Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Secrètes Pensées
Publicité
lassitude
5 juin 2014

Au top du rien

Ha ! La ! la !

Cette semaine a été éprouvante.

Non pas du fait des personnes que j'ai en suivi. 

Mais en raison de la stagiaire qui m'a littéralement fait sortir de mes gonds.

Et cela dès le deuxième jour.

Manque de chance pour elle, mardi personne n'est venu.

Elle commençait à se lamenter et m'a demandé à cinq reprises si elle ne pourrait pas faire un entretien avec une collègue.

Son insistance obsessionnelle m'a agacée au plus haut point.

Je lui ai vertement répondu que ce serait décidé par la hierarchie et discuté en équipe.

J'ai du le lui dire au moins trois fois.

Au bout d'un moment, j'ai déversé mon venin tellement j'en ai eu marre.

Si elle persistait, je lui "cracherais" un topo sur une situation et on arrêtait là le stage.

Mercredi après midi, elle est allée voir directement le sous chef pour se plaindre de moi évidemment.

Nous avons donc eu une discussion où je l'ai recadrée.

Non, je ne lui donnerai pas à lire des dossiers de personnes qu'elle ne connait pas.

Et non, elle ne me collera pas aux basques.

Et oui, elle doit lire la documentation que je lui ai fourni.

On dirait une gamine de 5 ans qui fait un caprice !

La situation s'est apaisée.

Elle a trouvé son bonheur sur ma permanence bien remplie.

Mais elle manque de recul et d'analyse.

Heureusement qu'elle n'est là qu'à mi temps.

Je suis en week end !

Yes !!

J'ai vraiment un grand besoin de décompresser...

Publicité
12 mai 2014

Vive le lundi !

Pffouuu...

La matinée a été bien remplie. 

Enchaînement de rendez vous.

Prévus et imprévus.

Passer un temps fou au téléphone avec un fournisseur d'énergie pour une facture de plus de 5 000 euros.

Incompréhensibilité dans les relevés des index.

Deux relevés en quatre ans ?!

Un technicien devait passer la semaine dernière chez la cliente pour vérifier le compteur.

Elle l'a attendu au jour et à l'heure prévue.

Il n'est jamais venu.

Soit disant parce qu'il n'a pu entrer dans le lotissement.

Qui a une mauvaise réputation.

Réputation sans réel fondement.

Tout ça parce qu'il est est habité par des gens du voyages.

Sédentarisés depuis bien longtemps.

Et franchement plutôt sympathiques.

Je suis plusieurs familles qui y habitent depuis longtemps.

Et je n'ai jamais eu de problèmes avec elles.

"On n'est pas des vampires!" me dit la jeune femme qui a reçu cette si chère facture.

Ben non !

Je me souviens d'un jeune homme que j'avais en suivi, cousin de la jeune femme, qui m'avait gentiment invitée à assister à une messe évangéliste.

Proposition que j'ai du refuser.

D'autant plus que je suis athée.

Et sinon ?

Le père de famille à la rue m'appelle.

Alors qu'officiellement je ne suis plus sensée le suivre.

La famille est à présent hébergée par un cousin jusqu'à la fin de la semaine.

Ensuite...

Le néant...

L'assistante sociale du conseil général ne le recevra pas avant la mi juin.

Elle lui aurait dit que cela ne changerait rien à sa situation qu'elle le reçoive aujourd'hui.

Super top !!

En attendant, c'est la rue qui les accueillera à bras ouverts.

Elle n'a que ça à faire la rue.

Recueillir le désarroi d'un père.

Pfffouuuu...

Je lui conseille très vivement l'hôtel meublé comme solution transitoire, dont les nuitées peuvent être prises en charge financièrement par le conseil général pour un mois.

Il hésite.

Il n'en a pas envie.

J'en parle, entre deux trucs sans importance, au sous chef.

Qui fait mine de prendre à coeur cette situation mais qui dit que ce n'est plus à nous de nous en préoccuper vu que la famille est désormais suivie par les services sociaux du conseil général.

Je sens bien un gros gros soupir de soulagement de sa part.

Mouais...

L'impuissance m'épuise totalement...

29 avril 2014

Ho ! Putain ! Merde !

Ce matin, j'ai vu arriver la mielleuse de service.

Tiens ?!

Journée de formation annulée, formateur malade...

Et zut !

Bon...

Elle a commencé à faire son intéressante auprès du sous chef.

En lui expliquant de long en large  le pourquoi de sa présence au bureau aujourd'hui.

Booof !

Le dit sous chef qui est venu à maintes reprises pour me demander si j'avais des nouvelles de la famille à la rue.

Je me disais: pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

Que nenni !

Je me décide à contacter la famille.

Rhaaaa !

Le service social du conseil général les a laissé en plan.

Et elle s'est retrouvée à la rue hier soir.

Dans son malheur, elle a pu être hébergée juste une nuit par une vague connaissance de quartier où la famille habitait et errait durant des heures.

J'en parle tout de suite à mon sous chef qui décide de téléphoner au service social du conseil général pour faire le point.

L'assistante sociale au bout du fil s'explique.

Elle a proposé ci et ça mais le monsieur n'a pas adhéré.

Bon...

Je rappelle le monsieur.

Il veut toujours un appartement tout de suite.

Je le recadre.

Et je lui dis que la priorité n'est pas là.

Qu'il faut d'abord trouver une solution transitoire et surtout mettre sa famille à l'abri.

J'insiste sur ce point.

Il me répond que l'école reprend la semaine prochaine et qu'il ne veut pas que ses enfants redoublent.

Mais qu'est ce que je m'en fiche de l'école, pour le moment !!

J'insiste à nouveau et je lui dit qu'il peut passer quelques nuits à l'hôtel.

Il ne veut pas.

Pffouuuu...

Sur ce, il me dit qu'il a demandé à sa soeur si elle peut les héberger un temps.

Oui  !!

Youpiii !

Ouf !!

M'enfin...

Je ne me réjouis pas plus que ça parce que dans dix jours, il faudra trouver une solution.

Et hop ! J'envoie un mail d'info à l'assistante sociale du conseil général désignée pour assurer la poursuite du suivi de cette famille.

Et zut !

Réponse automatique: elle est absente jus'au 6 mai !!

J'en fais part au sous chef qui soupire de soulagement et me dit benoitement que puisque l'assistante sociale est absente c'est moi qui assurerait le suivi jusqu'à son retour.

Haaaaa?!

Ou comment ne pas prendre de responsabilités alors qu'officiellement je ne suis plus censée suivre cette famille.

A chaque fois que je constate qu'il se dégonfle, je pense immédiatement à ce que m'a dit le psy: ce n'est pas un Homme !

Pffouuuu..

Un petit apéro pour me détendre ??

Ouiiii !!!

Vivement les congés !! 

16 avril 2014

Ch'uis super crevée...

De ma super après midi de permanence.

Qui a débuté par une dame qui veut que sa fille parte en colonie cet été.

Comme je lui ai indiqué au téléphone que ça ne relevait pas vraiment de mes missions, elle veut changer d'assistante sociale .

Ben oui !

Volontiers !!

Ni une ni deux, elle veut en parler au sous chef.

Mais oui !!

Il la recadre: le suivi continuera avec moi.

Rhooo ! Zut de zut !

Ensuite, j'ai eu droit à la famille dont l'appartement a été incendié.

Et qui se retrouve à la rue.

La belle soeur ne voulant plus les héberger.

Hooo ! Super chouette !

Monsieur a commencé à s'énerver.

Ben tiens ! 

Ni une ni deux, je fais appel au sous chef.

Unique solution de l'instant, le 115.

Au mieux dix nuits en hôtel.

Et après ?

Ben...

Retour à la débrouille.

Franchement, je sens que je vais devoir me dépasser pour trouver une solution un peu plus durable que ces misérables nuits en hôtel.

Je suis déjà épuisée d'avance...

4 avril 2014

J'avais des idées...

Mais...

Je ne m'en souviens plus !

Ce vendredi fut long.

D'autant plus que je n'étais pas du tout en forme ce matin.

Pas assez bien dormi.

Après une soirée resto avec ma jeune soeur venue passer quelques jours en france.

Elle s'est confiée.

Beaucoup.

Sur son ex et sur son nouveau petit ami.

Sur son job.

Ou plutôt, en ce moment, absence de job.

Bizarrement, cette soirée ne m'a pas marqué.

C'était "gentil".

Deviendrais-je insensible ?

Indifférente ?

Peut être bien...

Je me rends bien compte qu'au travail, je mets certaines situations très à distance.

Je réponds froidement à certaines personnes que je reçois.

En particulier à celles qui sont très en demande.

Demande d'aide alors qu'elles ne se bougent pas pour résoudre leurs problèmes.

Comme cette dame qui vient me voir pour une facture d'électricité de 2000€.

Elle a réglé deux factures en 1 an ! 

Elle ne comprend pas comment elle peut avoir une dette aussi élévée.

C'est très très simple.

Elle ne paie quasiment jamais alors qu'elle utilise l'électricité tous les jours.

Du coup, elle cumule un beau retard depuis janvier 2012 !

Elle a bien de la chance de ne pas avoir été coupée.

Pas question de faire une demande d'aide financière !

Elle paiera la prochaine facture d'avril.

Et j'aviserais.

Car je veux bien être compréhensive lorsqu'elle me dit qu'elle a du envoyer de l'argent au pays pour son fils actuellement dans le coma.

Mais prendre ses responsabilités ici pour ses autres enfants, c'est tout aussi important.

D'autant plus, qu'elle est enceinte.

Un "accident"...

C'est chouette la vie !

Je vais aller me poser dans le lit.

Mon corps et mon esprit ont grand besoin de repos !

Publicité
12 février 2014

Epuisée...

Psychiquement.

Je n'ai plus d'énergie.

A force d'essayer de réfléchir aux solutions possibles pour aider et rassurer ceux qui n'ont plus les moyens de vivre décemment dès le 15 du mois.

Choisir entre manger ou se chauffer.

Pfffouuuu...

Pas évident.

Le pire pour moi c'est de devoir rester presque impassible face à la détresse de l'autre.

Impassible c'est à dire montrer le moins possible que je peux être touchée par leur désarroi.

Entre le fils de 19 ans qui hyper angoisse à l'idée de mourir parce que la tumeur qu'on lui a trouvé au cerveau est inopérable et provoque des crises régulières d'épilepsie, et, le monsieur qui a envie de se suicider, je sors des entretiens complètement à plat.

C'est suite à une remarque de ma part, qui disait que je lui trouvais meilleure mine que la dernière fois que je l'avais vu, qu'il me dit qu'il a envie de se suicider.

Ha ?!

Je lui demande depuis combien de temps il pense à ça.

Depuis très longtemps.

Il a une cinquantaine d'années.

Depuis son enfance.

Son père, qui est encore en vie, était alcoolique.

Il dit que c'est à cause de lui qu'il a fait des bêtises et a fait de la prison.

7 à 8 ans en tout.

Il dit qu'il déteste son père.

S'il reste, c'est pour sa fille.

Mais il n'a pas d'espoir.

Je lui demande s'il en a déjà parlé.

Il me dit que non.

Qu'il n'en parle jamais.

Heu...

Hé ben, c'est à moi qu'il se confie...

Mais pourquoi c'est à moi qu'il dit ça ???

Il me dit qu'il a déjà vu des psychologues, des psychiatres.

Il n'est pas contre l'idée d'en voir un.

Ou plutôt une psychologue.

Surtout pas un homme.

Sans doute est ce en lien avec l'image paternelle négative.

Je me suis sentie totalement vide après ça.

Heureusement que je suis en congés demain soir.

Je vais pouvoir décompresser.

Et zut !

J'ai oublié mon smartphone au bureau. 

20 décembre 2013

Envie de rien...

Pluie incessante depuis hier.

Humeur maussade.

Autant dire que les congés seront les bienvenus.

Je me sens vraiment raplapla...

13 décembre 2013

Je veux de la zénitude !

Haaaaa! Le travail !!

Cette fin d'année au bureau est surréelle.

L'ex sous chef ne reviendra pas.

Elle s'est mise en arrêt maladie pour toute la durée de son préavis.

Une collègue du service logement a elle aussi donné sa démission.

Quant à l'une des collègues de mon bureau, c'était son dernier jour aujourd'hui.

Elle enchaîne dès lundi prochain son nouvel emploi dans une région au nord.

Un matin, nous avons eu droit à une leçon moralisatrice au possible durant laquelle l'imbécile de chef a été encensé.

Et nous n'avions pas le droit d'exprimer quoi que ce soit !

Pour ma part, j'ai attendu d'être certaine qu'il n'y ait pas de réunion mensuelle pour décider d'agir.

Prudemment mais sûrement.

Côté vie personnelle, il doit visiter un appartement ce week end.

Je croise les doigts pour qu'il soit parti avant les fêtes.

Je me sens totalement vide d'énergie...

Un peu de musique pour me relaxer.

10 décembre 2013

Ras le pompon !

Journée sans rendez-vous.

J'ai achevé la lecture du roman de Mo HAYDER.

Super prenant !

Je recommande !

Et sinon ?

L'ex sous chef, redevenue simple employée, a donné sa démission aujourd'hui.

L'imbécile qui nous sert de chef a refusé de signer sa lettre de démission qu'elle a voulu lui remettre.

Pffffouuuuuu...

Il lui en veut.

Il la méprise.

Il méprise tous ceux qui osent s'opposer à lui.

Je lui ai conseillé de lui envoyer sa démission par courrier en recommandé en précisant qu'elle l'avait oralement informé aujourd'hui de sa décision.

Ça devient n'mporte quoi...

Pour ma part, je me sens exclue de tout.

Comme si tout cela me passait au dessus.

J'ai bien conscience que cela doit me remuer intérieurement plus que je ne le croie.

Mais je ne veux pas me l'avouer franchement.

Je sais bien que je me protège.

En adoptant une attitude froide et distante.

J'en ai marre de cette ambiance de travail bizarre. 

Je me replie.

Encore et toujours...

16 novembre 2013

Pffffouuuuuuu...

La reprise du travail s'est faite sans véritable enthousiasme.

Dès mon retour, des collègues m'ont raconté que l'imbécile qui nous sert de chef a fait son dictateur.

Il a convoqué plusieurs salariées pour leur rappeller les procédures et je ne sais quoi liées à nos missions.

Une des dernières embauchées était particulièrement remontée après lui.

Elle ne renouvellera pas son CDD.

Ni une autre d'ailleurs.

Elle aussi récemment embauchée.

Nous n'avons toujours pas de sous chef.

La nouvelle secrétaire me dit subir les incohérences de l'imbécile qui nous sert de chef.

Elle n'en peut déjà plus au bout de trois semaines de présence.

Prise de tête avec la collègue mielleuse.

Qui ne peut s'empêcher de discuter des heures au téléphone avec ses amies et de les réconforter avec sa psychologie de supermarché.

Je lui ai dis que cela me gênait.

Car j'estime que je n'ai pas à connaître la vie intime de ses amies.

Et que je souhaiterais qu'elle sorte du bureau si elle veut continuer à discuter de choses intimes.

Elle l'a très mal pris.

Déclarant encore une fois que c'est mon point de vue.

Ben oui...

Et que son point de vue est forcément différent et qu'elle ne voit pas en quoi c'est gênant de discuter de la vie intime avec une amie au bureau.

Elle oublie juste la présence de trois autres personnes qui ne connaissent pas du tout cette amie.

Et qui n'en ont rien à faire de la vie de cette amie.

Où est le respect dans cette situation ?

Elle me rétorque que lorsque je répond à ma mère, c'est intime.

Certes.

Sauf que dire à ma mère que c'est ok pour le resto en fin de semaine relève de ce qui peut se dire sans causer de gêne aux autres.

Ce n'est pas comme si nous discutions de choses très personnelles qui ne concerneraient personne d'autres que nous, notre famille.

Dans ce cas là, je demanderais à ma mère de me rapeller ou je sortirais du bureau pour m'isoler.

Je crois vraiment qu'elle se croie au-dessus de tout.

Je me dis qu'elle veut absolument dominer tout le bureau.

Et me dominer en particulier.

Elle doit avoir un problème d'estime de soi.  

Et je crois bien que je n'ai pas fini de supporter sa prétention.

Misère !!!

Et sinon ?

J'attends avec impatience qu'il se trouve un appart.

Car, bien qu'on s'entende, j'ai envie de me sentir enfin libre.

6 novembre 2013

C'est fini.

Entre lui et moi.

Il était temps !

Des semaines et des semaines à vivre dans l'ambivalence.

Tout ça pour aboutir au pathétique constat que nous n'avons plus grand chose en commun.

Notre relation est devenue d'un ennui remarquable.

Et surtout vide de sens.

Plus grand chose à partager.

Plus grand chose à se dire.

Plus envie de continuer.

Il doit se trouver un logement.

Ce qui n'est pas gagné.

J'espère seulement qu'il sera parti avant les fêtes de fin d'années.

Que j'avais envie de passer seule.

C'est toujours complexe de vivre ce type de situation.

Dans laquelle on se sent un peu bête.

Et surtout étrange à soi-même.

Dans l'attente d'un je ne sais quoi.

Pfffouuuuu....

Je déteste ça !

Et comme en plus, je suis en congé, je cogite à mort !

En tout cas, ce qui est certain, c'est que je ne revivrais plus avec quelqu'un avant un moment.

J'avoue que je redoute un peu le moment où je me retrouverais complètement seule.

Bon !

Cessons de cogiter inutilement !

Qui vivra verra !  

11 octobre 2013

Bon...

Le froid est revenu aujourd'hui.

Les journées au bureau se suivent et se ressemblent.

Quant à ma vie sentimentale, la lassitude du quotidien revient impitoyablement émousser le peu de sentiment qu'il me reste pour lui.

Je n'ai même plus envie de lui parler lorsque je le vois vautré sur le canapé.

Ou attendre après moi pour faire de simples courses.

J'ai vraiment l'impression d'être là juste pour gérer les tâches ménagère.

Il ne prend aucune initiative.

Une sérieuse discussion s'impose.

Parce qu'à force de contenir mon agacement quotidien, ça va finir par bouillir et exploser d'un coup.  

19 août 2013

Ennui

D'une soirée d'anniversaire.

Où on ne connait personne.

Où chacun reste dans son coin.

Où les gens se saoulent.

Celui qui invitait s'est senti "obligé" d'organiser cette soirée pour ses 40 ans.

Grande gueule sympathique oscillant entre la réserve et l'extraversion.

Je me suis mortellement ennuyée.

D'ailleurs, je m'ennuie de plus en plus lors de ce type de soirée.

Et puis le truc de boire pour atteindre un état d'euphorie et croire ainsi qu'on se sentira bien m'exaspère.

En plus de la musique à fond.

On ne peut guère créer des liens.

Ephémères et superficiels au demeurant.

Je me suis sentie soudain très seule.

Rien de plus accablant de se sentir seul au milieu des autres...

22 juillet 2013

Lundi ordinaire

Au bureau, la journée a traîné en longueur.

J'avais deux aides financières à faire.

Téléphoner à l'un, à l'autre.

Rappeler l'un et l'autre.

Faire le point sur une dette locative.

La famille est en procédure d'expulsion avec réquisition de la force publique depuis le début de l'année.

La fille qui s'occupe de tout à la place de ses parents, qui ne parlent et ne comprennent pas un mot de français, n'en peut plus.

Bien sûr, c'est sur moi qu'elle a été positionnée.

La sous chef rousse et frisée a trouvé pertinent que cela soit moi qui la suive. 

Comme si j'allais faire un miracle.

Tout ça parce que cette jeune femme  ne s'entendait pas avec la précédente assistante sociale du service social de la mairie.

Qui, autant le dire franchement, s'en est débarrassée.

Mais à écouter cette jeune femme, je me demande si ce n'est pas l'assistante sociale qui n'avait pas envie de se prendre la tête avec une famille qui peut se retrouver à la rue du jour au lendemain.

Et aurait mis la faute sur elle.

J'ai commencé le suivi des parents la semaine dernière et ma collègues mielleuse celui de la fille.

Je crains une expulsion en août durant les congés.

Je crois que je vais me servir un petit verre de blanc !

5 juillet 2013

Inertie

Mercredi matin, une dame est arrivée en panique.

Coupure d'électricité programmée.

Aujourd'hui, le progrès aidant, c'est par sms qu'elle a reçu l'info.

J'appelle le service solidarité du prestataire.

Ho ! Ben ! Cela fait juste 6 mois qu'elle n'a pas versé un paiement.

Et plus de 1 500 euros de dettes !

Bagatelle !

Pfffouuuuu...

En principe pour éviter l'interruption de service, il faut payer la moitié de la dette.

Il est évident qu'au vu de son allocation, elle ne peut pas payer la somme requise.

La dame fait sa peuchère.

"J'ai pas beaucoup d'argent, je suis malade, j'ai de l'oxygène la nuit sinon je m'étouffe..."

Et donc ?

Je lui rappelle qu'elle a reçu une aide de 600 euros l'année dernière sur une dette de 1 000.

Qu'il n'est pas possible d'en redemander une étant donné qu'elle n'a pas soldé ce qui restait à devoir.

Et que franchement, j'en ai assez d'elle.

Surtout de son irresponsabilité sous prétexte qu'elle n'a pas d'argent.

Rien ne l'empêchait de payer peu à peu chaque mois pour montrer sa bonne volonté.

Mais non...

Négociation avec le prestataire : versement de 300 euros avant la fin de la semaine et délai de paiement.

Ce qui n'empêchera pas une coupure.

Elle m'appelle jeudi matin pour me dire qu'elle n'a pas pu réunir la somme et me demande de téléphoner au prestataire.

Je lui réponds que téléphoner ne changera rien et n'empêchera aucunement la coupure d'éléctricité.

Le même jour, j'ai reçu un monsieur sur ma permanence.

Complètement à l'ouest.

Me demandant de l'orienter sur une prestation du pôle emploi, que je ne suis pas habilitée à faire !

Une fois achevé son discours confus, il s'est levé énervé sans un mot. 

Je crois bien qu'il s'est remis à boire.

Et hier, appel du gestionnaire d'une résidence sociale pour un monsieur qui ne paie plus son loyer depuis des mois.

Et j'apprends que ce monsieur est addict aux jeux d'argent !

Trop chouette !

Il m'avait avoué boire de trop quelques fois.

Sans doute une manière implicite de me dire son addiction.

Toutes ces histoires m'ont psychiquement épuisée.

Allez ! 

Hop !

Une clope avant d'aller à mon rendez vous avec l'ophtalmo.

30 mai 2013

Quel bonheur

De rentrer chez soi !

De se poser enfin !

D'autant plus que je suis seule.

Enfin, ça, ça ne va pas durer.

Il revient demain.

Journée de travail consacrée à ces fichues statistiques.

Ensuite, j'ai plus ou moins rien fait.

La sous chef rousse s'est confiée.

Elle ne supporte plus l'imbécile qui nous sert de chef.

Ben ça alors !!!

C'était couru d'avance.

Elle le savait.

Il a été exécrable avec elle depuis le début de la semaine, la rabaissant plusieurs fois.

Tout ça pour masquer son incompétence.

Elle restait digne devant lui.

Mais le soir, elle m'a dit avoir craqué et s'être effondrée en larmes.

Elle se pose la question de la fin de son contrat.

Elle a signé un avenant pour un an.

Elle pense qu'il veut la remplacer.

Par qui ?

Ma foi.

Ce que je ressens, c'est qu'elle ne veut pas lâcher le poste.

A mon avis, elle y a mis trop d'enjeux personnels à satisfaire.

Je lui ai conseillé de prendre avis auprès de l'inspection du travail.

Je ne suis pas du tout experte en droit du travail.

Bon...

Je crois qu'il reste un peu de vin... 

15 mai 2013

A bloc de fatigue mentale

Mercredi. 

Permanence archi pleine. 

16h 30.

Plus personne ??

Hé bien ??

Plus envie de penser.

Cerveau en mode zombie.

Une pause clope.

Ranger le tas de dossiers accumulés. 

Envie pressante de rentrer.

Pour se vautrer devant un truc télévisuel bête.

Qui ramolit les neurones.

Il paraît que c'est le printemps. 

Plutôt un retour en automne...

13 mai 2013

Un banal lundi au bureau

Revenir au rravail après quinze jours d'arrêt semble a priori démotivant.

C'est surtout se lever à 6 heures et demie du matin qui est dur.

Aucun des quatre rendez-vous prévus ce matin n'est venu.

Tant mieux !

L'après midi a été plutôt calme.

Au retour, sur la route, je pensais à la liberté. 

Je me disais qu'avoir une voiture est un élément de liberté. 

Celle de se déplacer. 

Surtout celle d'aller loin.

Une liberté qui n'en est pas une.

Puisqu'on en devient dépendant. 

Et zut ! 

Tout ça pour ...

Ch'ai plus !

J'ai faim.  

20 avril 2013

Marchande de tapis

Marre !! Marre !!

J'en ai plus qu'assez d'être obligée d'écouter ce monsieur déblatérer au  téléphone qui me demande de faire un miracle pour un gars paumé.

Gars paumé qui vit dans un hôtel meublé sordide.

Et qui a eu deux mois de retard de loyer.

Et donc, le propriétaire a décidé de le mettre dehors.

J'ai reussi à négocier quatre nuits.

Ce gars paumé menace de se suicider. 

Putain de situation merdique au possible !!!

Faire une demande d'aide financière pour le dépanner temporairement.

Réponse dans trois semaines.

Autre vie.

Autre situation.

Une dame me demande mon avis sur ce qu'elle doit décider. 

Elle est enceinte de son troisième enfant.

Du père du deuxième.

Avec lequel elle ne vit pas.

Il attend un titre de séjour et n'a pas de travail.

Il ne voulait pas de son premier enfant.

Il a finit par l'accepter et s'y est attaché. 

Elle, elle aimerait pouvoir compter sur lui mais elle ne sait pas.

Elle ne sait pas si elle a des sentiments pour lui.

Il veut vivre avec elle.

Elle hésite. 

Et donc me demande mon avis.

Alors là ?! 

Que lui repondre ?

A priori, étant donné son hésitation,  je repondrais par la négative. 

Je lui ai conseillé de prendre le temps d'y réfléchir. 

Et de penser aussi à elle en tant qu'individu à part entière plutôt qu'uniquement en tant que mère et se focaliser sur le bien être des enfants.

Du coup, cela me questionne sur la capacité à décider de sa vie quand la vie sociale est réduite à très peu de contact avec autrui.

Peut-être qu'un jour, je serais tellement repliée sur moi même que je ne deciderais plus de rien. 

3 avril 2013

Suffisance

Aujourd'hui, j'ai encore du supporter le blabla égocentrique de ma collègue mielleuse.

Qui n'a cessé de parler d'elle. 

Comme si son expérience de la vie était un concentré de l'essentiel á connaître absolument sur l'être humain.

Elle adore tout et n'importe quoi.

En particulier tout ce qui a trait à la spiritualité. 

Style pensées philosophiques du dalaï-lama.

Je n'ai rien contre le dalaï-lama.

Mais ce qu'elle en retranscrit à la jeune stagiaire me pose question.

Elle veut montrer une image d'elle même pleine de générosité,  de compréhension de l'autre.

Mais elle dit qu'il y a trop de profiteurs.

Qu'en France, il est trop facile de vivre des aides de l'état. 

Elle oublie qu'elle même et toute sa famille en a bénéficié un bon moment.

Je me retiens.

Sinon, je crois bien que je pourrais être mauvaise à son encontre.

Je reste loin de sa bêtise. 

Et je me replie en écoutant de la musique. 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Secrètes Pensées
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 22 630
Publicité
Publicité