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Secrètes Pensées
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psy
27 avril 2014

Dimanche immobile

Et très venteux.

Mon ex amant voudrait me revoir.

Pas du tout envie.

Trop ennuyeux.

Mais vraiment trop.

Vendredi, le psy m'a demandé si j'étais prête à la rencontre.

Je me demande bien où il veut en venir.

Je le sens très intéressé par ma vie privée.

Mais il ne s'y passe rien.

J'ai bien conscience que mon exigeance d'un minimum de qualité relationnelle doit me rendre un chouia restrictive.

Ou alors, c'est une manière de refouler.

Refouler une crainte, une peur de l'inconnu ou de la déception ??

Mouais...

Faut que j'y réfléchisse... 

Le psy avait encore assorti ses chaussettes à la couleur de son pantalon.

Cela m'a beaucoup amusée, je l'avoue.

Je ne le revoies pas avant un mois.

C'est l'heure de l'apéro ! 

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11 avril 2014

Légèreté ?

Le psy a déclaré, à la question que je lui posais sur l'éventualité de l'arrêt du suivi avec lui, qu'il trouvait que j'étais plus légère.

Que le fait de reprendre les séances, au moment où je me posais la question de la séparation d'avec mon ex, avait sans doute pour objectif de me rassurer sur ma capacité à vivre la solitude.

Mouais...

Je ne sais pas si son interprétation est pertinente.

Il est vrai que ma relation passée me pesait.

Et, qu'effectivement, vivre seule me fait un bien fou.

Bien sûr, j'ai tendance à vivre de manière socialement isolée.

Parce qu'en dehors du travail, je n'ai pas vraiment de vie sociale.

Pour le moment, je vis plutôt bien ma solitude.

Mais j'avoue quand même que je suis en manque de tendresse.

Voire de sexe.

Mon ex amant n'attend que mon signal pour me sauter dessus.

J'hésite.

Le point positif c'est que je le connais.

Mais justement, il est trop prévisible.

Bon...

Je crois que la période "sans" va se prolonger.

14 mars 2014

Flou

Semaine de travail sans motivation.

Encore une dépressive.

Et une famille dont l'appartement a été détruit par un incendie du à un court circuit.

Et qui veut absolument que je lui trouve un appartement en hlm de suite !

Ouiiii !!!

Elle est passée où ma fichue baguette magique ?!!

Une collègue démissionne pour un poste dans une autre région.

Il n'y a toujours pas de remplaçants pour celles qui n'ont pas voulu renouveller leur cdd.

Une autre collègue n'en peut plus et pense sérieusement chercher ailleurs.

Elle s'est faite laminée lors d'un entretien avec les deux idiots qui nous servent de supérieurs hiérarchiques.

L'ambiance de travail est toujours aussi étrange.

Elle oscille entre deux univers.

Plutôt sympathique entre les collègues, pas avec toutes !,  et pleine de défiance envers la hiérarchie.

De quoi devenir schizo !

Ce matin, blabla avec le psy.

Je n'avais pas envie de parler.

Et puis, finalement j'ai parlé de ma famille et encore du travail.

Il en est ressorti que le flou prédomine dans les deux sphères.

Ce qui m'épuise.

Je me suis plantée quant au rendez vous avec le dentiste !

J'avais rendez vous avec lui ce matin avant le psy alors que je l'avais noté pour l'après-midi.

Je vais devoir attendre encore 15 jours.

Au point où j'en suis...

J'ai déjà attendu 3 mois !

Je ne sais pas pourquoi mais le dentiste m'agace !

Je le trouve limite prétentieux.

J'ai un intense besoin de décompresser...

Là, tout de suite !!!

4 février 2014

J'ai froid

Et je suis fatiguée.

Je n'ai même pas faim.

Journée de travail sans grand intérêt.

Excepté la nouvelle secrétaire qui craque.

Vu l'idiot qui nous sert de directeur, je la comprends.

La grande C se prépare secrètement pour remplacer une collègue qui ne compte pas rester.

Elle ne sait pas que je l'ai deviné.

Les gens sont bien plus prévisibles qu'ils ne le pensent.

Vendredi dernier, je n'avais pas envie de parler au psy.

Qui porte des chaussures marron de la marque Camper.

Modèle Pelota.

Avec des chaussettes de couleur unie.

Assorties à ses pantalons.

Il en est ressorti que je n'ai pas d'attache.

Que ma vie est telle une mer d'huile.

Lisse.

Pour ne pas dire plate, terne ??

Mmmm ?

Mouais...

Hé bien...

Pour le moment, c'est ce qui me convient.

6 décembre 2013

Irrespect

Cette semaine, au travail, a encore été le théâtre d'émotions contradictoires.

Je dois constamment m'adapter psychiquement.

Que ce soit avec les personnes que je reçois de manière individuelle ou avec mes collègues qui viennent se confier.

L'imbécile qui nous sert de chef fait n'importe quoi et accuse autrui pour ne pas être pris en faute.

Une collègue s'est mise en arrêt maladie suite à des propos désobligeant de la direction.

Elle aurait été traitée d'incompétente.

Elle ne l'a pas supporté.

La collègue en partance ne sera pas remplacée avant l'année prochaine.

La peucherette s'est trouvée confrontée à la hargne de la soeur d'un de ses suivis.

Soeur du monsieur qui a débarqué sans prévenir et qui voulait absolument en découdre avec elle.

La peucherette s'est réfugiée dans le bureau des secrétaires.

Elle a craqué et a pleuré.

Elle avait peur.

Malgré son incompétence, l'imbécile de chef a quand même su gérer la situation. 

Ce matin, après la séance chez le psy, j'ai compris que je ne voulais plus qu'on me manque de respect.

Et qu'Il ne me respectait pas tant que ça.

Et que c'est la principale raison du délitement de notre relation.

Il n'a toujours pas trouvé de logement.

Ce qui commence à me peser.

Et comme d'habitude, il attendra le dernier moment pour organiser son déménagement.

Pfffouuuuuu....

Après lui, j'ai décidé de rester seule le temps qu'il faudra pour me retrouver, me ressourcer.

J'en ai vraiment un grand besoin !

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22 novembre 2013

Ce que je retiens...

De ma séance chez le psy, c'est qu'il semblait curieux de savoir pourqoi j'ai repris rendez-vous.

Je lui ai simplement expliqué que je me posais toujours des questions sur moi-même.

Et que c'était le seul lieu où je pouvais m'exprimer librement.

J'ai parlé de l'ambiance du travail.

Et je lui ai également dit que je me séparais.

Ce qui a semblé l'étonné.

Il a posé plus de questions que les autres fois.

J'ai compris certaines choses.

Mais ça ne suffit pas encore pour m'apaiser.

Je suis seule ce week end.

Et il n'a toujours pas trouvé de logement.

Il me dit qu'il sera parti avant la fin de l'année.

Mais au train où vont les choses, je me dis qu'il sera peut être encore là en janvier.

Tant qu'il sera là, je resterai comme paralysée.

16 C° à l'intérieur.

Bon...

Ben...

Je crois bien que je vais être obligée d'allumer le radiateur... 

26 avril 2013

Interruption momentanée

Je reviens de chez le psy.

Je lui ai dit que je souhaitais faire une pause dans le suivi.

Pause à durée indéterminée. 

Il est d'accord avec cette idée. 

Hé bien...

J'avoue que je me sens comme libérée. 

Je ne sais pas la raison de cette sensation. 

Mais ça me fait du bien.

Il ne me vient même pas l'idée de reprendre contact avec un psy dans le futur.

Là c'est tout frais, donc c'est un peu bête ce que je viens d'écrire...

Lui pense à une psychanalyse pour creuser.

Boooof !!!

 Je connais ce que cache mon ombre.

Et je n'ai pas envie d'y mettre de la lumière. 

12 avril 2013

Le psy avait mauvaise mine

Ce matin.

Je n'avais pas envie de parler.

À un moment, je lui ai demandé son avis pour ce qui est d'arrêter le suivi.

Il a esquivé par une question sur autre chose .

Il avait l'air ailleurs.

J'ai eu le sentiment de me répéter.

Du coup, je me demande si le psy n'essaie pas, insconsciemment, de me retenir.

Je n'arrive toujours pas à déterminer le bénéfice des séances.

Sinon...

Je suis allée changer de coiffure.

Une demie heure d'attente avant le shampoing.

J'étais à deux doigts de partir.

La jeune coiffeuse avait l'air bougon.

J'irais ailleurs pour la prochaine coupe.

Je n'ai pas faim.

En revanche, je dis oui à un petit apéro ! 

16 mars 2013

Envie de rien...

Aujourd'hui.

Je suis seule pour quelques jours.

Il accompagne sa mère à l'étranger.

Il reviendra dans la soirée de mercredi.

Cela me laisse du temps pour réfléchir.

A ce que je veux vraiment de ma vie.

Réflexion réccurente qui, au final, n'aboutit à rien de plus qu'à une procrastination intense.

Hier, chez le psy, je n'ai fait que parler de travail.

Et je lui ai dit que je pensais arrêter le suivi.

Je suis encore dans l'hésitation.

J'ai l'impression de tourner en rond.

Au début, j'avais besoin de faire le point sur un ressenti lié au travail.

Il a bien remarqué que je m'exprimais surtout sur ça.

J'ai dévoilé une partie de mon passé.

Mais pas ma vie personnelle actuelle.

Ce n'est pas difficile de deviner que j'évite d'aborder cette part de mon existence.

Sûrement pour ne pas être confrontée réellement à mes démons.

A mes peurs inavouées.

A mes faiblesses.

Il m'a demandé d'y réfléchir. 

Je le revois dans un mois. 

Café, clope.

Intoxication corporelle volontaire.

2 mars 2013

Attendre

Hier, en séance chez le psy, j'ai reparlé de la famille pour laquelle la justice a décidé un placement des enfants.

Monsieur est venu me voir.

La situation a évolué.

Elle s'est stabilisée.

La mère a pu trouver un logement.

Les enfants ont un toit.

C'est l'essentiel.

En relatant cette situation, il est apparu deux choses.

La notion de secret.

Monsieur me demande de garder secret le changement de situation de sa famille.

Et celle de séparation.

Potentielle liée à la décision de placement.

Et cela me renvoie évidemment à mon propre vécu actuel.

Entre son secret.

Et l'idée sous-jacente d'une séparation éventuelle si le secret était levé.

Je réfléchis.

Finalement, il ne la rencontrera pas ce week end.

Et je temporise.

Rien ne sert de précipiter les évènements.

Suis-je réellement prête à l'idée de me séparer ?

Je crois que je dois encore me consacrer à une réflexion sur ce qui me retient.

15 février 2013

Incohérence

C''est ce qui ressort de la séance psy d'aujourd'hui.

Pas eu envie de parler de ma vie personnelle.

D'ailleurs, je me dis que je vais éviter autant que possible d'en parler. 

Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas envie de m'exprimer sur ma vie privée.

Mais c'est ainsi pour le moment.

Du coup, j'ai axé la séance sur la situation des enfants placés.

La fin de la séance a tourné un peu en rond.

Et voilà.

Suis je plus avancée ?

Bof ....

J'ai faim ! 

1 février 2013

Ne penser à rien d'autre...

Qu'au farniente !

Enfin en congés !

C'est trop bien !

Hier, j'ai enfin réussi à écrire l'argumentaire pour l'aide financière.

J'ai trouvé l'inspiration nécessaire.

Une dame m'a réclamé une aide financière au dernier moment.

Il a fallu que je m'y colle.

Bon.

Pas sûre que l'aide soit accordée.

Ce que je lui ai dit.

Elle a une dette locative et risque une expulsion.

Une aide pour le logement via le fonds de solidarité serait rejetée.

Son taux d'effort dépasse les 50 %.

Ça ne l'a pas empêché de me proposer une invitation au resto !

Ce que j'ai aimablement refusé.

Elle m'avait offert un foulard rose des plus voyants.

Que je ne porterais pas.

Ainsi qu'un gilet cape noir au col en fourure de lapin.

Made in China.

Que je laisse au bureau en cas de frimas.

Et pourtant je ne la ménage pas !

Ce matin, séance psy.

Et blablabla sur le travail.

Absurdité et non sens du système.

19 janvier 2013

Ambivalence

Hier.

Je n'avais pas envie de parler au psy.

Je me suis obligée à y aller quand même.

Au début de la séance, je tripotais mon smartphone.

Sans doute à la recherche d'une soudaine inspiration.

Cela ne lui a visiblement pas plu.

Il m'a demandé comment, d'après moi, cela pouvait être interprété par l'autre.

Je suppose qu'il voulait me signifier que je lui manquais de respect.

Ce qui n'était pas le cas.

Je lui ai répondu que je ne savais pas car je n'étais pas dans sa tête.

Evidemment, j'ai arrêté de manipuler mon mobile.

Il est ressorti, de cette séance, que je suis dans l'ambivalence autant sur le plan professionnel que personnel et même à l'égard du suivi psy.

Il a dit que je semblais être absente tout en étant présente lors des séances.

Mouais...

Ce n'est guère compliqué de comprendre que je n'ai pas envie de me dévoiler plus que nécessaire.

Et de comprendre que j'ai un besoin profond d'évoluer.

Mais dans quel sens ?

Là est LA question.

Celle du sens.

L'ambivalence est présente chez moi depuis des mois.

Si ce n'est des années.

J'essaie de réfléchir sur le pourquoi.

Je me dis que cela vient sans doute en partie de ma famille.

De mon éducation.

De mes parents qui vivaient dans une forme de prudence envers plein de choses.

Voire dans une forme de peur.

Peur de l'inconnu ou de l'avenir peut être.

Je ne sais pas...

Ce que je sais en revanche c'est que ma mère a certainement une grande influence sur mon état.

Sans même que je le veuille .

Hélas.

Elle se comporte beaucoup trop comme une enfant qui voudrait qu'on prenne tout en charge excepté l'aspect capricieux d'une vie sans soucis. 

Elle m'exaspère.

Est ce que je serais, inconsciemment , dans une forme de fidélité par rapport à elle ?

Comme si ce fichu insconcient refusait de couper le cordon ?

Zut de zut !

Si ça se trouve, je suis complètement à côté de la plaque !!

Le psy s'interroge.

Hé bien...

Moi aussi !

En tout cas, il semble un peu plus "bavard" depuis que je lui ai dit que je n'aimais pas le silence.

Il n'y a jamais de silence chez moi.

Soit j'écoute de la musique, soit la télé est allumée.

Et il m'a encore regardée étrangement à la fin de la séance.

Un regard fixe et pénétrant qui semble interrogateur.

5 janvier 2013

Statistiques des visites du blog

De temps en temps, j'ai la curiosité de regarder les statistiques.

Je remarque que le blog a un visiteur très régulier depuis décembre.

Il y en avait un autre très régulier également.

Qui ne vient plus.

Et un autre lecteur qui se reconnaîtra.

Selon l'IP, cet(te) inconnu(e) de décembre résiderait aux états unis.

On peut être localisé grace à son adresse IP.

Savoir si cette géolocalisation est exacte, je ne saurais l'affirmer. 

Et j'avoue que je suis étonnée qu'on puisse passer du temps à lire des pages et des pages de ce blog. 

Ce qui est écrit doit avoir un certain interêt.

C'est sûr ! 

Non ?

Ha ?! Zut alors..

A  part ça ?

La perspective du retour au bureau a délié ma langue lors de la séance psy. 

Je n'ai pas arrêter de râler.

Au final, il ressort de tout mon blabla que j'ai perdu le sens qui animait ma motivation des débuts.

Et que, oui, c'est une (des) raison(s) de mon épuisement.

La perte de sens, je l'avais bien pressentie.

Et comme d'habitude, le psy m'a regardée bizarrement à la fin de la séance.

14 décembre 2012

Ne rien dire de soi

J'ai vu mon médecin hier.

Sinusite.

Elle m'a prescrit deux, trois trucs.

Que je ne pense pas prendre.

D'ailleurs, ce matin, j'avais oublié l'ordonnance à la maison.

Acte volontairement manqué.

Je me sens si fatiguée en ce moment.

Au-delà de la sinusite...

Je me sens totalement vide de tout.

J'ai vu le psy.

Il avait de nouvelles chaussures.

A lacets en cuir marron.

Très bourgeois.

Toujours présenter une image lisse de soi.

C'est sûrement ce qu'il a du acquérir au fil de son expérience.

Je n'avais pas envie de lui dire quoi que ce soit.

Je suis restée silencieuse longtemps.

Et je me suis levée pour partir avant la fin de la séance.

Il a voulu me retenir en disant que ce que j'avais peut être envie de dire est dur à dire.

J'ai répondu que je n'avais pas envie de parler.

Il m'a donné un rendez-vous pour l'année prochaine.

Oui.

Je sens bien que ce que je ressens est bien plus profond qu'un blues passager.

Et en fait, le pire c'est que je ne sais même pas d'où ça vient.

Certes, j'ai un vécu qui pourrait apporter en partie une réponse.

Mais je ne suis pas sûre que tout le vide que j'éprouve vienne de là.

Je me demande si je ne suis pas simplement au bout du bout.

Que ma force de résistance s'en est allée.

Et que je suis à présent épuisée.

30 novembre 2012

Tabou

J'ai revu le psy aujourd'hui.

Parce qu'il m'arrive d'avoir des pensées suicidaires.

Et cela de manière réccurente.

J'ai parlé de ce que j'ai vécu enfant et adolescente surtout.

Traumatisme.

Plusieurs même.

Mais ça, je le savais depuis longtemps.

Entre le placement en foyer lorsque ma mère a été malade de la tuberculose, l'accident de ma soeur, le départ soudain de ma mère lorsque j'avais 10 ans, la violence d'un père tyrannique et l'angoisse quotidienne qui régnait à la maison durant des années, je sais d'où vient ma souffrance.

Longtemps j'ai vécu dans un état de bohème adolescente paumée.

Par refus inconscient de devenir adulte.

Rien ne s'est exprimé dans ma famille.

Car je pense que si ça arrivait, je ne le surmonterais pas.

Nous nous sommes tous construits dans le non dit de cette souffrance.

Se mettre à l'abri de la violence du passé est une question de survie.

Mais lorsque cette souffrance veut se faire entendre...

Il faut trouver une porte.

Et surtout la clé de cette porte qui ne veut asbsolument pas s'ouvrir.

5 octobre 2012

Pas envie de parler au psy

Non pas envie.

Depuis quelques jours, je me disais que j'allais annuler le rendez-vous de ce matin.

Ce que j'ai fait.

Non pas que je n'ai pas besoin de m'exprimer.

Mais bien plus parce que je trouve qu'il manque trop de répondant.

Le silence, c'est bien beau mais j'ai trop souvent ressenti être dans le monologue.

Si c'est pour faire une auto analyse, autant rester chez moi.

Ma semaine a été pénible sur le plan émotionnel.

Situations merdiques qui se sont enchaînées.

Une dame qui dort dans sa voiture.

Orientée par l'imbécile de chef sous prétexte que je suis "experte".

Experte en quoi ?

En situations tragiques ??

Elle a été expulsée il y a 4 ans.

A un important problème de santé.

Pas de solution de logement durable dans l'immédiat.

Elle ne veut pas aller en foyer.

Et je fais quoi, moi ??

J'écoute.

Je lui offre un café, des clopes, lui donne des tickets resto.

Et je la laisse repartir vers sa destinée misérable du moment...

Ensuite, j'ai reçu, pour la première fois, un jeune couple dont la dame est enceinte de 7 mois.

Qui dorment dans leur voiture, eux aussi.

Ils en ont eu assez de leur logement à la toiture délabrée qui laissait passer la pluie.

Et, donc, ont décidé de quitter leur appartement.

Sans aucune solution de relogement.

Ils sont sans domicile depuis 6 mois.

Malgré cela, ils restent vaillants et optimistes.

je leur donne une liste d'hôtels meublés.

C'est tout ce que je peux faire dans l'immédiat.

Mais elle commence tout de même à désespérer car tous les propriétaires qu'elle contacte via les petites annonces refusent de louer quand elle leur annonce qu'elle est au RSA.

La peur du "pauvre" qui ne paie pas son loyer.

Pfffouuuuuuuu.....

Bon...

C'est le week end.

Autant me reposer les neurones.

Et cesser de m'inquiéter.

Car ça ne changera pas grand chose pour le moment.

8 septembre 2012

Poursuivre ou cesser...

La reprise du travail a été lente et plutôt courte.

Juste trois jours.

Une nouvelle a remplacé celle embauchée avant les congés. Cette dernière manquait de rigueur.

La sous chef blonde en partance est dans un état de relâchement.

J'ai l'impression qu'il règne une ambiance étrange, mélange de distance et de défiance sous une apparente bonhommie.

J'ai donc revu le psy hier.

Je lui ai dit que je réflechissais à l'idée de mettre fin à nos séances.

Que revenir dans un lieu où ma mère avait travaillé il y a plusieurs années, bien avant que cela soit un service psy, m'avait interpellé.

Et qu'en plus, il se situe dans le quartier où j'ai vécu vingt cinq ans d'une vie faite de souffrance me pose question sur le bénéfice que je peux symboliquement retirer de ces séances.

Car remontent à ma conscience de trop nombreux souvenirs enfouis bien profondément dans les méandres de ma mémoire.

Je déteste ça !

Il a répondu que la question à se poser était de définir l'objectif du suivi. 

C'est bien simple.

Je veux me comprendre.

Comprendre pourquoi j'ai telle ou telle réaction comportementale face à une situation donnée.

Je me connais suffisamment à présent pour savoir que beaucoup de ce que je mets en oeuvre comme comportements est lié inévitablement à ce que j'ai pu vivre plus jeune.

Mettre en paroles ce vécu et les ressentis peut-il avoir un réel impact sur ma conduite présente et à venir ?

Je ne sais pas répondre à cette question.

Et visiblement, le psy ne le pourra peut être pas non plus.

J'ai l'impression que je trouve par moi-même les réponses à mes questions lors des séances.

Je trouve vraiment qu'il manque de répondant et de finesse dans l'analyse de mon discours.

Je dois le revoir dans un mois.

D'ici là, j'ai bien le temps de réfléchir encore à ce que je souhaite pour mon bien être psychologique.

28 juillet 2012

Sans titre

De temps en temps, je jette un oeil sur les statistiques.

Et je me demande qui sont mes lecteurs.

Ceux qui visiblement viennent régulièrement me lire.

J'en connais un qui se reconnaîtra.

Ceux qui passent tels des éclairs.

Tous ces inconnus.

Qui le resteront.

...

27° à l'intérieur.

La chaleur s'installe.

Café.

Clope.

Hier, j'ai zappé mon rendez-vous de 11 heures et demie avec le psy.

En fait, j'avais bien prévu de m'y rendre.

Mais je n'ai pas vu le temps passé.

Du coup, j'étais en retard.

Je l'ai appelé pour m'excuser.

Il m'attendait évidemment.

Et était même étonné de ne pas me voir. 

J'ai vaguement ressenti, au ton de sa voix, qu'il semblait content que j'ai appelé.

Je me demande si je n'imagine pas des trucs.

Je le reverrais le premier vendredi de septembre.

Acte manqué ?

Sans doute.

La veille, j'avais eu envie d'annuler ce rendez vous.

Par pure paresse.

Car j'aime bien "traîner" chez moi le matin.

Bon...

A la douche !

14 juillet 2012

Blasée ?

Ce matin...

Je me suis réveillée fatiguée.

Pourtant, nous avons passé une soirée plutôt agréable hier.

Sortie restaurant en famille.

Ma mère est toujours aussi nouille avec l'argent.

Faut vraiment qu'elle consulte un psy !

Quant à mon frère ça n'est guère mieux.

M'enfin...

Du coup, j'en viens à me poser tout un tas de questions sur moi.

Moi et l'argent.

Moi et ma famille.

Moi et les autres.

Moi Moi Moi !

Le psy ne m'a guère apporté d'éclairage hier.

J'ai encore déversé sur le travail.

En fait, je n'ai pas envie de parler de mon passé ou même de ma vie personnelle.

Je me demande si ce n'est pas ce qu'il attend finalement.

Je dois le revoir dans quinze jours.

Ensuite, je serais en vacances et lui aussi.

Je reprendrais les séances en septembre.

Peut être...

Besoin de vitamines !

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