Fait chaud !
Dernière cigarette de la journée...
Fin d'une semaine de travail où j'ai beaucoup écouté.
Et rassurer comme j'ai pu.
J'ai reçu une dame suivie par ma collègue en désamour et en congés.
Elle avait besoin d'être rassurée.
Le flamby de chef de service est venu me voir pour me demander si j'étais disponible pour la recevoir.
Bof !
Mais je me suis obligée à le faire car la permanence d'une autre collègue était déjà bien pleine à 11 heures 40.
Donc, je la reçois.
Je fais le point de sa situation de dette locative.
Elle veut que je discute avec son propriétaire.
Plutôt conciliant et conscient des difficultés de la dame.
Elle veut également que je discute avec son garant.
Son ex compagnon et père de ses deux filles .
A un moment, je lui demande ce qu'il a été convenu de la solution trouvée.
Elle répond de manière confuse.
J'avais bien senti, dès le début de l'entretien, qu'elle semblait anxieuse et en souffrance.
Bingo !
Elle est en dépression depuis des années.
Je lui pose quelques questions pour comprendre son mal être
Et nous voilà parties dans une discussion sans fin.
Jusqu' à 13 heures 15.
Où l'agent d'accueil se permet de toquer à la porte du bureau pour m'annoncer qu'une dame m'attend pour ma permanence, qui débute à cette heure là.
Nous n'avons pas vu le temps passer...
De son histoire de vie, je retiens une souffrance faite d'un vide immense d'amour.
Le père est parti dès l'annonce de la grossesse en 1968.
Elle ne l'a jamais connu.
Sa mère avait alors 17 ans.
Sans doute trop jeune, sans argent et inexpérimentée de la vie.
Elle a été confiée à une nourrice.
Avec sa soeur.
Dont je ne sais si le père est le même ou pas.
Et dont je ne connais pas l'âge non plus.
Mais qui, de ce que j'ai compris, est elle aussi en souffrance.
Trop de souffrance...
Pfouuuuuuuu...