ne suis pas certaine de l'honnêteté de la jeune femme que je suis.

Elle m'avait avoué avoir un peu "magouillé" avec de fausses fiches de salaires pour la signature du bail.

Et ses parents se sont portés caution.

Parents qui l'auraient dépannée à deux reprises.

J'appelle la jeune femme.

Elle me dit que ce qu'il y a écrit sur le bail à la rubrique caution est faux !

Haaaa !

Hoooo!

C'est embêtant ça !

Surtout pour elle.

Elle s'est énervée.

Je la recadre.

Et lui rappelle qu'elle avait rendez-vous avec moi ce matin pour une demande d'aide financière.

Alors, elle me répond qu'elle avait oublié !

Visiblement, elle peut se passer de cette aide...

Ses difficultés ne doivent pas être si urgentes à résoudre.

Hé bien tant pis !

Elle saura reprendre contact avec moi.

J'en suis plus que certaine.

J'ai envie d'une dernière cigarette...

20 octobre 2015

La haine

La collègue mielleuse s'imagine que je suis loin de deviner qui elle est vraiment.

Je l'observe.

J'écoute son blabla pseudo intellectuel culturé.

Sous culturé plutôt.

Qui, en fait, est bien creux.

Elle s'essaie à employer et construire des expressions toutes faites trouvées dans ses bouquins de méditation.

En dehors de ça et d'elle-même, rien ne l'intéresse.

Elle est incapable d'émettre une critique constructive sur un film par exemple.

Elle se construit un royaume de paille en se montrant gentille avec celles en qui elle a décelé une petite faille narcissique.

Elle les vampirise l'air de rien.

Pour ce qui est de moi, je pense qu'elle me hait.

Oui !

Carrément.

Car je ne suis pas dupe de ses gesticulations manipulatrices pour se rendre populaire.

A une époque, elle "achetait" l'amour des autres en payant à chaque fois l'addition du bar.

C'en était devenu tellement génant que certaines refusaient de sortir avec elle.

Comme nous partageons le même bureau, je suis bien obligée de la supporter.

Elle a fait en sorte de devenir super copine avec les deux autres collègues: la peucherette et la jeune obsessionnelle.

Elle veut asseoir son semblant de domination.

Je la regarde faire.

Et je reste égale à moi-même.

6 octobre 2015

Laisser aller...

Je suis arrivée en retard ce matin.

D'une bonne demie-heure.

Fichu bouchon !

Du coup, je ne suis pas allée à la séance d'analyse des pratiques professionnelles.

Qui commençait, en plein centre ville, à l'heure où je suis arrivée au bureau.

Pas eu envie de prendre les transports en commun - une demie heure encore de trajet - pour arrivée là encore en retard.

5 y sont allées sur 14 participantes prévues

Deux collègues sont en congés.

Moi en retard.

Et les autres qui ont toute une raison d'Etat pour s'y soustraire.

Une était fatiguée.

Une autre n'avait pas envie.

Trois autres débordées.

Et la dernière a trouvé l'excuse du dernier jour pour s'exempter.

Après cela, allez dire aux personnes que nous suivons que l'engagement est important.

La nouille de sous chef a fait la moue quand il l'a su.

Parce que ça a un coût.

Et pas des moindres.

Au détriment de formations individuelles.

Mais évidemment, il se taira.

Du coup, j'avoue que j'ai bullé toute la matinée.

Profitant du fait que j'étais seule.

Je constate que chacune fait ce qu'elle veut.

En croyant être professionnelle.

De plus en plus de salariées arrivent en retard.

Moi-même, je me surprends à un certain laisser aller.

Ou bien est-ce tout bêtement un détachement ?

Ou encore un lâcher prise ?

Ou plutôt de l'indifférence ?

Mouais...

Là, je crois que je raconte n'importe quoi !

6 mars 2014

Pas grand chose d'intéressant...

Rentrée fatiguée...

Pas eu envie de participer au pot de fin de cdd, en ville, d'une collègue dont c'était le dernier jour aujourd'hui.

Car surtout pas envie de supporter, au delà des heures de travail, la collègue mielleuse et hystérique avec laquelle je partage le bureau.

Ma collègue en partance l'a très bien compris.

Je ne crois pas que nous resterons en contact par la suite.

Quand bien même nous nous apprécions.

Et encore moins que nous nous reverrons un jour.

C'est ainsi.

Chacune sa vie.

J'ai hâte d'être en week end !

Besoin de repos.

C'est terrible !

Je me rends compte que j'exprime beaucoup sur la fatigue.

Surtout la fatigue psychique.

Bon...

Je vais me coucher !

31 juillet 2015

Vacances

Enfin !

Hier, j'ai bouclé tous les dossiers en attente.

Dernier déjeuner avec les collègues avant la fermeture annuelle du mois d'août.

Chacune avait apporté un truc.

Trop de trucs.

Pas très goûteux.

Repas dans une ambiance hyper bruyante.

Stress inutile.

Vite !

S'en échapper !

Retrouver le silence du bureau déserté.

Aujourd'hui.

Farniente.

N'avoir rien à faire, c'est génial !

Je suis bêtement contente de moi.

Je pense de moins en moins à fumer.

5 Jours d'arrêt.

Et j'en ressens déjà un peu les effets positifs.

Je dors mieux la nuit.

Et mes gencives sont moins enflammées.

Bientôt, je retrouverais une peau de pêche ! 

Envie d'une sieste....

22 juillet 2015

Folie

En pause cigarette devant l'entrée, à 16 heures, je l'ai vue passer.

Une dame avec un foulard rose pale sur les cheveux.

Je retourne à mon bureau.

Je la vois assise dans la salle d'attente.

Mon téléphone sonne.

La nénette de l'accueil, celle qui s'affole pour un rien, m'annonce que cette dame veut voir une assistante sociale tout de suite.

La collègue qui la suit est en arrêt depuis le début de la semaine.

Son jour de permanence est le lundi.

Le mien le mercredi après-midi.

Gros gros soupir...

Je m'exécute et m'en vais chercher son dossier.

Et je la reçois.

Je lui demande donc la raison pour laquelle elle veut voir une assistante sociale.

Elle me dit être en danger.

Ha ?!

Que son voisin l'aurait aspergée d'un liquide qui se transforme en truc huileux...

Bon...

Qu'elle a été agressée par son propriétaire.

Il aurait voulu l'étrangler.

Ho !

Elle veut que je lui trouve un abri tout de suite.

Mais bien sûr !!

Ben non !

Je lui demande si elle a porté plainte.

Elle raconte qu'au commissariat, on lui a conseillé de voir avec son assistante sociale pour lui trouver rapidement une solution.

Ben...

Elle dit que l'assistante sociale doit appeler le commissariat pour qu'elle ait rapidement un rendez-vous.

Ha bon ?!

Ce que je lis dans on dossier me laisse plutôt penser qu'elle a un gros souci de paranoïa.

Il y a un an, à la même époque, elle se plaignait  de voisins qui lui voulaient du mal et qui auraient également répandu un liquide devant l'entrée de son précédent logement.

Qu'elle a quitté depuis, avec une dette locative de surcroit.

Je ne sais pas ce qu'elle a avec ce truc liquide !

Elle a erré un peu avant de trouver un propriétaire véreux qui lui loue un garage en guise de studio.

Qu'elle veut absolument quitter car elle explique, comme pour son précédent logement, qu'on lui a fracturé le rideau de métal et qu'elle ne peut plus le fermer à clé et qu'elle craint à tout moment d'être la proie de malfaisantes personnes.

Elle n'arrêtait plus.

Bizzarement, je n'ai pas vu le temps passé.

Et 17 heures passées, je regarde ma montre.

Et je lui dit que je suis obligée d'arrêter l'entretien car les bureaux vont fermer.

Que je n'ai aucune solution, là tout de suite.

Elle relève, hélas, de la psychiatrie.

Je plains sincèrement ma collègue !

10 décembre 2013

Ras le pompon !

Journée sans rendez-vous.

J'ai achevé la lecture du roman de Mo HAYDER.

Super prenant !

Je recommande !

Et sinon ?

L'ex sous chef, redevenue simple employée, a donné sa démission aujourd'hui.

L'imbécile qui nous sert de chef a refusé de signer sa lettre de démission qu'elle a voulu lui remettre.

Pffffouuuuuu...

Il lui en veut.

Il la méprise.

Il méprise tous ceux qui osent s'opposer à lui.

Je lui ai conseillé de lui envoyer sa démission par courrier en recommandé en précisant qu'elle l'avait oralement informé aujourd'hui de sa décision.

Ça devient n'mporte quoi...

Pour ma part, je me sens exclue de tout.

Comme si tout cela me passait au dessus.

J'ai bien conscience que cela doit me remuer intérieurement plus que je ne le croie.

Mais je ne veux pas me l'avouer franchement.

Je sais bien que je me protège.

En adoptant une attitude froide et distante.

J'en ai marre de cette ambiance de travail bizarre. 

Je me replie.

Encore et toujours...

3 novembre 2013

Congés bienvenus !

Enfin !

Tous les dossiers en attente ont été traités.

Pot de départ de celle qui a rompu conventionnellement.

Je ne la reverrais sans doute jamais.

 Je ne m'attache pas à mes collègues.

Même après des années à les cotoyer, les voir partir ne me fait rien.

Aucun ressenti particulier.

Je crois que je m'en fiche un peu à vrai dire.

Un peu beaucoup !!

Et sinon ?

Ben rien de transcendantal.

Café, clope... 

19 octobre 2013

Désordre

Au bureau.

C'est du grand n'importe quoi.

Pour ne pas changer.

L'imbécile qui nous sert de chef nous évite.

Il n'a rien trouvé de mieux que de mettre à disposition à l'accueil un cahier où nous devons mentionner tout incident, et, en particulier toute agressivité ou violence dont nous serions victimes de la part d'un allocataire.

Il aurait déclaré que nous devons y noter les coordonnées de la personne incriminée et qu'il l'appellerait pour faire le point avec elle.

Mais bien sûr !

Pour ma part, si cela devait arriver, je n'hésiterais pas une seconde pour aller le voir directement dans son bureau plutôt que de suivre cette procédure idiote.

En l'absence de cadre intermédiaire, on se débrouille comme on peut.

Chacun  agit de son côté sans se préoccuper des autres.

Et encore moins de la qualité de service rendu au public accueilli. 

La secrétaire de direction est en arrêt maladie depuis une bonne dizaine de jours.

Elle est en plein burn out.

Entre une vie personnelle un peu chaotique avec son mec, les incohérences et les hurlements de l'imbécile qui nous sert de chef, il y a de quoi imploser joyeusement.

Et c'est dans une telle situation, que l'on voit re surgir les petites lâchetés des uns et des autres.

Je vais profiter de ce week end en solo pour buller à fond !

19 mai 2015

La vie c'est aussi la mort...

Lundi, je suis arrivée en retard au bureau.

Ma jeune collègue, M., était en larmes.

Tout un tas de collègues s'affairait autour d'elle.

La mielleuse est en congés.

Heureusement.

Une fois le calme revenu, je lui demande ce qu'il ui arrive.

Elle me dit alors qu'une tante est décédée durant le week end.

Rupture d'anévrisme.

Mort brutale.

Elle est quand même venue travailler, pensant se changer les idées.

Je lui conseille de rentrer chez elle pour faire son deuil auprès de sa famille, toute aussi bouleversée qu'elle.

Mais elle culpabilise.

Elle a plein de dossiers en attente.

 Ha non !

Hors de question de culpabiliser !

Elle n'est de toute façon pas en état d'assurer ses rendez-vous.

La peucherette a pris en charge le premier rendez vous de la matinée prévu à 8 heures 30.

M. n'a pas eu la force d'aller en parler tout de suite au sous-chef.

Qui a appris la nouvelle par la peucherette qui s'est empressée de lui dire qu'elle prenait en charge son premier rendez-vous.

Et lui a demandé ce qui était prévu pour les autres rendez-vous.

Par la suite, la blonde de service est venue dans le bureau, a consolé M. et a décidé qu'elle devait rentrer chez elle.

La blonde de service est allé voir le sous-chef.

Qui alors est venu et a dit à M. qu'elle pouvait s'absenter.

M. s'en est allée le coeur lourd. 

Ce n'est qu'à 10 heures et demie qu'il est revenu pour nous demander si on pouvait prendre en charge deux personnes qui n'avaient pu être contactées pour annuler.

Impossible pour ma part.

La peucherette étant en conversation téléphonique n'a pu lui répondre.

Le sous-chef s'en va sans oublier de me demander de voir avec la peucherette si elle a un creneau de libre.

Je lui pose donc la question.

Elle me répond sur un ton angoissé, coléreux, agacé qu'elle lui a dit qu'elle ne pouvait pas.

Et elle soupire.

C'était confus au possible côté organisation et prise de décision.

Je n'ai pas compris pourquoi le sous-chef n'est pas venu tout de suite s'informer auprès de M quand il a su.

Une nouille !

M. est venue travailler aujourd'hui.

Elle a sans doute ressenti le besoin d'être utile et entourée par d'autres que sa famille.

Cette après-midi, réunion du mardi.

J'arrive avec un peu de retard.

La peucherette s'est précipitée juste avant moi, histoire de ne pas être la dernière.

Intervention d'un partenaire, déjà présent assis en bout de table.

Plus de place disponible exceptée celle destinée en principe au sous-chef, à côté du partenaire.

Je vais donc pour m'y asseoir mais je demande auparavant au sous-chef, qui s'est positionné sur le côté, s'il ne souhaite pas plutôt prendre la place qui lui est en principe désignée.

Il me répond non.

Tout le monde s'est mis à rire.

Ma foi ?!

Et il passera la réunion entière ainsi même après le départ du partenaire.

Je trouve cela très significatif d'un manque certain d'assurance et d'autorité de sa part.

M'enfin...

Demain, M. enterrera sa tante à 8 heures 30...

Cela me laisse pensive.

Moi qui suis toujours en vie.

Faudrait peut être que je me décide à revoir mon médecin...

11 mai 2015

Chaleur étouffante.

30° chez moi.

Vite !

Ouvrir la baie vitrée.

Lundi calme.

J'ai pu finaliser quatre aides financières ce matin.

Aucun des rendez vous prévus n'est venu.

 En début d'après-midi, je reçois un appel du psy.

J'étais en pleine réflexion sur un argumentaire.

Il m'annonce que son emploi du temps va changer et qu'il n'interviendra plus que le lundi et le mercredi au centre.

Jours où je travaille.

Il me propose un remplacement par une psychologue.

Bof !

C'est bizarre...

Parce que je me disais que j'avais envie d'arrêter de le voir.

Et cela de manière définitive.

Je le verrais donc une dernière fois dans une dizaine de jours.

Plus tard dans l'après-midi, la peucherette me demande si je peux regarder comment remettre en route son écran de téléagrandisseur qui reste noir depuis l'installation des ordinateurs.

Je regarde le mode d'emploi.

Je bidouille la commande.

Rien.

Et je m'aperçois qu'il n'y a plus de cable reliant le téléagrandisseur à l'écran.

Pfffouuuu....

Elle ne s'en était pas aperçu.

Ni une ni deux, je vais à la recherche d'un cable.

Que je trouve facilement et que je branche.

Et voilà !

Franchement ?!

Je me suis dit qu'elle avait du beaucoup hésiter avant de demander mon aide.

Pour être rester une bonne dizaine de jours sans son appareil.

Un peu nouille !

C'est vraiment pathétique !

En plus, elle n'a pas arrêté de râler et souffler toute la journée !

Exaspérant !

J'ai soif !

D'eau fraiche.

6 mai 2015

Mercredi, c'est la folie !

Journée bien remplie !

Ma permanence  s'est trouvée saturée.

8 personnes sont venues.

6 aides financières à instruire !

Chouette !

Pffffouuuu...

Une dame qui ne peut pas payer sa facture d'électricité.

Deux autres dont le loyer est devenu trop élevé et qui, donc, ont une dette locative de plus de 1 000€.

Un autre qui lui aussi ne peut pas payer sa facture de gaz.

Il prend deux douches par jour !

Il essaie de calmer ses angoisses existentielles par le sport.

Une dame qui demande une aide pour que son enfant parte en séjour scolaire.

Et une autre qui ne perçoit plus son RSA.

Et qui attend la régularisation de son dossier administratif par le grand distributeur de prestations sociales.

J'ai reçu une dame suivie par une collègue absente.

La nana de l'accueil me dit que c'est urgent.

Agent d'accueil qui s'affole toujours pour un rien !

Pfffouuuu...

Elle a dit que c'était écrit dans la note de service et que je me devais de recevoir si c'était urgent.

Pathétique !!

Je lui ai répondu que je m'en fichais de cette note !!

Cette dame s'entête à vouloir aller en justice contre son propriétaire, que je soupçonne d'être un marchand de sommeil.

Elle veut se pourvoir en cassation.

Je lui ai dit que c'était un peu vain.

Et qu'elle devait plutôt consacrer son entêtement à rechercher un autre logement car, malheureusement, une décision d'expulsion a été décidée pour début juin.

Elle a pleuré...

Pfffouuuuu...

Gros soupir...

J'aime pas trop quand les gens pleurent...

Ça me touche plus que je ne le veux ...

Je comprends sa volonté de vouloir être reconnue  dans sa situation d'injustice.

Mais, à un moment donné, il faut savoir lâcher prise et adopter un autre point de vue pour faire évoluer une situation sans issue.

Ma collègue le lui a déjà dit.

J'espère qu'elle aura entendu.

J'ai donné des tickets resto à un monsieur, charmant au demeurant mais marié, qui attend lui aussi la régularisation de son dossier par ce p..... de distributeur de prestations sociales !

Et la dernière personne que j'ai reçu, à 16 heures 45, c'est l'obsessionnelle de service à l'oncle acariâtre, qui ne cessait de répéter qu'elle devait remplir sa déclaration d'impôts et qu'il lui fallait absolument fournir une attestation de paiement de ses prestations !

Elle m'a achevé !!!

Vivement le week end !!

15 avril 2015

Rien... Ou presque.

Belle journée ensoleillée.

Voire même trop chaude pour la saison.

On se croirait en été.

Une jeune femme est venue sur ma permanence.

Je ne la suivais plus car elle a déménagé ailleurs.

Mariée, elle n'en peut plus de la belle mère qui s'incrustait tous les jours chez elle.

Il faut dire que son mari lui avait donné la clé de leur appartement.

Enorme erreur !

Et que cette fichue belle-mère venait tous les jours faire son petit tour d'inspection.

Et elle ne se privait pas de lui faire tout un tas de reproches.

Et de faire la "gentille" en présence du mari.

Du coup, cette jeune femme a décidé de revenir habiter chez son père.

Ben...

Quoi lui conseiller ?

Pas du tout évident !

Je lui ai dit de refaire un point avec son mari.

Et si elle était vraiment décidée, de faire une déclaration de changement de situation de manière officielle.

Elle va réfléchir encore un peu.

La vie est pleine de surprises auxquelles on ne pense jamais.

Je fume une dernière cigarette.

Tout en écoutant de la musique.

Pensive ... 

5 avril 2015

Besoin de sérénité

Je me suis levée tard.

Fichu mal de dos !

Je serais bien restée plus longtemps sous la couette.

Café, clope.

Musique.

Déjeuner tardif.

Texto de mon frère pour qui me propose de passer boire un thé.

Pas envie.

Prétexte du mal de dos pour poliment refuser.

Envie de ne voir personne en ce moment.

Il fait beau.

30 mars 2015

Banal quotidien

J'ai peu dormi la nuit dernière.

Je suis arrivée en retard au travail.

Tout ça parce que la circulation ralentit régulièrement à un point précis de mon trajet.

M'en fiche !

Ma stagiaire était en retard, elle aussi.

Elle avait complètement oublié le changement d'heure !

Un rendez-vous dans la matinée a suffit à m'épuiser.

La dame s'est mise à pleurer.

Ma stagiaire, très dans l'empathie, n'a pas très bien compris qu'à un moment il faut se distancer de l'histoire d'autrui.

L'autre rendez-vous de la journée, que je pensais reporté, était bien pile à l'heure.

Je l'ai reçu seul.

Et voilà encore un désespéré.

Qui a des idées noires.

Qui se demande à quoi ça sert d'avoir le RSA.

Qui n'a plus envie de rien du tout !

Et moi qui essaie de lui insufler l'idée que le passé c'est fini, et que personne ne pourra le changer.

Surtout pas lui.

Que le présent est précieux.

Et qu'il faut savoir le vivre intensément, là, tout de suite, sans se poser de question !

Ho ! La ! La !

Ce qu'il ne faut pas faire pour rallumer une étincelle de vie !

Je suis sortie de là pensive.

Et hop !

Vite une pause café - clope !

J'ai appelé le jeune homme en procédure d'expulsion.

Il a déclaré qu'il irait payer son loyer dans l'après-midi.

Il avait déjà dit ça jeudi dernier...

Je dois faire l'enquête sociale pour la fin de semaine.

A 16 heures passées, je n'avais plus envie de rien.

Et surtout pas de travailler.

Alors, j'ai discuté avec la stagiaire et joué bêtement sur mon smartphone.

Et je suis rentrée directement chez moi sans passer par la case supermarché.

Fichu changement d'heure ! 

22 mars 2015

Dimanche gris

Hier, soirée chez D. qui avait invité deux potes.

J'avais hésité avant de lui répondre oui.

Je me suis dit qu'il fallait que je sorte de mon état d'ermite et que ça pourrait être sympa de connaître de nouvelles personnes.

D. habite au centre ville.

Galère pour trouver une place de parking gratuite après une certaine heure.

Du coup, parking payant mais auto à l'abri de la pluie.

Ils avaient commencé par une bière et de la fumette.

Ils ont tous les trois une quarantaine d'années.

Je ne fume pas ce genre de truc qui fait soit diant du bien.

D. était un peu parti.

Aucune discussion intéressante durant cette soirée.

Je me rends compte, après coup, qu'excepté la raclette, rien n'était super agréable

L'ambiance manquait de je ne sais quoi.

Bon...

Je n'ai pas "accroché" plus que ça avec ses potes.

J'avoue que je m'en fiche un peu de ne plus les revoir.

J'ai bullé une bonne partie de ce dimanche.

Je me suis forcée à sortir pour aller voter.

Et, en ce début de soirée, je suis déjà fatiguée à l'idée d'aller bosser demain... 

18 février 2015

Hyper épuisée

Aujourd'hui, j'étais dans un état de fatigue intense.

J'avais un seul rendez-vous ce matin.

J'ai beaucoup parlé pour expliquer ce qu'est le RSA, les droits et les devoirs, etc etc.

L'après midi de permanence a vu venir quatre personnes.

Très en demande.

Trop !

Je ne le supporte plus...

Je ne sais pas ce que j'ai...

A la fin de la journée, je me suis sentie vide de toute énergie.

Une seule hâte, rentrer me poser chez moi.

Et oublier.  

12 janvier 2015

Histoire de gâteaux

Il arrive que des personnes suivies nous offrent des cadeaux.

Très souvent, ce sont des gâteaux orientaux, en particulier lors des fêtes du ramadan.

Vendredi dernier, une dame a offert un petit plateaux de jolis gâteaux suite au mariage de sa fille.

Ce présent était destiné à ma collègue mielleuse qui était absente.

C'est ma collègue peucherette qui les a reçu.

La mielleuse était encore absente aujourd'hui.

Ce matin, ces gâteaux avaient disparus.

La collègue peucherette s'en est offusquée.

Ce que je peux comprendre.

Le vol, c'est mal !

Elle était visiblement frustrée.

Elle est partie à leur recherche.

En vain.

Elle a alors décidé d'en référer à notre nouille de sous chef.

Pour ma part, je m'en fiche qu'ils aient disparus.

Ce ne sont que des gâteaux.

Mais elle l'a pris cette disparition vraiment à coeur.

"C'est pour le principe !" a-t-elle déclaré.

J'ai trouvé sa réaction disproportionnée.

Parce que lorsque des collègues se faisaient hurler dessus et sortaient en pleurs du bureau de l'imbécile qui nous sert de directeur, elle restait quasi indifférente.

Elle s'était lâchement désistée lorsque qu'il s'agissait d'agir collectivement pour faire cesser cela.

Elle n'en a eu que faire alors des principes de respect et de justice.

Je me dit que c'est petit de sa part. 

Et égoïste aussi.

Minable ??

Oui !

Je critique, je critique...    

Ce n'est pas très glorieux, je le reconnais volontiers.

Mais ça fait un bien fou !

Je suis en forme !! 

Non.

Pas vraiment...

J'en ai marre.

Et nous sommes à peine au début de l'année...

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