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Secrètes Pensées
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lassitude
28 novembre 2012

L'assistante sociale n'est pas un distributeur automatique de fric

Alors, ce matin, une dame, qui ne parle pas un mot de français,  accompagnée de sa fille viennent sans rendez vous. 

Sa fille me dit que la famille ne peut pas payer la facture  d'électricité. 

Ni la cotisation annuelle d'assurance habitation et encore moins la contribution à l'audiovisuel public. 

Bon...

Je regarde la facture d'électricité  moins de 60 euros avec un restant de facture de 30 euros.

Pas de quoi s'affoler. 

280 euros pour l'assurance et 125 pour les impôts. 

Je leur conseille de négocier un délai de paiement pour l'assurance et l'électricité, et pour la contribution audiovisuelle, de se rendre directement aux impôts pour une demande de dégrèvement.

La jeune fille fait la moue.

Et me dit que l'assistante sociale doit faire une demande d'aide financière.

Parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer tout ça. 

Je rétorque que l'assistante sociale n'est pas la que pour ça. 

Et qu'elle est aussi là pour informer et conseiller.

Super moue boudeuse de la jeune fille. 

Je lui demande simplement d'agir de manière responsable et autonome.

Et je lui explique clairement qu'une demande d'aide financière dans son cas, une famille avec des enfants mineurs, auprès du conseil général doit se faire au bénéfice direct des enfants.

Ce qui n'est pas vraiment le cas dans cette situation.

Et de toute façon une demande d'aide financière intervient après que la famille ai mis en oeuvre le maximum d'actions pour résoudre ses difficultés.

J'ai eu le sentiment que cette famille venait sans se poser de questions en s'imaginant que j'allais tout de suite faire une demande.

Ben non... 

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22 novembre 2012

Connerie humaine

Il n'y a rien de plus agaçant que la connerie des autres. 

La collègue mielleuse a squatté toute la matiné le seul ordinateur du bureau. 

A un moment donné, elle a quitté le poste pour un appel.

Du coup, j'en ai profité pour consulter un truc et l'imprimer. 

Elle s'est "affolée" et m'a dit qu'elle était en train d'utiliser l'ordi. 

Je le savais évidemment.

Et par précaution, j'avais cliqué sur l'icône d'enregistrement au cas oú.

Et je n'avais pas l'intention de squatter devant l'écran.

Ce que je lui ai dit.

Elle a alors répondu que lorsque j'utilisais l'ordi et qu'elle me demandait d'y accéder, je disais que je faisais un truc important.

Hé bien...

Elle a jugé que ce que je faisais était moins important que ce qu'elle avait à faire.

J'estime que mon travail est tout aussi important que le sien.

Pour elle, j'aurais un problème.

Ha? Lequel ??

Le fait d'oser lui dire non ?

Je pense que c'est surtout elle qui en a un.

Je ne sais pas ce qu'il lui a pris de s'emporter ainsi. 

Elle semble vouloir montrer à tout prix aux autres je ne sais quoi de sa compétence.

Ou plutôt feindre un professionnalisme et une générosité sans limite.

Ou alors elle voudrait me réduire, me rabaisser en manipulant les autres.

Elle peut toujours essayer.

Je la trouve immature.

Elle a eu une réaction de petite fille capricieuse, limite possessive.

Et pleine de méfiance.

Pathétique... 

Pfffffffouuuuu...

20 novembre 2012

Journée insipide

Je crois que j'exagère un chouia.

Mais bof côté ambiance avec les trois collègues de mon bureau.

Bof ! Bof ! Bof !

Degré zéro en terme de motivation.

J'avais envie de rester au lit.

Mais un fond de conscience, et sûrement de culpabilité, m'a obligé à sortir du lit.

J'ai traîné mon absence de motivation toute la journée.

Ha ! La ! La!

Vais me cramer une dernière clope...

Et lire.

Petit traité des conflits ordinaires" de Dominique PICARD et Edmond MARC.

Petit traité des conflits ordinaires

Résumé :

"Beaucoup d'entre nous savent par expérience que vivre avec autrui n'est pas toujours aisé. En effet , les problèmes relationnels sont inhérents à la nature et à la dynamique d'une relation. Dans la vie quotidienne, l'incompréhension, le malentendu, la méfiance ou la dissimulation sont plus fréquents que l'ouverture ou l'empathie. Sans parler du mensonge, de l'envie, de la manipulation ou du rejet que l'on rencontre plus souvent que la franchise ou la tolérance.

L'objet de cet ouvrage est d'appréhender les relations interpersonnelles sous l'angle de la Conflictualité. Pour les exemples concrets, les auteurs se sont appuyés sur des cas réels de conflits Pris dans des contextes variés (le couple, la famille, le milieu professionnel, les amis, etc.). Ensuite Seulement une théorisation et des solutions peuvent être envisagées pour sortir du conflit selon le type d'enjeu en cause." 

Intéressant.

Je n'en suis qu'au début.

Mais je sens que cela m'apportera un regard nouveau sur le jeu des relations à autrui.

19 novembre 2012

Traversée laborieuse du quotidien

J'ai passé ce lundi dans une forme d'indifférence.

Pas envie d'écouter les gens

Entre le jeune qui ne se bouge pas pour se trouver un job.

Et un monsieur hyperangoissé venu sans prévenir.

Un autre hyper mielleux.

Beurk !

J'avais envie de m'enfermer dans une bulle.

Les collègues qui font semblant d'être motivées, pour réfléchir à des actions collectives à mettre en place, m'ont pris la tête.

Alors qu'en fait, elles aimeraient surtout ne pas le faire.

Pour ma part, je ne suis absolument pas motivée pour ça.

Les dossiers se sont entassés.

Un vrai bazar !

La journée est finie.

Ouf !

Un peu de musique pour se détendre.

15 novembre 2012

Lenteur

image

Du matin. 

Je suis comme cet escargot. 

J'avance lentement. 

Vers une journée laborieuse. 

Sans aucune  joie. 

Les discussions de mes collègues, chacune au téléphone, me barbent. 

Et j'attends le rendez- vous qui doit avoir lieu dans dix minutes. 

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25 octobre 2012

Épuisement émotionnel

Je suis d'une humeur de chien en ce moment.

Tout me fatigue, m'irrite. 

J'essaie de relativiser. 

Mais rien n'y fait. 

Le matin, je me réveille fatiguée à l'idée d'une nouvelle journée de travail. 

Je ne pense qu'au week-end où je vais enfin pouvoir dormir sans être réveillée par cette fichue sonnerie. 

Oui...

J'ai vraiment besoin de repos. 

Faudrait penser à vider le cendrier de ma voiture...

Et j'attends l'ouverture des bureaux assise dans la voiture à écouter de la musique en continu. 

22 octobre 2012

Situation merdique

Et voilà !

Encore une dame sans domicile fixe !

J'avoue que là je sature !!

Déjà que ce matin, je n'étais pas motivée pour bosser, alors à présent, je n'ai qu'une seule envie c'est de partir loin.

Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui. 

Absence totale de motivation.  

5 octobre 2012

Pas envie de parler au psy

Non pas envie.

Depuis quelques jours, je me disais que j'allais annuler le rendez-vous de ce matin.

Ce que j'ai fait.

Non pas que je n'ai pas besoin de m'exprimer.

Mais bien plus parce que je trouve qu'il manque trop de répondant.

Le silence, c'est bien beau mais j'ai trop souvent ressenti être dans le monologue.

Si c'est pour faire une auto analyse, autant rester chez moi.

Ma semaine a été pénible sur le plan émotionnel.

Situations merdiques qui se sont enchaînées.

Une dame qui dort dans sa voiture.

Orientée par l'imbécile de chef sous prétexte que je suis "experte".

Experte en quoi ?

En situations tragiques ??

Elle a été expulsée il y a 4 ans.

A un important problème de santé.

Pas de solution de logement durable dans l'immédiat.

Elle ne veut pas aller en foyer.

Et je fais quoi, moi ??

J'écoute.

Je lui offre un café, des clopes, lui donne des tickets resto.

Et je la laisse repartir vers sa destinée misérable du moment...

Ensuite, j'ai reçu, pour la première fois, un jeune couple dont la dame est enceinte de 7 mois.

Qui dorment dans leur voiture, eux aussi.

Ils en ont eu assez de leur logement à la toiture délabrée qui laissait passer la pluie.

Et, donc, ont décidé de quitter leur appartement.

Sans aucune solution de relogement.

Ils sont sans domicile depuis 6 mois.

Malgré cela, ils restent vaillants et optimistes.

je leur donne une liste d'hôtels meublés.

C'est tout ce que je peux faire dans l'immédiat.

Mais elle commence tout de même à désespérer car tous les propriétaires qu'elle contacte via les petites annonces refusent de louer quand elle leur annonce qu'elle est au RSA.

La peur du "pauvre" qui ne paie pas son loyer.

Pfffouuuuuuuu.....

Bon...

C'est le week end.

Autant me reposer les neurones.

Et cesser de m'inquiéter.

Car ça ne changera pas grand chose pour le moment.

4 octobre 2012

C'est pas bien !

Non.

C'est pas bien de s'être réunis entre collègues.

Un mardi après midi, où d'habitude il y a réunion.

Certes, l'imbécile qui nous sert de chef n'en avait pas été informé.

Mais comme il ne prend jamais d'initiative, cela à été décidé spontanément par une collègue.

Il est passé devant la salle.

Nous a vu tous réunis.

À décidé d'intervenir.

Pour nous faire un speech du style : c'est pas bien ! Vilains salariés !

Pfffouuuuu....

Pathétique !

Et il nous a convoqués un par un.

Super n'importe quoi !

Je ne suis pas une gamine de 5 ans !

Et ma collègues mielleuse qui se range à ses côtés en déclarant que " ben oui, il fallait lui en parler, c'est normal qu'il réagisse ainsi."

Certes.

Mais s'il était compétent, il aurait du anticiper et proposer de lui-même cette réunion et même l'animer.

Mais rien.

Depuis que la sous chef blonde est partie, il n'assume pas beaucoup.

Il passe plus de temps scotché à son mobile à discuter avec ses potes.

Et à parader.   

21 septembre 2012

Désespérance...

D'une journée banale de travail. 

Son état de santé s'est dégradé.

Son arthrose cervicale lui donne régulièrement des vertiges.

Elle doit subir de multiples interventions chirurgicales.

Et, je crois bien, qu'en plus, elle a un problème d'addiction.

J'ai senti l'odeur de l'alcool.

A dix heures du matin.

Bon...

Je ne fais aucune remarque. 

Ensuite, j'ai reçu une dame d'une cinquantaine d'année.

Que je suis depuis deux ans.

Elle a quatre enfants.

Des garçons.

Adultes.

Tous les quatre drogués entre fumette et alcool.

Du matin au soir.

Dont deux ont fait la mauvaise expérience de la prison.

L'un des deux en est ressorti traumatisé.

Il est devenu dépressif au possible et également agressif.

Il attend une place pour entrer en hospitalisation et se poser.

Elle, elle résiste.

Toute repliée sur elle-même.

A supporter une vie quotidienne de soumission.

Ses fils la traitent comme une bonniche.

Et elle ne paie plus ses factures d'énergie depuis des mois.

Dans son malheur, elle a bénéficié d'un effacement de ses dettes.

Mais elle s'est imaginé que ce n'était presque plus la peine de payer ses factures.

Hé non !

Tu consommes ?

Oui ?

Hé bien, tu paies !

Sinon, tu t'éclaires à la bougie et tu laves tout le linge de la maisonnée à la main et à l'eau froide !!

Et tu mets quatre couches de fringues en hiver !!

Non, non !

Je ne lui ai pas dit ça !

J'ai tout de même "recadrer" un peu. 

Et arrive une troisième dame.

Elle a une trentaine d'années.

Et on lui a découvert une leucémie il y a quelques semaines.

Elle m'avait dit se sentir très fatiguée et avoir comme des "boules" douloureuses derrière la nuque.

J'ai regardé.

Et je lui ai conseillé alors d'aller très très vite consulter.

Elle a fait analyser son sang.

Elle ne comprenait pas trop.

Elle m'a parlé de globules blancs et rouges et de microbes dans le sang.

Je me suis dit que c'était peut être la leucémie.

Ce qu'elle m'a confirmé par la suite.

Mais, je crois bien que son médecin n'a pas osé lui dire la gravité de son état.

Elle me dit qu'elle a mal aux os.

Elle me raconte qu'elle ne veut plus habiter dans son appartement.

Que deux hommes se sont introduit chez elle et l'ont agressée.

La serrure étant peu sécurisée et la porte ayant déjà été fracturée.

Elle a trouvé réfuge chez sa soeur qui a six enfants et ne pourra pas l'héberger très longtemps.

Elle veut que j'appelle son bailleur car il y a la commission d'attribution aujourd'hui.

Manque de bol, le standard téléphonique merdouille.

On ne peut pas passer d'appels !

Pfffouuuuu....

Après ces trois rendez-vous, je me suis sentie complètement épuisée émotionnellement.

Du coup, j'ai emprunté un livre sur l'optimisme.

"La force de l'optimisme" de Martin SELIGMAN.

SELIGMAN

 Présentation de l'éditeur

La lucidité n'est pas l'apanage du pessimisme. Dans ce livre réjouissant, Martin Seligman révèle que l'optimiste est plus heureux non pas parce qu'il ne voit pas la réalité telle qu'elle est mais parce qu'il porte un regard différent sur elle : un regard de confiance en sa capacité d'agir. Voilà sa force : là où le pessimiste se sent impuissant, l'optimiste sait identifier des portes de sortie. Cette vision positive du monde a généralement été développée en nous dès l'enfance. Ses effets bénéfiques sont légion : plus grande résistance à l'adversité, meilleure santé, meilleure réussite, vie plus agréable. La bonne nouvelle est qu'il n'est jamais trop tard pour en prendre conscience. À tout âge, nous pouvons réapprendre à avoir confiance en la vie et à en faire profiter nos enfants. C'est le chemin que l'auteur, un des grands psychologues de notre temps, a lui-même suivi. Dans cet ouvrage chaleureux, il montre comment, vous pouvez, à votre tour, transformer votre vie par un optimisme salutaire. Alors, soyez réaliste : apprenez à faire confiance à la vie.

J'espère bien que sa lecture m'apportera un regard nouveau sur plein de choses.

Car je me trouve un peu trop négative et fataliste.

18 septembre 2012

A la tête du client

La semaine dernière, une dame m'appelle et me dit qu'elle ne comprend pas pourquoi on ne lui a accordé que 153 euros.

Je l'avais bien informée que l'aide financière qui lui serait accordée le serait en priorité pour le bénéfice de son enfant.

Que le frigo dont le thermostat dysfonctionne et la machine à laver qui risque de tomber en panne, ne seraient peut être pas pris en compte comme éléments prioritaires.

Elle répond que je travaille à la tête du client. 

Ha ?! Mais bien sur !

Ni une, ni deux,je lui dit que je ne travaille pas de cette manière.

Et que je vais demander à ne plus la suivre.

J'en discute avec la sous chef blonde qui déclare qu'elle prendra contact avec elle.

C'est arrivé le lundi de la semaine dernière.

Et j'attends. 

J'ai du la relancer hier pour savoir ce qu'il en était.

Elle n'avait rien décidé !

Et dans l'apres midi, elle vient me voir pour me dire qu'en échange, j'allais reprendre le suivi d'une dame qui apparemment a mis son compagnon dehors par jalousie excessive. Une dame qui se serait auto mutilée expressément pour faire croire qu'elle est battue...

Trop chouette comme situation !

La sous chef blonde a visiblement tardé à prendre contact avec la dame que je ne veux plus suivre. 

Cette dame m'appelle ce matin pour se plaindre car le fournisseur d'électricité lui a envoyé une relance. 

Je lui dis ce qu'il en est de ma démarche et que la sous chef blonde l'appellera.

Et, bien entendu, je passe pour la vilaine et méchante assistante sociale qui ne veut pas l'aider.

Sur ce, la sous chef blonde entre dans notre bureau et elle comprend qui j'ai à l'autre bout de la ligne et me dit qu'elle l'appellera avant la fin de la matinée.

A l'heure où j'écris ces lignes, je ne sais toujours pas si elle l'a fait...

Car elle a passé la journée à préparer son pot de départ.

Et a passé l'après midi, bien ivre, à papoter avec les secrétaires.

Au lieu d'animer sa dernière réunion.

Que nous avons du faire seuls.

Et jeudi, il n'y aura aucun cadre pour notre service...

Misère !!

Pffffouuuuuu.....

13 septembre 2012

Éparpillement neuronal intense

Prise de tête de bon matin avec un monsieur limite parano. 

Mais pourquoi est ce que je l'écoute ?

Je ferais mieux de faire court et d'aller à l'essentiel plutôt que de vouloir le comprendre. 

Il m'a tenu un discours confus où j'ai vainement tenté de discerner un fil conducteur pour l'amener à un vague semblant de quelque chose à mettre en oeuvre.

Il m'a reproché je ne sais plus quoi.

Happé par sa dépression gluante.

A-t-il seulement envie de s'en sortir ?

Et sait-il ce qu'il veut de sa vie ?

Rien n'est moins sûr.

En tout cas, ce que je sais c'est qu'au prochain entretien, je ne l'écouterais que de loin.

Parce que son désespoir ne changera pas de si tôt. 

Et qu'il m'ennuie. 

Et que je sens bien qu'il est dans une telle obsession de son passé, qu'il n'est pas du tout prêt de s'en échapper. 

Je me dis que ce type de situation rend mon quotidien professionnel pénible.

De plus en plus pénible.

Je réfléchis depuis un moment sur mon attitude et au comportement à adopter non seulement dans ma vie professionnelle mais également dans ma vie personnelle.

Qu'est ce que je pourrais améliorer ?

Et, est ce bénéfique d'aller en ce sens ?

Est ce utile ??

Sans nul doute...

Suis je sur la bonne voie ?

11 septembre 2012

Instantanés du moment

Je déteste le cliquetis nerveux que fait ma collègue lorsqu'elle utilise le clavier

L'ouverture des bureaux s'est faite avec une demie heure de retard. 

J'ai oublié mes cigarettes. 

Je suis déjà fatiguée de cette journée de travail avant même de la commencer réellement. 

Un p'tit café ou alors de la vitamine C ??

29 août 2012

Chère solitude...

Te revoilà enfin !

Quatre jours avec lui.

Et je n'en pouvais plus !

De le voir vautré devant la télé. 

Après un week end ennuyeux chez Bellefamilleland, il a eu deux jours de repos.

Je me rends compte que notre relation m'ennuie profondément.

D'autant plus que si je ne prends pas d'initiatives, lui en prend encore moins.

Ne serait-ce, simplement, qu'au quotidien.

C'est vraiment usant.

Le vie quotidienne à deux, ce n'est vraiment mais vraiment pas fait pour moi.

10 juillet 2012

Besoin de sérénité

Still Corners - Cuckoo

A la fin d'une journée de travail fastidieux au possible.

Nous étions toutes concentrées sur nos dossiers à remplir des cases.

Tout ça pour ces fichues statistiques !

Une remplaçante est arrivée.

Et la mielleuse de service qui a fait son hystérique pour elle après la pause déjeuner.

Et je m'en suis retournée illico presto me plonger dans un recueil de nouvelles.

Pour ne pas avoir à supporter son égocentrisme.

Pfffouuuuu....

Fait 30° chez moi... 

Vivement le week end !

28 juin 2012

Colère et souffrance

Cette après midi, j'ai reçu un monsieur en colère.

Il est suivi par une collègue de mon bureau mais elle est en congés.

Je me suis portée volontaire.

Hé bien...

Pas top cadeau !

D'emblée, il demande une aide financière.

Ensuite, il parle fort.

Et se plaint de sa situation.

De sa vie un peu merdique du moment.

Qu'à son âge, 43 ans, il est obligé de vivre chez ses parents qui le culpabilisent et qui aimeraient tant le voir ailleurs que chez eux.

Il a un vécu fait de plusieurs absences de la société civile.

Il veut un logement.

Il veut de l'argent.

Sa souffrance est telle qu'il pense que l'argent pansera un peu sa détresse.

Sauf que l'argent demande de la paperasse et du temps aux institutions pour décider si oui ou non sa situation du moment peut permettre un accord.

Pfffffouuuuu...

Franchement, je m'en serais bien passé.

Mais bon...

Je suis restée zen.

J'ai réussi à le calmer un peu.

J'ai essayé de le faire parler de sa souffrance.

Tenter de le sortir un peu de son enfermement.

Je ne suis pas certaine d'avoir fait avancer son schmilblik.

Il est trop "enfermé".

Par son passé, par son présent.

Il faudra beaucoup de temps pour qu'il perçoive une lumière au bout du tunnel.

Je dois le revoir lundi.

Après coup, je me suis posé tout un tas de questions sur ce qu'avait pu faire ma collègue.

Je me rends compte que nous n'avons pas la même approche.

J'essaie de faire preuve de curiosité afin de comprendre l'autre.

De trouver les mots qui pourrait extérioriser des émotions enfouies.

De mettre en mots des ressentis, des non-dits.

Des" jamais dits".

Comment procèdent les autres ??

De manière différente.

C'est certain et heureusement.

Mais il y a bien une autre collègue qui est toute aussi fermée qu'une huître à la détresse d'autrui.

Excepté à sa propre misère du moment.

Enceinte, elle est constamment dans une attitude de peucherette.

Au point que les collègues de son bureau ne la supportent plus.

J'avais reçu une dame durant son arrêt maladie.

J'ai rempli et posté sa déclaration de surendettement.

Ma collègue est revenue.

Elle a reçu, il y a une dizaine de jours, une copie d'un courrier adressé à cette dame par la banque de france lui demandant des informations complémentaires.

Et ?

Ma collègue n'a rien fait !

Il a fallu que je la questionne aujourd'hui sur ce dossier pour qu'elle daigne se bouger.

Je lui ai demandé si elle avait pris contact avec cette dame afin de savoir si elle avait bien reçu ce courrier.

Et éventuellement la conseiller sur les démarches à entreprendre.

Elle a répondu qu'elle devait avoir reçu cette lettre et donc ça suffisait.

Elle m'a menti en déclarant avoir fait ci et ça.

Sa collègue m'a indiqué qu'une fois sortie de leur bureau, la peucherette s'est dépêchée de téléphoner à la dame et a envoyé un mail pour demander un délai.

En fait, si je n'avais pas eu, hier, alors qu'elle s'était absentée de son bureau, la curiosité de regarder le dossier de cette personne, je n'en aurais rien su.

Et cette personne aurait pu être pénalisée.

J'avais hésité à lui en parler puisque je n'étais pas censée savoir.

J'avoue j'ai biaisé.

Mais l'essentiel c'est que cette personne ait une chance de résoudre ses difficultés, ne serait ce que temporairement.

Cette collègue devrait se remettre en question.

Je crois bien que, lorsque j'en aurais l'occasion, je lui conseillerais vivement de demander un bilan de compétence ou d'aller consulter un psy.

Je me passe volontiers de la compagnie de collègues incompétents.

12 juin 2012

Sans déconner !

Ben oui !!

Mais bien sûr !!!

Alors ?

Ce matin, j'étais devant l'ordinateur - l'unique ordinateur pour quatre !- à écrire un courrier tout en recherchant des informations sur le net.

Ma collègue, la mielleuse de service, demande que je lui cède la place pour qu'elle puisse rechercher et imprimer un document.

Je lui réponds que je fais un truc.

Enervée, elle déclare en sortant du bureau : " sans déconner ! Tu peux faire ta recherche après ! " .   

Aaaaaaarghhhhh !

Mon sang a viré au noir d'encre !!!

Lorsqu'elle est revenue de son entretien, je lui ai dit que je n'avais pas apprécié ce qu'elle avait dit.

Elle a alors répondu qu'elle avait besoin de ce document depuis hier et qu'elle n'avait pas pu l'imprimer la veille, l'ordinateur ayant un bug.

Et donc ??

Est ce une raison pour être aussi méprisante ??

Parce que moi ?

Je ne bosse pas ??

Je balade sur le net pour le fun ??

Mon travail est-il moins important que le sien ??

Il faut croire que oui.

Marre de ses trépignements de gamine immature !!!

De ses mensonges, soit disant pour aider les usagers !  

De ses flatteries serviles !

De son hypocrisie !

Ensuite, je l'ai retrouvée dans le bureau de la Grande C.

Je demande à C. si la petite mielleuse de service lui a raconté notre "prise de bec".

Elle hésite à répondre.

Et puis elle avoue que, justement, elles étaient en train d'en discuter.

Et reblabla sur ce qui s'est passé.

Et la grande C. qui tente de se poser en médiatrice.

Et la mielleuse qui déclare qu'elle ne veut surtout pas se fâcher avec moi.

Parce qu'elle m'apprécie.

Que ce serait dommage que notre relation en prenne un coup.

Pfffouuuuu....

Elle me prend pour une conne ??

Quelle relation ??

Pas d'amitié en tout cas.

Qu'espère-t-elle ?    

Que je la soutienne dans le travail le jour où elle en aura besoin ??

Sûrement pas !!!   

Vu sa lâcheté, qu'elle reste loin de moi !

Très très loin de moi !

Et la grande C. qui, en tête à tête, en rajoute pour que cet incident n'ait pas de conséquences.

Ben tiens !!

Je trouve cet "incident" révélateur de ce qu'est cette collègue.  

Egocentrique, capricieuse, immature et hystérique.

Et je m'en rends compte tous les jours.

J'ai remarqué qu'elle aimait particulièrement se raconter auprès d'autres collègues.

Etre au centre d'une discussion et s'imaginer que ce qu'elle dit est vraiment intéressant.

Si j'ose intervenir, elle m'interromp très vite en lançant des arguments creux.

Cela m'amuse de la voir se comporter ainsi.

Elle en devient ridicule tant son désir d'être reconnue et donc d'exister se transforme en hystérie.

Quelle désespérance au fond...

4 mai 2012

Rien à signaler...

Concernant ma vie amoureuse du moment.

Ou plutôt de ma vie non amoureuse !

IL m'ennuie.

Est ce le retour du printemps ou mon humeur qui me donnent le sentiment que la lassitude s'installe à nouveau ?

Peut être.

Les habitudes d'une vie de couple sans relief sont revenues très vite.

IL est toujours amoureux.

Voire collant.

Ce que je déteste.

Je fais quoi ??

Je donne un bon coup de pied dans la fourmilière endormie ??

Hé ! Hé ! 

Je croies que c'est une très bonne idée !

27 avril 2012

Épuisement...

Total.

Aujourd'hui...

Rien eu envie de faire côté travail.

Deux trois dossiers en attente.

Rien de pressé.

J'étais crevée toute la journée.

Et ce soir, je suis totalement vide.

17 avril 2012

Quotidien démoralisant...

Journée merdique.

Sous chef blonde qui n'assume pas son poste.

Incapable d'aller demander à l'imbécile qui sert de chef si la direction a prévu des ponts pour le mois de mai.

Les rendez vous se prévoient à l'avance d'un mois sur l'autre.

Il est donc utile de connaître cette information.

Elle attendait que je m'y colle, en tant que déléguée du personnel, demain matin.

Mais le chef a reporté la réunion.

Donc, elle va devoir aller "au front".

Plainte et pleurnicherie d'une collègue.

Pffffttttt !

Je suis crevée !

Allocataires qui font n'importe quoi de leur vie.

Déstructurés...

Désorientés...

Largués....

Et hop !

Un monsieur qui ne paie plus son loyer depuis des mois.

Ni son électricité d'ailleurs.

Il me dit qu'il ne sait pas lire.

Qu'il demande aux autres pour son courrier.

Il est venu en "urgence".

Plus d'électricité depuis hier soir.

Tout s'est éteint lorsqu'il regardait la télévision.

Une belle facture de 770 euros  !

Je contacte le service solidarité.

Au cun paiement depuis décembre.

Et avant ?

Un petit paiement en juin.

Tous les prélèvements reviennent rejetés.

Mais aucune coupure.

Son disjoncteur a du sauter.

Il n'a même pas pensé regarder.

Il ne reçoit aucun relevé de compte bancaire.

Il ne comprend pas pourquoi il n'a pa reçu le RSA.

Je dois le revoir demain.

Autre situation  au parfum de cata...

Une jeune femme avec trois enfants a une dette locative énorme.

Elle ne comprend pas comment ça a pu arriver.

Il faudrait qu'elle paie ses loyers pour commencer.

Et qu'elle clarifie un peu la situation avec le père de ses enfants.

Avec lequel elle avait pris son logement en colocation.

Mais qui finalement n'a jamais habité avec elle !

Et son dernier enfant est de qui ??

Hé bien...

De lui...

Ce qui ne plait pas du tout aux services qui verse les prestations familiales.

Elle va avoir droit à un petit contrôle...

Je l'avais vue au début du mois pour sa dette.

Elle a reçue une jolie convocation devant le tribunal: expulsion en vue...

Je lui conseille de faire le point avec le père des enfants pour commencer.

Je l'appelle aujourd'hui pour lui demander où elle en est de ses démarches.

Elle n'a rien dit au père de ses enfants.

Elle doit retourner à la permanence de prévention des expulsions car la semaine dernière elle est arrivée trop tard.

La permanence ne reçoit que dix personnes pour avoir le temps d'étudier au mieux chaque situation.

Je lui conseille de s'organiser pour faire garder les deux enfants qui ne sont pas scolarisés et d'être le plus tôt possible à cette permanence pour avoir le maximum de chance d'être reçue.

Pffffouuuuuu.....

Ce que je constate le plus, c'est toute cette détresse, ce désespoir qui envahit peu à peu la vie des personnes que j'ai en suivi.

De plus en plus d'individus "perdus".

De plus en plus de misère....

Et l'impuissance qui grandit.

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