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Secrètes Pensées

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4 novembre 2016

Mélancolie

C'est de saison.

A chaque automne, elle revient en force.

C'est ainsi.

Ce matin, le psy voulait  savoir ce qui pouvait déclencher cet état.

Car depuis qu'il me connait, c'est un moment de l'année où j'ai le blues.

C'est la saison qui veut ça !

Il déclare que je rationnalise.

Et vas-y qu'il veut absolument creuser.

Je lui dis que mon père est mort un 11 novembre.

Il y a 19 ans.

J'ai eu beau lui expliquer que je n'avais pas ressenti de tristesse à sa mort, ni rien de particulier d'ailleurs excepté du soulagement.

Et que vers la fin de sa vie, que mon père souhaitait ardemment, j'éprouvais plus de l'indiférence qu'autre chose.

Le psy dit que l'indifférence est une façon de me protéger.

Bon...

Oui et alors ??

En fait, il veut que je parle de séparation, de la souffrance de la séparation.

Bof !

C'est la troisième séance où il veut aborder ce thème.

Ce que cela peut générer en moi.

Ben..

Comme pour tout le monde se séparer d'un être aimé n'est pas chose facile.

Cependant, pour ce qui est de mon père, c'était simple.

Il était très âgé et ne voulait plus vivre.

Il est mort naturellement.

Et voilà !

Je lui ai parlé de ça car il voulait une réponse.

Alors que moi, je n'avais pas vraiment de sujet à aborder, ni même envie de parler.

C'est bien le "défaut" des psy de vouloir chercher la "petite bête" !

Là où il ne se passe rien de spécial.

Il me demande si je me souviens de mes rêves.

Je me souviens d'un rêve d'inondation où je portais une robe rouge.

Pas de signification précise.

Il me conseille de noter mes rêves.

Pour les analyser.

Je me souviens très très peu de mes rêves.

Et j'écoute Léonard Cohen 

 

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31 octobre 2016

Vide existentiel

Je traverse, un peu trop régulièrement, des périodes de vide.

Dois-je absolument combler ce vide ?

Et zut !

C'est chiant !

Tokyo- 2004 ©Harry Gruyaert

23 octobre 2016

Je sens les battements de mon coeur

Je place le mot "cri" sur la grille du Scrabble.

Le vent souffle fort et dénude le platane.

L'automne est bien là.

Et la mélancolie revient.

Elle reprend possession de mon être.

France - 2005 © Harry Gruyaert

22 octobre 2016

J'ai envie de frites

Pour le déjeuner.

Je n'ai pas de pommes de terre.

Tant pis !

Le soleil est radieux.

Une brise glacée rafraichit l'atmosphère.

Le platane se colore de jaune.

Bon...

Je vais faire la vaisselle.

Et un peu de rangement.

Avant de préparer des nouilles chinoises.

19 octobre 2016

Sirène hurlante

Dans la zone où j'habite.

Oui.

J'habite dans une zone.

Pas dans une zup.

Pas dans une zac.

Dans une zone où l'activité s'arrête à la tombée de la nuit.

Journée qui a vu débarquer la dame brune.

Qui habite à quelques rues.

Qui vient souvent dans l'affollement.

Sans rendez-vous.

Gros gros problème de voisinage.

Violence verbale et physique.

Et diverses menaces.

Intervention de la police.

Chouette !

Elle ne se souvient plus si elle a porter plainte ou pas.

Elle a peur de représailles.

Evidemment, elle veut déménager.

Très très vite !

Je la comprends.

Mais je n'ai aucune solution de relogement dans l'immédiat.

Ni même à moyen terme.

Pffffouuuuu....

Elle pourrait être hébergée par une de ses filles.

Qui ne demande que ça.

Elle refuse fermement.

Catégoriquement !

Elle ne veut pas s'éloigner de son logement.

Elle a peur que ses voisins squattent son appartement.

Re Pffffouuuuu...

En attendant, elle vit dans l'angoisse.

Je lui conseille, avec insistance, de réfléchir à l'idée d'en parler à ses filles.

Le plus rapidement possible.

Et moi...

Je me sens totalement impuissante...

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18 octobre 2016

Sress

Au bureau.

Réunion.

Avec rien de constructif.

Blabla insipide de la nouille de sous-chef.

Qui ne pense qu'aux procédures.

Sans se questionner sur notre rôle.

Collègue qui veut nous faire part d'une situation.

Mais qui manque de recul.

Qui transpose ses propres désirs sur l'autre.

Qui n'est pas dans l'écoute.

Mais pas du tout !

Je crois qu'elle a besoin de consulter.

Et moi de décompresser... 

16 octobre 2016

Silence et grisaille

En ce dimanche.

Trainer au lit.

Se décider à en sortir.

Café.

Pas d'inspiration.

Pour écrire.

Aujourd'hui.

Juste envie de sérénité.

©Serguei Furtaev

13 octobre 2016

Alors aujourd'hui...

J'ai reçu une jeune femme pour une aide financière liée au logement.

Elle me raconte que le matin, à 11 heures, elle a subi un braquage.

Elle est caissière dans un magasin de bricoles diverses et variées.

Un jeune à casquette et capuche a surgi, un flingue à la main, et l'a menacée.

Il a pointé son flingue sur son front.

C'est la deuxième fois que cela lui arrive.

Le vigile était en pause.

Son patron en train de décharger de la marchandise à l'arrière du magasin.

La police lui a immédiatement conseillée, au delà de la plainte, de consulter un psychologue.

Elle ne l'avait pas fait la première fois.

Et était retournée travailler le lendemain.

"J'avais vraiment besoin d'argent" me dit-elle.

C'était 2 mois après le décès de son père.

Je lui ai conseillé de voir son médecin.

De se mettre en arrêt quelques jours.

Et de prendre rendez-vous avec un psychologue.

Assez rapidement.

Elle a peur.

Peur de croiser le braqueur dans la rue, qu'il l'a reconnaisse.

Elle a à peine 20 ans.

Et sinon ?

Je me suis encore portée volontaire pour accueillir 2 stagiaires.

La nouille de sous-chef craint que cela soit une charge trop lourde pour moi.

Bof !

Il hésitait sur l'une d'entre elle.

Se posant des questions.

Limite dans le jugement de valeur.

Moi, je me concentre sur ce que je pourrais apporter à une future professionnelle.

Et je vois cela comme un échange, voire une remise en question par un regard extérieur sur ma pratique.

Car, je crois que j'ai tendance à toujours procéder de la même manière.

Alors que mon travail demande une constante adaptation.

Et puis, je ne suis pas spécialement débordée de travail.

Bon !

Un peu de musique pour penser à autre chose qu'au boulot.

9 octobre 2016

Fraicheur du matin

Enfiler un pull.

Un brin de toilette.

Allumer la senseo.

Mettre une dosette.

Attendre que le voyant rouge s'immobilise.

Appuyer sur le bouton adéquat.

Mettre un sucre.

Touiller.

Boire son café.

Sans se presser.

Tout en écoutant de la musique.

7 octobre 2016

Abandon

Je n'avais aucune idée de ce que j'allais aborder ce matin avec le psy.

A un moment, il me demande ce que j'attends des séances.

Je lui réponds que je veux me comprendre.

Comprendre ma névrose, mes angoisses.

Je lui parle de mon enfance.

Plutôt triste.

Et des séparations.

Subies.

D'avec ma mère.

C'est là qu'intervient la notion d'abandon.

Car à chacune des séparations, il n'y a eu aucune explication.

Il me parle de violence et souffrance.

Oui...

Mais ça je le sais depuis tellement longtemps.

Je sais que je passe mon temps à me protéger de la souffrance.

Et que la solitude constitue une forteresse.

Je suis bien plus fragile que je ne le laisse paraître.

Je déteste parler de mon enfance.

2 octobre 2016

Palpitations...

Au réveil.

Fatigue ?

Sans plus.

Sommeil en discontinu ?

Oui...

Mais ???

C'est quoi ce bruit de perceuse le dimanche ??

© Matt Stuart

http://www.mattstuart.com/

25 septembre 2016

Attendre l'automne

Le ciel est d'un bleu limpide.

Une légère brise ondule les feuilles encore vertes du platane

Mon ex amant m'envoie un texto.

Un de ses oncles vient de décéder.

Il veut venir me voir.

Je suis désolée pour lui.

Mais je n'ai pas envie de le voir.

Pour le consoler.

Je ne veux que le silence et la solitude comme compagnie.

Douglas Lyle Thompson

23 septembre 2016

Elle pleure

Elle me dit que sa fille lui manque.

Et les larmes coulent le long de ses joues.

Sa fille de 21 ans est partie faire ses études à Nice, l'année dernière.

Elle a perdue une amie dans l'attentat de cet été.

Et a décidé de partir à Nancy pour poursuivre ses études.

Elle me dit qu'elle ne connait pas l'adresse de sa fille.

Là bas, à Nancy.

Qu'elle a très peu de nouvelles d'elle.

Elle ne sort plus de chez elle.

La dernière fois qu'elle est sortie, c'était accompagnée d'un proche pour aller à un rendez-vous chez son psy.

Il y a trois mois.

Depuis, elle est restée enfermée dans son cocon.

Protecteur.

C'est son fils qui fait les courses.

Son fils avec lequel il n'y a pas de réels échanges.

Je lui demande si elle se sent seule.

Oui.

Très seule.

Elle n'en peut plus de sa souffrance.

Et elle pleure à nouveau.

Elle ne dort plus la nuit.

Elle n'a plus de traitement.

Depuis trois mois.

Son médecin généraliste a fermé son cabinet du jour au lendemain.

Elle voudrait en finir.

Une bonne fois pour toute.

Heu....

Je comprends.

Je lui donne l'adresse d'un centre médical proche de chez elle.

Ainsi que les coordonnéees du service spécialisé gratuit.

Elle me dit qu'elle prendra rendez-vous.

Je reste disponible si elle avait besoin de parler.

Elle me remercie.

Et me serre la main.

Sa main est molle.

Moite.

L'image qui me vient en tête c'est celle d'un fantôme.

Une âme perdue.

Et je retourne à mon bureau.

Perdue dans mes pensées.

Le coeur gris de tristesse.

20 septembre 2016

Blablabla

Je sors de deux jours de formation sur les écrits professionnels.

Bonne ambiance dans le groupe.

Mais...

Rien de transcendantal côté apport théorique.

Dans les moments creux, je dessinais des fleurs stylisées.

C'est dire.

Malgré tout, c'était une parenthèse bénéfique.

J'ai appris sur le quotidien d'autres professionnels.

Un quotidien pas super gai.

Auprès de personnes handicapées.

La formatrice, un brin imbue d'elle-même, a fait plusieurs remarques sur mes petits gribouillis.

Je gribouille beaucoup lorsque je m'ennuie.

Surtout lors des réunions d'équipe !

14 septembre 2016

Je mange des fraises

Tout en écoutant Arte.

Où est la pluie ?

Pas encore ici.

Seul le vent rafraichit l'air.

Le ciel est noir d'encre.

J'aime la nuit.

© Jeff Brouws, Vega, Texas 1991

11 septembre 2016

Contemplation du moment

Walker Pickering

9 septembre 2016

La fatigue me colle à la peau

Cette journée de rtt est la bienvenue.

Je me sens tellement fatiguée que je n'ai envie de rien.

Morosité du moment.

Je regarde les petites annonces de location.

Misère !!

Tout est très cher pour des logements qui sont loin d'être topissimes.

Bon...

Tomates mozzarella et saumon fumé pour le déjeuner !

Et sieste !

7 septembre 2016

Je suis épuisée....

Lorsqu'arrive la fin de la journée.

J'ai reçu une dame qui n'a pas payé ses factures d'énergie depuis un an !

Elle me dit qu'elle a un découvert de 300 euros tous les mois.

J'en ai reçu une autre qui ne peut pas payer sa facture d'électricité de 658 euros.

Et dont une coupure est programmée.

Elle est obligée de payer 50% de cette facture pour pouvoir demander une aide financière.

Nouveau réglement depuis le 01 juillet.

Pfffouuuuu.....

Et un monsieur qui vient sans rendez-vous pour une aide à l'accès au logement.

Un monsieur que je n'ai plus en suivi depuis trois mois car il perçoit des indemnités de chômage.

Il a signé un bail pour un autre arrondissement.

Je ne suis pas censée faire cette demande d'aide étant donné son changement de ressources et d'arrondissement.

Mais, comme je suis plutôt gentille, oui je le suis !, je vais instruire cette demande.

Car s'il attend un rendez-vous avec une assistante sociale de l'arrondissement où il a emmenagé, il dépassera les délais pour déposer cette demande.

Ouais...

C'est complexe !

Alors, je me transforme en bénévole.

De plus en plus...

Un peu trop...

Mais c'est le métier que j'ai choisi.

Et un autre qui me prend la tête avec "c'est mes droits !"

Ben ouais...

Et alors ??

Il oublie qu'un droit est accordé si les conditions d'octroi le permettent.

Je crois qu'il prend des médocs qui doivent le shooter un peu trop.

Et encore trois personnes qui attendent toujours la régularisation de leur dossier par le grand distributeur de prestations.

Et qui peuvent bien crever de faim en attendant.

J'en ai marre !!!

Et le pompom, c'est devoir supporter les plaintes incessantes de mes deux collègues.

Qui toutes deux se trouvent confrontées à l'égoïsme de leur époux, et semblent en difficulté pour affirmer leurs choix.

Entre l'un qui ne pense qu'à sa musique au détriment de sa vie de famille et l'autre qui se prend le choux pour un rien, je me dis que je suis vraiment bien seule.

M. a passé toute l'après-midi à se plaindre que son mari n'avait pas envie d'aller chercher leurs deux filles à la sortie de l'école primaire, deux fois par semaine, sous le prétexte qu'il n'aurait plus de temps pour lui, pour sa musique.

Elle, elle prétexte que ses filles rentrent fatiguées et sont intenables jusqu'au coucher.

Je crois surtout qu'elle ne veut pas avouer qu'elle non plus n'a pas envie de faire cet effort.

Et qu'elle n'a pas du tout envie de les suporter une fois rentrée chez elle.

Et renvoie un peu la responsabilité sur son mari qui quitte son travail plus tôt deux fois par semaine.

Qui est le plus égoïste des deux ?!

De ce que j'ai cru comprendre, c'est surtout elle qui voulait des enfants.

Lui, il a du y réfléchir.

Merci la spontanéité du désir !

C'est chouette la vie de famille !

Vivement le week end !!

31 août 2016

Chaleur

Qui m'épuise.

Qui m'empêche de dormir d'un sommeil profond.

Vivement le froid !

Le retour au travail s'est fait sans aucun enthousiasme.

Ecouter les collègues raconter leurs vacances m'a profondément ennuyé.

Comme si partir ailleurs était un exploit.

Ou le signe de sa propre valeur sociale.

Mouais....

Bof !

Une nouvelle recrue devrait bientôt arriver.

J'espère secrètement que ce sera un homme intelligent et charmant.

Ce qui mettrait un peu d'ambiance.

Mais, ne rêvons pas !

Ce sera encore une nana !

Peu de candidats à l'embauche ont postulé.

Je me demande si les nouveaux diplômés ont envie de travailler.

Ma collègue M. m'exaspère.

Elle fait toujours les choses bien, selon elle, évidemment.

Donc, elle n'a rien à se reprocher.

Contrairement à certaines personnes qu'elle suit.

Et donc ne se remettra jamais en question.

Une conne !

Et sa manie de parler alors que personne ne l'écoute.

Et n'a, surtout, pas envie de l'écouter.

Elle poursuit son monologue alors même qu'on quitte le bureau.

Comme si rien n'existait d'autre que sa petite personne.

Re BOF !

Oui ! 

Je râle !

Les rendez-vous prévus sont restés vides.

Ma permanence a accueilli trois personnes.

Dette d'électricité donc coupure.

Dette locative.

Et encore une dette locative.

Routine pour une assistante sociale.

Déjà fatiguée au bout de deux jour de rentrée...

Lecture de quelques blogs.

Quelques fois j'aimerais laissé un commentaire.

Et je me ravise.

Où cela mènerait-il ?

...

Bon !

Une petite douceur musicale pour se faire du bien  ?

Ouiiii !!!

25 août 2016

Banalités

Encore une nuit de sommeil en pointillé.

Dans les moment d'éveil, je pense à tout, à rien.

Certains souvenirs bien refoulés remontent à la surface alors qu'on ne s'y attend pas.

Vite !

Penser à autre chose !

La fin des vacances approche.

Je reprends le travail mardi prochain.

Le psy m'a donné rendez-vous pour le lundi dans l'après-midi.

Je n'ai plus de cigarettes...

Le café était très bon sans.

Cela fait un moment que je veux arrêter de m'intoxiquer, et, évidemment, après quelques jours d'arrêt, je suis en manque et, donc, je reprends, et donc, je me "jette avec furie", ou presque, sur la première clope du paquet que je suis allée acheter sans tarder.

C'est assez nouille et pathétique, il faut bien l'avouer.

J'avais trouvé sur youtube des séances d'hypnose pour arrêter de fumer.

J'en ai écouté quelques unes.

Bof !

Aucun effet.

Sans doute, n'étais-je pas assez réceptive.

J'en ai réécouté une mardi soir.

Je me suis rapidement endormie.

Et hier, je n'avais pas vraiment envie de fumer.

Du coup, j'ai réécouté la séance avant de m'endormir.

Pour le moment, je n'ai pas envie de fumer.

Combien de temps cela durera ?

Je verrais bien...

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