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Secrètes Pensées
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lassitude
15 juillet 2011

C'est la fin ?

Oui.

Je crois bien que l'histoire s'achève.

Je n'en connaîtrais sans doute pas les réelles raisons.

L'éloignement géographique y a certainement contribué.

Bon...

Sensation étrange.

Après tout, c'est ainsi.

Cela prendra quelques jours pour véritablement intégrer cette fin.

Qui était inéluctable.

Sans doute avais-je l'espoir stupide d'un renouveau ?

Bon sang !

L'être humain est d'une complexité en matière de désirs, d'émotions à gérer...

Tout reste ouvert à présent.

Je devrais peut être entamer une psychothérapie ???

Pfffouuuu...

Et je fume en zappant d'une chaîne à l'autre...

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30 juin 2011

Le burn out me guette...

Je suis fatiguée.

Epuisée !

Entre les gens en demande et la collègue qui fait n'importe quoi avec les rendez vous d'entrée, j'étais à saturation totale dans l'après midi.

Cela a débuté dès le premier rendez vous.

Le jeune couple qui croie aux miracles est arrivé en retard.

D'emblée môsieur me presse de remplir tout de suite une demande d'aide financière. Et il me presse encore pour une demande de logement.

Je lui fait remarquer que la manière la plus simple de faire évoluer positivement sa situation, c'est de se trouver un emploi.

Il se cache derrière son problème de logement pour ne pas bouger.

Je traiterai ses demandes tout autant que celles des autres.

Aucun traitement de faveur pour qui que ce soit.

Et en début d'après midi, la collègue de l'accueil me bip et me fait savoir que j'ai un nouveau en suivi qui a rendez vous à 14 heures et qu'il est en retard.

Je regarde mon planning.

Le nom ne me dit rien du tout...

Elle me rétorque que si, il a bien rendez vous avec moi vu le courrier qu'elle lui a envoyé.

Alors je m'agace et lui dit que je ne comprends pas comment on m'ajoute encore une personne à suivre alors que je suis au delà du nombre limite et qu'en plus je n'ai pas eu de fiche de renseignement à son sujet.

Au delà du nombre limite, je m'en fiche en fait...

Mais le truc de faire n'importe quoi, ça , ça m'exaspère profondément !

Alors là, elle se défausse sur la sous chef blonde et déclare qu'elle lui aurait dit de dispatcher sur tout le monde !!

Je crois bien qu'elle ment.

Pour être certaine de ne pas être prise en défaut, je vérifie sur le tableau d'entrée et?

Rien ! Aucun rendez vous de posé !!

Et le pire c'est que ma collègue se rend compte qu'elle ne retrouve plus cette fichue fiche !!!

Je n'ai pas eu envie d'aller m'expliquer avec elle d'autant plus que j'étais débordée de  dossiers à traiter.

Dossiers qui s'empilent sur mon bureau pour que je n'oublie pas d'y travailler.

Pfffouuuuuu....

Alors, ce soir, je suis KO debout...

Et je sens vraiment que cette collègue est à mettre de côté quand bien même elle m'ait invitée à son anniversaire.

Qui avec le recul était organisé de manière tout aussi brouillonne que son travail.

En analysant la situation, je me rends compte qu'elle ne fait les choses qu'en fonction de son propre plaisir tout en s'imaginant posséder une ouverture d'esprit et de générosité. 

D'ailleurs le fait que la chichi panpan qui se regarde le nombril ai fait faux bond à sa soirée l'a visiblement mise plus en rogne que moi.

Elle lui en veut fortement.

Je me suis même dit que c'était une forme de possessivité un peu étrange de sa part.

Je reste persuadée que le travail c'est le travail et que l'amitié ne peut être dans le travail.

Et je me garde bien de franchir cette limite entre ce que je sens pouvoir dire de ce que je suis et ma vraie vie intime.

Oui, je sais que je suis hyper critique dans ce post mais là, faut que je déverse un bon coup !

26 juin 2011

Trépanation neuronale...

Je me suis réveillée très tôt.

Après être rentrée à deux heures du matin de la soirée d'anniversaire d'une collègue.

Soirée sans grand intérêt.

Pas de mélange entre les groupes.

Discussion entre collègues sur le travail.

Au final, aucune découverte des autres.

Aucune curiosité de part et d'autre.

Non pas que je n'en avais point le désir mais la situation était de fait comme ça.

En plus, j'ai du me coller pour le cadeau d'anniversaire.

Parce qu'entre la collègue qui n'a pas de voiture et l'autre trop occupée avec sa famille et la dernière très préoccupée d'elle-même, la seule qui avait une certaine disponibilité c'était moi !

J'avais avancé la somme nécessaire et au dernier moment une des collègues, celle qui se regarde le nombril, a fait faux bond.

Le genre de trucs qui m'exaspère profondément.

Alors du coup, ce déséquilibre m'agace au plus haut point.

Bon...

Tant pis !

Cela me servira de leçon.

Et, je ne sais pas pourquoi, mais j'avais comme l'intuition que cela se produirait.

Hé bien, du coup, je ne me proposerais plus pour rendre service et chacun restera dans son individualisme pourri !

Je crois bien que je suis en colère.

En colère contre cette absence de respect.

Et je fume...

6 juin 2011

Que fait l'assistante sociale ??

Ben rien !

Evidemment !!

C'est sûr et certain !

Elle ne fait rien !

Excepté...

Informer, expliquer et conseiller les allocataires qu'elle reçoit.

Ecouter les plaintes et les malheurs divers et variés  des usagers qu'elle a en suivi.

Les remotiver...

Enfin... elle essaie....

Répéter encore et encore les modalités et procédures très variées pondues par plein d'institutions administratives.

Téléphoner pour tenter de comprendre l'inextricable d'une situation de dette.

Négocier avec un huissier hargneux un délai de paiement.

Instruire des demandes d'aides financières (plein pour l'électricité !!, pour des meubles, pour les séjours d'été des enfants, ou pour simplement manger)

Alors quand le jeune couple vient "pleurer" parce qu'il vit dans 9 m², l'assistante sociale se désespère !

Et soupire... 

Hé oui!

Madame n'a pas encore de titre de séjour et donc n'ouvre pas droit à la part de RSA qui serait attribuée pour un couple.

Son mari a cru bon de la faire venir et de l'héberger sans se préoccuper du réglement de la résidence sociale dans laquelle il loue une chambre: " Tout le monde fait ça !!"

Il ne s'est pas non plus préoccupé de subvenir au minimum pour sa femme durant le temps d'attente pour l'obtention d'un titre de séjour.

Et elle est enceinte.

Alors c'est la misère !

Ils devront quitter la chambre rapidement et de préférence en juillet.

Une procédure d'expulsion sera mise en oeuvre dès le mois d'août et que feront ils ?

Ils reviendront "pleurer".

Et l'assistante sociale n'aura que les hébergements d'urgence à leur proposer.

Parce que, dit -il, c'est son problème que d'avoir fait venir sa femme.

Oui..

Ok! D'ac !

Mais en revanche c'est le problème de l'assistante sociale si Môsieur n'a rien prévu, si Môsieur se trouve dans une situation merdique au possible tout ça parce qu'il a voulu sa femme près de lui !!

Mais il s'imagine quoi ???

Alors il reproche à l'assistante sociale de ne pas téléphoner à sa place pour trouver un logement.

Je ne suis pas responsable de sa situation "merdique" !!

Je n'assumerais pas son manque de prévoyance.

J'ai beau lui répéter que je ne suis pas une agence immobilière, que je ne fais pas de miracles, que je ne pourrais pas grand chose tant que  sa femme n'aura pas de titre de séjour, il espère stupidement !

Oui stupidement  !

Et il veut changer d'assistante sociale !

Mais oui !

C'est guinguette !!

Alors ce n'est pas étonnant que l'assistante sociale compense tout ce stress en achats compulsifs histoire de se faire du bien à l'âme après une journée où elle a été considérée comme une vilaine et très méchante assistante sociale.

31 mai 2011

Mélancolie

En ce moment, je me sens rapidement lasse de tout.

C'est réccurent.

Je le sais bien.

J'en ai bien conscience.

Mais j'avoue que je me sens impuissante pour l'instant face à cet état.

Je devrais m'aérer l'esprit.

Mais rien ne me donne envie de dépasser cet état bizzare où se mêlent mollesse, fatigue et un brin de tristesse.

Je me sens au bord des larmes mais elle ne veulent pas se déverser...

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27 mai 2011

Demain, je viens et je t'éclate !

Wahouuuu !

Hou ! La ! La ! 

Voilà la jolie phrase dite au téléphone par une jeune mère de famille qui s'est vue refuser la gratuité pour les transports en commun.

Ben... ça promet !

Elle dit que je suis une mauvaise assistante sociale.

Elle veut en changer.

Comme si cela lui donnerait plus de droits. 

Ben tiens !

Qu'est ce que j'y peux si le directeur chargé de l'insertion du secteur géographique dans lequel  je travaille lui a refusé la gratuité ??

Rien 

Il est seul à décider.

Il a décidé que les mères au foyer n'aurait plus le bénéfice de cette gratuité.

J'ai beau coché la case adéquate, s'il dit niet c'est niet !

J'ai tenté de lui expliquer le pourquoi du comment.

Elle est restée hyper fermée.

"Il n'y en a que pour les arabes !!"

Super chouette comme réflexion !

"Depuis que je vous connais, rien ne va !"

Ha ??

Rhoooo!

J'en reste coite !!

Il est certain que grâce à la solidarité collective, elle ne vit pas dans une misère noire mais je ne suis pas sûre qu'elle s'en rende compte.

J'essaie de temporiser mais elle se contente de hausser le ton et elle veut venir m'"éclater" !

Ben ...

Quelle vienne...

Qu'elle m"éclate"...

Et elle verra bien ! 

20 mai 2011

N'importe quoi...

Si je racontais vraiment ce que je pense, ce que je vis et ce que je suis réellement, je crois que ce serait effrayant.

Car mes pensées sont quelques fois si sombres que moi-même, je les trouve terribles à avouer.

Je me demande si je ne suis pas en train d'évoluer vers la mysanthropie.

Parce qu'un minuscule détail peut changer notre vision de l'autre.

Un geste, une parole, un regard peuvent transformer l'autre et le rendre exécrable soudainement.

Je me dis alors que je n'ai plus l'envie d'être relié à cet autre.

Que cet autre m'insupporte au point de vouloir totalement l'ignorer.

 Je ne suis pas douée pour exprimer oralement mes ressentis lorsqu'intervient une telle situation.

Alors, je me tais.

Et je laisse faire la distance.

6 mai 2011

Impatience...

Quelques minutes au travail...

J'en ai marre d'attendre qu'un conseiller solidarité prenne mon appel.

Cela fait quatre fois que j'essaie de joindre ce (maudit) service.

Je n'en peux plus d'entendre cette musique d'attente qui passe en boucle !

J'ai envie de sushis et de sashimis accompagné d'un bon vin blanc bien sec pour ce soir.

Encore quarante cinq minutes de travail et ce sera le week end !

J'attends...

2mn 13...

2mn 14...

"Un de nos conseillers va prendre votre appel, merci de patienter quelques instants."

4mn 50 : "Tous nos conseillers sont actuellement en ligne, nous vous prions de bien vouloir nous excuser..."

Aarghhhh !

16 heures 37 minutes: plus envie de travailler.

Et j'ai trois aides financières en attente.

Voilà un instantané de mon job.

En ce moment, mon travail consisterait plus à faire la "morale" qu'autre chose.

En expliquant que l'électricité ça se paie.

Que comme la nourriture, ça se consomme donc ça a un coût, un prix et on doit payer.

J'ai l'impression d'être la vilaine et méchante assistante sociale.

Mais tant pis !

Faut que ça rentre dans les neurones !

Mon souci c'est éviter que certains s'imaginent que l'assistante sociale fera un miracle.

Si c'était le cas , je crois que je serais riche, très riche.

Et ailleurs.

Dans une vie paradisiaque.

Enfin...

Je croies.

2 mai 2011

Hypocrisie mielleuse...

Je déteste.

Oui, je déteste quand ma collègue utilise un ton mielleux pour celle qui revient à mi temps et qui partage notre bureau.

Pourquoi a-t-ellle besoin d'être ainsi ?

Pour montrer qu'elle est compétente ?

Qu'elle est gentille ?

Qu'elle est une personne bien ?

En qui on peut avoir confiance ?

Elle en devient exécrable dans son comportement.

Je me rends compte qu'elle m'agace de plus en plus.

Que j'ai envie de m'éloigner peu à peu d'elle.

Elle ne peut s'empêcher de se mettre en avant en croyant être simple et sincère.

Mais je ressens une forme de fausseté quand elle s'exprime.

 Et cela me gêne profondément.

A tel point, que je n'ai plus envie d'aller déjeuner avec elle et les autres le mardi.

L'absence de discussion profonde me lasse.

Je préfère me retirer dans le silence d'un livre...

19 avril 2011

Je suis fatiguée...

A peine deux jours de reprise...

Et voilà que je me sens vide !

Vide d'énergie...

Comme d'habitude, il me faut penser à plein de trucs en même temps.

Téléphoner à un tel, écrire, donner un rendez vous, repenser à prendre contact avec l'autre...

Tout ça pour que les situations évoluent un peu.

Hier, discussion avec la remplaçante de la sous chef blonde pour le plan de formation.

J'ai cru passer un entretien d'embauche !

La première question concernait le pourquoi du choix de mon métier.

J'ai trouvé ça limite intrusif.

J'en ai discuté avec mes collègues.

Elles ont, elles aussi, trouvé ça un peu bizarre.

Ma collègue" chichi-panpan" a enfin signé pour son nouveau job et va donner sa démission.

Et comme à son habitude, elle veut le meilleur pour elle sans se soucier de droit et encore moins de ses obligations en tant que salariée.

Mademoiselle veut prendre ses 25 jours de congés !

Pfffouuuuu....

Chacune est vraiment dans son petit monde.

Je dois l'être également.

Par la force des choses.

Je sens bien qu'il y a des moments où j'ai envie de solitude.

Que le blabla de mes collègues m'apparait insignifiant ou superficiel au possible.

Je dois sembler vraiment étrange comme personne aux yeux des autres... 

5 avril 2011

Conflit avec l'autorité

Hé bien voilà!

Réunion avec l'imbécile qui nous sert de chef.

Qui ne comprend rien !

Qui ne sait que se répéter faute d'avoir des idées vraiment intéressantes.

Réunion de l'après midi où je me suis emportée face à l'aberration d'une absence totale de réflexion.

Mes collègues sont de vraies mollusques soumises au possible !

La sous chef blonde ne supporte visiblement pas mes éclats.

Tout ce qu'elle a trouvé d'intéressant à dire c'est que, depuis qu'elle est là, elle constate que je suis en conflit avec l'autorité.

Je me suis empêchée de répondre que si cette autorité était réellement compétente en matière de management, on en arriverait pas là.

Je pense, après y avoir longuement réfléchi, que je ne suis qu'un révélateur de ce qui ne va pas.

Heureusement que je suis en congé demain soir parce que je suis à un stade de saturation intense. 

Et je fume...

17 mars 2011

J'ai le droit !

Les bribes d'une conversation téléphoniques me reviennent en mémoire.

Suite au rendez vous avec une jeune mère de famille, je prends contact avec le service solidarité pour l'énergie.

Elle a déjà bénéficié d'une aide financière l'été dernier.

150 euros pour une facture de 750 euros.

Il lui restait donc à devoir 600 euros.

Elle n'a versé que 185 euros à la fin de l'année dernière.

Et depuis, rien !

Alors, évidemment, sa facture est énorme, quasiment 1000 euros.

Elle ne pourra donc pas avoir d'aide.

Car pour en bénéficier à nouveau, il faut avoir soldé sa dette.

En plus, une coupure est en cours de programmation si elle ne paie pas au moins la moitié de la facture.

La trêve hivernale étant terminée depuis le début du mois.

Je l'appelle pour l'en informer.

Elle ne veut pas comprendre.

"J'ai le droit d'avoir une aide!" clame-t-elle !

Bien sûr, elle a le droit de demander une aide, autant d'aides qu'elle le  souhaite d'ailleurs.

Sauf que...

Rien ne lui sera accordé.

Absolument rien du tout !

Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on est irresponsable !   

1 mars 2011

Dans sa tête, ça clignote !!

Une de mes collègues a une facheuse tendance à s'entêter.

Et donc à me prendre la tête !

C'est le cas de le dire !

Elle prend tellement à coeur son travail qu'elle en devient limite exaspérante.

Elle s'imagine pouvoir sauver le monde !

Et a un comportement quelque fois exagéré ou fourbe.

Je ne supporte plus cette manière qu'elle a d'être mielleuse au téléphone quand elle a besoin d'information ou qu'elle veut défendre de façon détournée une situation.

Voire même lorsqu'elle s'adresse ainsi à un supérieur hiérarchique.

D'ailleurs, dans ces cas là, je mets mes écouteurs et j'écoute de la musique.

Ou alors, je sors carrément du bureau.

Je suis bien embêtée en ce moment avec elle.

Je lui ai proposé de la ramener chez elle, cet hiver, en sortant du travail lorsque la nuit tombait et que le froid glacial s'installait.

Elle prend le bus et a bien trois quart d'heure de transport en commun et un changement de bus.

Je la ramène en quinze minutes.

Et cela fera bientôt quatre mois...

Je lui avais dit que j'arrêterais lorsque les beaux jours reviendraient.

Ce qui est le cas à présent.

J'avoue que je ne sais pas trop comment le lui faire comprendre car j'ai la nette impression que c'est comme acquis pour elle.

Et ça, je ne le veux surtout pas !

Ch'uis vraiment nouille de lui avoir fait cette proposition !!!

Demain, je lui dirais que c'est fini. 

Et je ne lui proposerais plus rien !

Non pas que je ne veuille pas rendre service mais là, c'est comme si une relation de dépendance s'était instaurée et ça ne me convient pas du tout.

C'est au point où lorsque je lui disais que j'allais faire les boutiques et que je ne pouvais donc pas la raccompagner, elle venait carrément avec moi. 

Le centre commercial n'étant pas très loin de chez elle.

Une fois, deux fois, ok !

Mais à chaque fois, non !

La dernière fois je lui ai fait comprendre que j'irais seule.

Simplement pour avoir le plaisir de prendre mon temps et ne pas avoir à entendre de sa part que ci ou ça c'est trop cher ou pas ci ou pas ça.

J'ai bien senti que ça ne lui avait pas vraiment plu bien qu'elle ne le montre pas.

C'est d'un compliqué ce genre de relation !

10 janvier 2011

C'est lundi...

Je suis arrivée en retard ce matin.

15 minutes.

Bof !

Je m'en fiche !!

Pas vue ! Pas prise !!

Sur mon bureau, j'ai vu un nouveau dossier.

Un dossier de la pleurnicheuse de service.

Je lis les pages où son écriture inscrit, en lettres torturées, le suivi de la dame en question.

Oui, c'est une dame.

Qui semble avoir un caractère de cochon.

Bé... Moi aussi, je peux avoir un caractère de cochon !

Je lis donc que Madame aurait été prise d'un coup de sang parce qu'elle attendait de recevoir une attestation pour la gratuité des transports et qu'elle avait passé de mauvaises fêtes de fin d'années faute de pouvoir utiliser les bus et le métro dans la ville gratuitement.

Ben tiens !

Celle là , elle a besoin d'être "recadrée" !

Et, bizarrement, c'est à moi qu'on pense.

Le "on" étant ma sous chef blonde !!!

Sous prétexte que le nombre de dossiers que j'ai en suivi est le plus bas.

C'est super pratique ça !

Et ben...

J'ai attendu de voir si ma sous chef blonde allait m'en faire part.

Rien !! Nada !! Quedale !!!

J'attendais également un signe un tant soit peu insignifiant de la pleurnicheuse de service quand elle est venu dans notre bureau.

Rien !!

Quel courage !!

Quelle intégrité professionnelle !!

Quelle lâcheté surtout !!

Pathétique !!

Bon...

C'est vrai que j'ai la réputation d'être froide si ce n'est glaciale mais je suis loin d'être insensible.

Ce qui n'est pas très compliqué à entrevoir.

Du coup, je passe pour la "méchante" de service.

Hé bien...

Je préfère encore ça que de passer pour la gourde de service !

Parce que j'aime bien l'idée de surprise.

Surprendre sur qui je suis est étonnant.

J'aime bien l'idée de surprendre là où on ne m'attend pas.

L'idée de découvrir une facette inconnue est plutôt stimulante.

Que cela soit chez l'autre ou chez moi pour l'autre.

Je trouve cela fascinant.

Et hop !

Une dernière cigarette pour finir la journée !

Et je m'en vais me planter devant Cold Case.

20 octobre 2010

Pffffouuuuu...

C'est bête mais je me sens seule.

Personne avec qui partager ma journée de travail.

Personne ne m'attend...

Bon !

Je l'ai voulu.

Je ne devrais pas me plaindre !

Mais quand même !

C'est chiant cette sensation de vide !

Alors je papote avec des inconnus qui finissent inévitablement par m'ennuyer au bout d'un moment.

Et je n'ai pas envie d'appeller qui que ce soit pour exprimer ma tristesse...

Je me trouve pathétique !

3 octobre 2010

Nulle part

Et voilà où j'en suis !

Hier soir, pauvreté de la discussion quand je lui ai déclaré que j'en avais assez de la routine.

Il n'a pas posé de questions.

C'est agaçant !

Du coup, cette fois, la séparation est là.

Je ne suis pas certaine qu'il y croie.

Pour ma part, j'ai déposé une annonce de recherche de location.

Je ne ressens rien de particulier.

Juste l'envie de me retrouver seule.

De faire le point sur mon passé, mon présent et sur ce que je veux de ma vie.

Tant qu'il est encore là, rien n'est simple.

Nous restons silencieux.

Il m'observe.

L'ambiance est un brin pesante.

Quant à mes potentiels amants ou amoureux, je les laisse de côté.

Le charmant jeune homme me voudrait totalement libre.

Mais il ne semble pas vouloir s'engager dans une relation "sérieuse".

Il semble vivre dans la méfiance et dans la peur d'aimer.

Il sera sans doute trop tard pour lui quand il se décidera enfin.

Ce sera aussi bien, au fond, de passer totalement à autre chose.

Vivement que je sois seule !

26 septembre 2010

Il m'en veut encore...

Mais ne veut pas se l'avouer.

Discussion via le net avec celui qui, un temps, me faisait battre le coeur.

Il reste ancré sur l'idée fixe qu'il ne pouvait m'accorder sa confiance.

Ben...

Tant pis pour lui !

C'est toujours lui qui prend contact avec moi.

Je le laissais faire jusqu'à présent.

Mais sa dernière réaction me pose question sur ce qu'il ressent réellement.

Pourquoi m'en vouloir à ce point ?

Sait-il seulement pourquoi il m'en veut ?

M'enfin..

Je suis trop bête de vouloir comprendre ce qu'il n'y a peut être rien à comprendre.

Je le zapperai la prochaine fois.

En ce moment, je n'ai envie de rien.

Juste de vivre l'instant présent.

Ne plus me poser de questions sur tout et finalement rien.

Quant à ma vie de couple, elle suit son cours routinier.

Je lui ai dit que cette routine usait mes sentiments.

Il ne semble pas comprendre.

Le fragile équilibre de notre relation tient sans doute au fait qu'il m'aime plus que je ne l'aime.

Son "trop" équilibre mon "pas assez".

Je ne sais pas combien de temps encore cela pourra tenir ainsi....

Quant au charmant jeune homme, le temps émousse mes émotions.

Je n'ai même pas faim...

5 septembre 2010

Tout changer ?

Dans ma vie ?

C'est la question du moment.

Je me sens de plus en plus lointaine vis à vis de ma propre vie autant sur le plan professionnel que personnel.

C'est comme si une autre personne vivait à ma place.

J'en ai marre de tout...

Je me sens épuisée dès le réveil.

Je ne ressens pas d'angoisse particulère juste un sentiment de vide intense.

Il essaie de me remonter mais rien n'y fait.

Je me sens transparente.

Sans vie...

C'est terrible d'être ainsi.

2 septembre 2010

Pétage de plomb

Je crois bien que je suis épuisée de mon travail.

A peine quatre jours et, déjà, dès mardi, j'en avais ras le bol !

De l'ambiance démotivée, des gens en demande, des gens malheureux....

Alors, lorsque cette jeune femme a commencé à me reprocher de n'avoir rien fait pour elle, c'en était trop !

J'ai pété une durite et je me suis mise en colère.

D'une force telle que je lui ai quasiment hurlé dessus.

J'en ai pleuré des nerfs.

Je me mets rarement en colère de cette manière mais là c'était le top !

Et sa mère qui se met à rameuter les gens de l'accueil et à dire des grossièretés sur mon dos !

Ni une , ni deux, ma sous chef blonde la prend à part.

De mon côté, je décide de ne plus suivre cette jeune femme et le lui dit.

Elle s'est excusée, moi de même mais je reste sur ma position.

Marre de subir l'ineptie et la connerie des gens qui s'imaginent que l'assistante sociale est pleine de pouvoirs.

J'ai envie de tout changer dans ma vie mais je ne sais pas par quel bout commencer...

Et zut de zut !

Et je fume....

21 août 2010

Ça me fatigue...

Les gens qui ne préviennent pas.

Les gens qui voudraient qu'on leur rende service sans le demander clairement.

De devoir l'attendre pour l'apéro...

Ho ! Et puis ?

Pourquoi devrais je l'attendre ??

Oui

Pourquoi ?

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