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Secrètes Pensées

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16 décembre 2015

Pfffouuuuu....

Après-midi archi blindée !

Blablabla...

Expliquer au couple en dette locative que leur demande d'aide financière auprès de la fondation Abbé Pierre n'ira pas de soi.

Certes, il y a une dette de plus de 1 000 euros.

Mais aucune procédure d'expulsion en cours.

Alors, je tente de leur faire comprendre que l'urgence n'est pas si urgente en fait.

Bof !

Tout ce que Monsieur me répond c'est qu'il est en dépression.

Mouais...

Certes, je le comprends.

Mais que fait-il pour trouver une solution à son problème ?

Rester dépressif ??

Je fais dans la précipitation.

Au point où j'en suis...

Drôle d'ambiance au bureau.

Tout le monde est plus ou moins en stress.

Ça ne discute que de Noël.

Comme si le monde s'arrêtait à ça.

J'attends avec impatience les quinze jours de congés qui débuteront demain soir.

Je grignote un bout de fromage avec des biscuits apéro.

Je suis épuisée.

Envie de rien...

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11 décembre 2015

Ce soir

Je suis crevée.

De ma journée.

De la semaine de travail.

J'ai juste envie d'aller dormir.

Et ne plus avoir à me réveiller.

Je sens le vide revenir en moi.

J'ai froid... 

9 décembre 2015

Burn out

Au bureau.

La semaine dernière, la blonde platinée s'est carrément faite "jetée" par une dame.

Cette dernière lui aurait dit qu'elle ne faisait rien pour elle, genre qu'elle est totalement incompétente.

La blonde a craqué.

Et s'est réfugiée dans son bureau pour pleurer.

Je n'étais pas au courant de cet évènement.

Je ne suis toujours pas censée savoir.

Dans la mesure où cela reste secret.

En fait, clairement tabou.

Elle est restée absente la semaine.

Et a prolongé son arrêt jusqu'à l'année prochaine.

La nouille de sous chef a dispatché, sans concertation, les rendez-vous qu'il n'a pu annuler.

Aujourd'hui, j'ai reçu, sur ma permanence, deux personnes suivies par la blonde platinée.

C'est la saison des demandes de remise gracieuses ou de délai de paiement de la taxe d'habitation et de la contribution audiovisuelle.

Ça demande un temps fou à chaque fois.

Une autre collègue est elle aussi en arrêt.

Elle était mal hier.

Elle aussi a beaucoup pleuré.

A l'abri des regards.

Et là encore, c'est tabou d'en parler officiellement.

Je ne pense pas qu'elle reprenne la semaine prochaine.

Dernière semaine de travail de l'année. 

C'est le stress au bureau entre la collègue totalement incompétente de l'accueil, les collègues en arrêt, les deux pleurnicheuses et les gens qui s'énervent pour un rien.

Vivement les congés de fin d'année !

Parce que là franchement, j'en ai RAS LE BOL !!

7 décembre 2015

Ecoeurée...

einstein

6 décembre 2015

Je suis sortie un peu en vrac

Ce matin.

Pour aller voter.

Rhaaa! 

Plus de place où se garer sur le parking de l'école!

J'en trouve une.

Ailleurs.

Je me gare un peu à l'arrache.

En faisant attention de ne pas gêner.

Il y avait déjà un peu de monde.

Plus que la dernière fois en mars.

Je prend tous les bulletins.

Je m'isole.

J'en choisi un.

Tiens ?!

Ils ont supprimé les poubelles.

Je plie le bulletin en 36.

Pour qu'il rentre correctement dans la petite enveloppe bleu.

Et j'attends mon tour.

Et voilà !

J'ai voté.

Je croise les doigts pour que le FHaine ait un score pourri.

Bon..

Une petite musique cool en ce dimanche gris.

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4 décembre 2015

Enfin en week end !

J'écoute agnès Obel.

Tout en fumant une cigarette.

Avec un café bien chaud.

Le temps est gris.

Mais il fait doux.

J'ai trainé au lit avant de me décider à me lever.

Je dois faire le tour des opticiens.

Pas envie de sortir ce matin.

Je lis les infos sur le net.

J'ai été gâtée cette semaine.

Une dame m'a offert deux boîtes de chocolats.

Une à partager avec mes collègues et une autre exclusivement pour moi.

Une autre dame,qui vient d'obtenir un logement social, m'a apportée des gâteaux pour me remercier de l'avoir aidée à faire sa demande de logement social par internet.

Elle a obtenu un logement en à peine 3 semaines.

Elle était super contente.

Moi, je temporisais en lui disant que ça pouvait être long avant d'obtenir une réponse positive. 

Je l'ai aidée à remplir son premier chèque.

Elle n'en avait jamais rempli de sa vie.

C'est fou ça !

Ça me fait penser que je dois payer ma taxe d'habitation.

Sinon, la vie de bureau suit son cours.

La peucherette de service a fait sa miséreuse en réunion d'équipe.

Elle se plaint et pose la question de l'urgence.

La nouille de sous chef lui a demandé de recevoir un couple en l'absence d'une collègue.

Elle n'a pas osé ou pas su dire non.

C'est bizarre, il ne vient jamais me demander ce genre de service.

Et il a encore redit qu'il y avait une note de service à ce propos.

Et qu'à ce moment là, il n'était pas disponible, soit-disant en réunion, car sinon, bien sûr, il l'aurait reçu le couple.

En réunion ?!

Mais oui !

En réunion avec lui même surtout !

Quel lâche !

La peucherette s'est plaint qu'elle était vraiment très sollicitée.

Que les gens viennent sans rendez-vous et demandent à la voir tout de suite.

Personne ne l'a soutenue.

Surtout pas moi.

Si au bout de 10 ans d'expérience, elle a du mal à poser des limites, elle devrait se remettre en question.

Je suis tentée de le lui dire.

Mais je pense qu'il vaut mieux que je m'abstienne.

Je crois qu'elle ne le supporterait pas trop.

Et je passerais pour la super vilaine et méchante de service.

Dimanche, j'irais voter.

En espérant que le FHaine ne passera pas.

Déjà qu'avec une présidente de département à droite, c'est pas la joie alors le FHaine à la tête de la région, Beurk, Beurk !

Quand je pense à la jeune collègue qui se dit déçue de la politique gouvernementale actuelle et qui est tentée par un vote bien à droite, je me dis qu'elle n'a rien compris à la complexité de la situation économique d'aujourd'hui.

Elle oublie que les impôts servent aussi à payer son salaire.

Je crois que la plupart des gens ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont de vivre en France.

Envie d'une autre cigarette... 

29 novembre 2015

J'ai froid

Rien fichu de fabuleux en ce dimanche froid.

Mais ensolleillé.

Mon ex amant veut me voir.

Non.

Pas envie.

Plus du tout envie d'ailleurs.

Il m'ennuie vraiment trop.

Textos insignifiants.

Je n'arrive pas à me plonger dans la lecture.

Alors j'écris.

Des trucs sans intérêt.

Ma mère doit passer.

M'apporter encore à manger.

Ça devient très régulier.

Au rythme où ça va, je n'aurais bientôt plus besoin de faire des courses !

Je vais me préparer un thé et grignoter des biscuits. 

26 novembre 2015

Phobie sociale

Elle vient comme gênée d'être là.

Cette dame brune.

Qui vit dans l'angoisse.

Elle a couru pour être à l'heure.

Elle habite à quelques rues du bureau.

Elle vient pour une dette locative.

Son propriétaire lui a remis une lettre.

Elle ne lit pas les courriers qu'elle reçoit.

Elle ne comprend pas pourquoi son propriétaire ne perçoit plus l'allocation de logement.

Je vérifie son dossier sur le site du grand distributeur de prestations sociales dédié au professionnels.

Le paiement de juin au propriétaire est revenu car ce dernier a sans doute omis de signaler un changement de compte bancaire.

Et donc l'allocation logement lui a été directement versée.

Elle répète qu'elle ne comprend pas.

Je lui explique que c'est un droit qui doit être versé.

Et à défaut du propriétaire, c'est elle qui en bénéficie directement.

Elle ne s'en était pas rendue compte.

Car elle n'ouvre pas les courriers de sa banque.

Elle me dit qu'elle n'est pas sortie de chez elle durant plusieurs semaines.

Et qu'elle confiait sa carte bleue à sa voisine pour que cette dernière lui fasse quelques courses.

Je lui dit que c'est une mauvaise idée.

Elle me confie avoir vaguement remarqué des dépenses dont elle ne se souvient plus lorsqu'elle a regardé un relevé de compte il y a trois semaines.

Et être à découvert.

Hou ! La ! La !

Je lui conseille de récupérer sa carte très rapidement et de demander un nouveau code confidentiel, voire une nouvelle carte.

Et de m'apporter tous ses derniers relevés de compte afin de faire le point.

Je lui dit mon inquiétude.

Que je souhaiterais contacter sa fille pour voir ensemble comment l'aider.

Elle refuse cette idée.

Elle a trop peur que sa fille la "tue".

Elle a récuperé sa carte de paiement. 

La voisine ne voulait pas la lui rendre.

Elle semblait un peu paniquée.

Je la soupçonne d'avoir abusé de la faiblesse de la dame brune.

D'avoir abuser de sa fragilité émotionnelle.

Je dois la revoir et réfléchir avec elle afin de trouver ensemble une solution pour qu'elle soit aidée dans son quotidien.

Encore une situation qui me touche.

Quelques fois, je me dis que je pourrais basculer.

Qu'il suffirait d'un petit évènement qui fasse ressurgir un truc profondément enfoui.

Un truc tellement angoissant et incontrôlable.

Que je me replierais sur moi-même au point de rester enfermée chez moi. 

Bon..

Un peu de musique.

Et une dernière cigarette.

19 novembre 2015

Je suis fatiguée...

De cette semaine de travail.

Plusieurs dossiers en attente.

De la tristesse.

J'ai reçu aujourd'hui cette dame à la maladie rare qui l'épuise moralement.

Elle me dit sa détresse, son mal être.

J'essaie de lui remonter le moral.

Je lui dit de profiter le plus possible de l'instant présent.

A la fin de l'entretien, je ne sais pas ce qui s'est passé en moi.

Mais...

Au moment de sortir du bureau, je me suis sentie tellement touchée par sa situation que j'en ai carrément pleuré.

Et elle a essayé de me consoler.

J'avais encore des rendez-vous à honorer.

Je me suis ressaisie comme j'ai pu.

J'ai continué mon travail.

Mais j'avais en moi cette tristesse.

Cette infinie tristesse qui persiste encore à l'intérieur de mon être... 

16 novembre 2015

Besoin de légèreté

Je suis arrivée en retard au bureau ce matin.

Ma stagiaire était déjà là.

La matinée a été dense.

Pas une minute de répit.

Vers midi, on me dit qu'il y aura une minute de silence.

Pfffouuuuu...

C'est tous les jours que nous devrions faire une minute de silence vu le nombre de morts injustes et horribles partout dans le monde.

Tout le monde s'est réuni à l'accueil pour cette minute.

Et après, s'en est retourné à ses occupations.

La vie continue.

Avoir peur est inutile. 


15 novembre 2015

C'est la guerre ??

Heu...

Peut être.

Une guerre contre le terrorisme c'est certain.

J'écoute France Inter.

Tout en pensant à ce qui s'est passé à Paris.

Tout comme pour Charlie, cela finira par se tasser.

Et chacun s'en retournera à ses petites préoccupations individualistes.

Après avoir déversé sa pseudo tristesse pour ceux qui n'ont pas directement vécu ces funestes évènements, histoire de se croire compatissants.

Alors, non, je ne suis pas Paris.

Tout comme je n'étais pas Charlie.

Bien sûr, je trouve ces attentats horribles.

Mais le fondement de ces actes trouve sa raison d'être, en partie, dans l'exclusion sociale.

L'exclusion dont chacun d'entre nous peut être le témoin silencieux au quotidien.

Et qui profite à un état religieux extrêmiste qui sait si bien enrôler les âmes perdues.

Et c'est cette exclusion que nous devons combattre.

Combattre l'injustice, les inégalités.

13 novembre 2015

Je traverse....

Le rayon vide des chaussettes et caleçons hommes.

Pour me rendre aux caisses.

Après cette journée de travail sans éclat.

J'arpente les allées du supermarché d'un pas tranquille.

Et je croise une jeune femme qui accompagne toujours une allocataire phobique sociale.

Elle me fait la bise.

Nous discutons un peu de cette jeune femme.

Qui se trouve dans je ne sais quel rayon.

Et nous poursuivons notre chemin chacune de notre côté.

Je rentre dans la nuit noire.

En pensant à tout un tas de trucs.

Boîte aux lettres vide.

Je range mes courses.

Allume mon ordinateur.

Me verse un verre de Muscadet.

Coupe un bout de fromage à grignoter.

Je regarde les infos de la 3.

Je zappe sur le Journal d'Arte.

J'enchaîne avec 28 minutes.

Ensuite, j'écoute de la musique.

Tout en fumant une dernière cigarette.

C'est le week end....

Enfin !

9 novembre 2015

Playlist du moment

 

7 novembre 2015

Cela fait longtemps

Que je n'ai pas écrit sur mes amours.

Autant le dire.

Il ne se passe rien.

Mais rien de rien !

Le désert.

Ma mère ne  me pose plus de questions.

C'est très bien.

Je m'étonne presque de ne ressentir aucun manque amoureux.

Aucun désir de rencontre.

J'accepte ma solitude.

Je ne me vois même pas avoir une relation quelconque avec un mec.

Je ne sais pas pourquoi.

Mais c'est ainsi.

Il fait un temps magnifique.

Allons faire le plein de lecture !

5 novembre 2015

Week end !

Je savoure !

Le moment où j'arrive enfin chez moi.

Où je me met à l'aise.

Et j'ai déja du plaisir à savoir que je ne serais pas obligée de me lever à 6 heures et demie pour aller travailler demain.

Ni lundi, ni mardi !

Et encore moins mercredi !

Ouiiii !

4 novembre 2015

Je n'ai que vous...

Il a laissé un message ce matin.

Pour dire qu'il viendrait sur ma permanence.

Il attend dans la salle.

Je remarque tout de suite qu'il est mal.

Il me tend un courrier du grand distributeur de prestations sociales.

Il déclare qu'il ne sait pas comment remplir ce formulaire.

Il a obtenu une allocation d'adulte handicapé en mai dernier.

Je ne suis plus sensée le recevoir.

Son statut ayant changé.

"Je n'ai que vous !" dit-il.

La dernière fois que je l'avait vu, il y a une dizaine de jours, il avait bu.

Je l'ai senti.

Et je lui avait demandé ce qu'il en était.

Il l'avait reconnu.

Il s'est remis à boire.

De la bière.

Beaucoup de bières.

Cette après-midi, il était hyper angoissé.

Il n'arrêtait pas de se lever pour essayer de se calmer.

Il était vraiment mal.

Il s'en veut.

Je lui conseille de voir un psy.

Il hésite.

Je l'aide à compléter le formulaire.

Je resterai disponible tant que je le pourrais.

Autre situation

La propriétaire d'une dame, que je suis, me contacte pour une dette locative de 2 000 euros.

Elle m'explique ce qu'il en est.

Me relate des faits de troubles de voisinage.

Qui ont heureusement cessé.

Le voisin direct est parti.

Il n'en pouvait plus de la musique à fond tous les jours.

Il aurait déposé une plainte.

Bon...

Je ne suis pas certaine de l'honnêteté de la jeune femme que je suis.

Elle m'avait avoué avoir un peu "magouillé" avec de fausses fiches de salaires pour la signature du bail.

Et ses parents se sont portés caution.

Parents qui l'auraient dépannée à deux reprises.

J'appelle la jeune femme.

Elle me dit que ce qu'il y a écrit sur le bail à la rubrique caution est faux !

Haaaa !

Hoooo!

C'est embêtant ça !

Surtout pour elle.

Elle s'est énervée.

Je la recadre.

Et lui rappelle qu'elle avait rendez-vous avec moi ce matin pour une demande d'aide financière.

Alors, elle me répond qu'elle avait oublié !

Visiblement, elle peut se passer de cette aide...

Ses difficultés ne doivent pas être si urgentes à résoudre.

Hé bien tant pis !

Elle saura reprendre contact avec moi.

J'en suis plus que certaine.

J'ai envie d'une dernière cigarette...

31 octobre 2015

Rien de fantastique

Ces derniers jours.

Au bureau, la peucherette poursuit ses lamentations.

Elle se plaint d'une dame qui lui demande de trouver une solution à ses problèmes financiers.

Je lui parle de surendettement.

Peut être est-ce possible ?

Elle n'y avait même pas pensé.

Elle raconte ensuite la situation d'un jeune homme, d'une trentaine d'années, désespéré, qui a des pertes de mémoire.

Il prend pas mal de médocs pour dormir et avoir un semblant de vie, d'après ce que j'ai pu comprendre.

Les somnifères à haute dose sont néfastes au possible.

Du coup, il note tout par peur d'oublier.

La peucherette nous dit qu'il a fait des études plutôt brillantes.

Qu'il n'a jamais voulu inquiéter sa famille avec son mal être.

Il ne veut pas aller au centre médicopsychologique car sa mère y est déjà suivie.

Il va mal.

Très mal, à mon avis.

Je lui suggère une rencontre avec une psychologue qui tient régulièrement une permanence dans nos bureaux.

Elle n'y avait même pas pensé !

Je me demande bien à quoi elle pense ??

Nous n'avons pas toujours des solutions à tout mais un minimum d'idées.

Et je place le mot bordel au scrabble...

Et dire qu'elle a été embauchée quelques mois avant moi.

Cela fait un peu plus de dix ans que je la côtoie.

Je la trouve un peu juste dans sa pratique professionnelle.

J'oserai même dire qu'elle est un peu fermée.

A tout ce qui ne la concerne pas directement.

Et hop !

Je place un X au bon endroit sur la grille du scrabble !

31 points !

Laissons le travail de côté.

Ce matin, je suis allée à la poste pour renvoyer une commande et poster une lettre en recommandé.

Je me suis bêtement trompée de lettre.

J'avais emportée la copie et non pas l'original.

J'ai donc du retourner chez moi.

En fin de matinée, ma mère est venue en coup de vent me porter à manger.

Oui.

Ma mère, 72 ans, me donne de la nourriture.

Et ce n'est pas la première fois.

Elle a commencé à me "nourrir" juste après ma rupture de l'aorte.

Combien de fois lui ai-je dit que j'étais plus qu'en capacité de me "nourrir" seule ?

Mais non !

Elle persiste.

Du coup, je la laisse faire.

C'est sans doute sa façon de prendre soin de moi, même si je ne suis plus une petite fille.

Notre histoire familiale explique cela.

Je me dis que je devrais être plus cool avec elle.

Car j'avoue que j'ai tendance à être un peu dure envers elle.

Merdoum !

Smartphone qui s'éteint juste au moment où je place le mot pixel !!

28 octobre 2015

Supporter la connerie

De la collègue mielleuse devient compliqué.

Nous discutions du médecin du conseil départemental, une femme d'une cinquantaine d'année.

Ma position est celle de défendre les personnes que nous suivons.

Et de faire remonter à sa direction ce qu'il en est.

Sans, bien sûr, donner de nom.

Nous ne sommes pas des délateurs.

Et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu écho de ce mépris.

La collègue mielleuse déclare qu'il faut des preuves.

Je lui dit que plusieurs personnes m'ont témoigné de l'attitude odieuse de ce médecin.

Au point de refuser de la rencontrer à nouveau.

Elle estime que cela ne suffit pas.

Que nous n'avons pas assister aux entretiens entre ces personnes et le médecin.

Que fait-elle de la parole de ces personnes que nous suivons, que nous connaissons, avec lesquelles nous avons développer une relation de confiance ?

Rien visiblement !

Je me pose la question de la considération qu'elle a envers les gens qu'elle suit.

Cette méfiance m'interroge fortement.

Ou plutôt cette crainte qu'elle a envers cette pseudo autorité.

Elle avait même émis l'idée que ce serait bien que les allocataires concernés viennent témoigner à la prochaine réunion qui aura lieu la semaine prochaine, avec la directrice, et son équipe, du service décisionnaire dont nous dépendons.

N'importe quoi !

Tout ça pour ne pas se mouiller.

Quelle lâcheté !

Ça me révolte !

Évidemment, encore une fois, elle me fait passer pour la vilaine, la mauvaise aux yeux de la jeune collègue qui partage notre bureau. 

Qu'importe !

La roue tourne.

Et il arrivera un moment où les autres se rendront compte de ce qu'elle est vraiment.

Une hypocrite manipulatrice égocentrique.

Je crois bien que je suis un chouia énervée !

27 octobre 2015

Retrouver un peu de sérénité

Journée de travail calme.

La peucherette est revenue de ses congés.

Et n'a pas arrêté de soupirer.

Pour ne pas changer.

Elle se dit débordée.

Débordée de rien.

Enfin, de peu de choses quand on y réfléchit.

Elle manque d'organisation.

Elle adopte une attitude faussement désinvolte.

Qui ne dupe qu'elle même.

La jeune collègue obsessionnelle nous relate l'entrevue entre un monsieur d'une cinquantaine d'année et le médecin du conseil départemental.

Le monsieur s'est contenu durant tout l'entretien avec ce médecin qui a pris son dossier (heureusement que c'était une photocopie) pour le déchirer prestement et le jeter à la poubelle.

Ce monsieur lui a fait part du mépris de ce médecin.

Voire même d'une attitude raciste envers les autres personnes qui étaient passées avant lui.

Ce n'est pas la première fois que ce médecin agit ainsi.

J'ai une dame qui m'a raconté être sortie en pleurs tellement elle s'est sentie rabaissée, humiliée.

En réunion d'équpe, quand j'ai déclaré qu'il nous fallait agir et porter la parole des personnes qui ont subi cette attitude, peu ont réagi.

A croire que le respect de la dignité n'a aucun intérêt.

Alors même que cela me semble être le fondement de notre quotidien professionnel.

Du coup, je ne m'étonne guère de cette lâcheté.

Mais elle me révolte.

J'ai besoin de décompresser... 

25 octobre 2015

Des trucs à écouter

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