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Secrètes Pensées
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31 octobre 2015

Rien de fantastique

Ces derniers jours.

Au bureau, la peucherette poursuit ses lamentations.

Elle se plaint d'une dame qui lui demande de trouver une solution à ses problèmes financiers.

Je lui parle de surendettement.

Peut être est-ce possible ?

Elle n'y avait même pas pensé.

Elle raconte ensuite la situation d'un jeune homme, d'une trentaine d'années, désespéré, qui a des pertes de mémoire.

Il prend pas mal de médocs pour dormir et avoir un semblant de vie, d'après ce que j'ai pu comprendre.

Les somnifères à haute dose sont néfastes au possible.

Du coup, il note tout par peur d'oublier.

La peucherette nous dit qu'il a fait des études plutôt brillantes.

Qu'il n'a jamais voulu inquiéter sa famille avec son mal être.

Il ne veut pas aller au centre médicopsychologique car sa mère y est déjà suivie.

Il va mal.

Très mal, à mon avis.

Je lui suggère une rencontre avec une psychologue qui tient régulièrement une permanence dans nos bureaux.

Elle n'y avait même pas pensé !

Je me demande bien à quoi elle pense ??

Nous n'avons pas toujours des solutions à tout mais un minimum d'idées.

Et je place le mot bordel au scrabble...

Et dire qu'elle a été embauchée quelques mois avant moi.

Cela fait un peu plus de dix ans que je la côtoie.

Je la trouve un peu juste dans sa pratique professionnelle.

J'oserai même dire qu'elle est un peu fermée.

A tout ce qui ne la concerne pas directement.

Et hop !

Je place un X au bon endroit sur la grille du scrabble !

31 points !

Laissons le travail de côté.

Ce matin, je suis allée à la poste pour renvoyer une commande et poster une lettre en recommandé.

Je me suis bêtement trompée de lettre.

J'avais emportée la copie et non pas l'original.

J'ai donc du retourner chez moi.

En fin de matinée, ma mère est venue en coup de vent me porter à manger.

Oui.

Ma mère, 72 ans, me donne de la nourriture.

Et ce n'est pas la première fois.

Elle a commencé à me "nourrir" juste après ma rupture de l'aorte.

Combien de fois lui ai-je dit que j'étais plus qu'en capacité de me "nourrir" seule ?

Mais non !

Elle persiste.

Du coup, je la laisse faire.

C'est sans doute sa façon de prendre soin de moi, même si je ne suis plus une petite fille.

Notre histoire familiale explique cela.

Je me dis que je devrais être plus cool avec elle.

Car j'avoue que j'ai tendance à être un peu dure envers elle.

Merdoum !

Smartphone qui s'éteint juste au moment où je place le mot pixel !!

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28 octobre 2015

Supporter la connerie

De la collègue mielleuse devient compliqué.

Nous discutions du médecin du conseil départemental, une femme d'une cinquantaine d'année.

Ma position est celle de défendre les personnes que nous suivons.

Et de faire remonter à sa direction ce qu'il en est.

Sans, bien sûr, donner de nom.

Nous ne sommes pas des délateurs.

Et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu écho de ce mépris.

La collègue mielleuse déclare qu'il faut des preuves.

Je lui dit que plusieurs personnes m'ont témoigné de l'attitude odieuse de ce médecin.

Au point de refuser de la rencontrer à nouveau.

Elle estime que cela ne suffit pas.

Que nous n'avons pas assister aux entretiens entre ces personnes et le médecin.

Que fait-elle de la parole de ces personnes que nous suivons, que nous connaissons, avec lesquelles nous avons développer une relation de confiance ?

Rien visiblement !

Je me pose la question de la considération qu'elle a envers les gens qu'elle suit.

Cette méfiance m'interroge fortement.

Ou plutôt cette crainte qu'elle a envers cette pseudo autorité.

Elle avait même émis l'idée que ce serait bien que les allocataires concernés viennent témoigner à la prochaine réunion qui aura lieu la semaine prochaine, avec la directrice, et son équipe, du service décisionnaire dont nous dépendons.

N'importe quoi !

Tout ça pour ne pas se mouiller.

Quelle lâcheté !

Ça me révolte !

Évidemment, encore une fois, elle me fait passer pour la vilaine, la mauvaise aux yeux de la jeune collègue qui partage notre bureau. 

Qu'importe !

La roue tourne.

Et il arrivera un moment où les autres se rendront compte de ce qu'elle est vraiment.

Une hypocrite manipulatrice égocentrique.

Je crois bien que je suis un chouia énervée !

27 octobre 2015

Retrouver un peu de sérénité

Journée de travail calme.

La peucherette est revenue de ses congés.

Et n'a pas arrêté de soupirer.

Pour ne pas changer.

Elle se dit débordée.

Débordée de rien.

Enfin, de peu de choses quand on y réfléchit.

Elle manque d'organisation.

Elle adopte une attitude faussement désinvolte.

Qui ne dupe qu'elle même.

La jeune collègue obsessionnelle nous relate l'entrevue entre un monsieur d'une cinquantaine d'année et le médecin du conseil départemental.

Le monsieur s'est contenu durant tout l'entretien avec ce médecin qui a pris son dossier (heureusement que c'était une photocopie) pour le déchirer prestement et le jeter à la poubelle.

Ce monsieur lui a fait part du mépris de ce médecin.

Voire même d'une attitude raciste envers les autres personnes qui étaient passées avant lui.

Ce n'est pas la première fois que ce médecin agit ainsi.

J'ai une dame qui m'a raconté être sortie en pleurs tellement elle s'est sentie rabaissée, humiliée.

En réunion d'équpe, quand j'ai déclaré qu'il nous fallait agir et porter la parole des personnes qui ont subi cette attitude, peu ont réagi.

A croire que le respect de la dignité n'a aucun intérêt.

Alors même que cela me semble être le fondement de notre quotidien professionnel.

Du coup, je ne m'étonne guère de cette lâcheté.

Mais elle me révolte.

J'ai besoin de décompresser... 

25 octobre 2015

Des trucs à écouter

24 octobre 2015

Un samedi tranquille

Je fume une dernière cigarette.

Pensive.

Déjeuner avec la famille dans un petit resto à Cadenet.

Journée ensoleillée.

Rien fichu l'après-midi.

Car sortie un peu pompette du repas.

Au dessert plus que décevant.

Tartelette aux pommes caramélisées.

Fond de tarte et chantilly industriels.

Dessert sorti tout droit du réfrigérateur.

Mon frère me demande si j'ai revu le cardiologue.

Non.

Je devrais.

Mais non. 

J'écoute Sigur Ros.

Mélancolique.

Cela fait à présent quasiment 2 ans que je suis seule.

La solitude me convient.

Mais j'avoue que certains jours, j'aimerais sentir la chaleur d'un corps contre le mien.

Sinon, excepté cela, je ne ressens pas de manque ou de vide amoureux.

Tant mieux finalement.

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20 octobre 2015

La haine

La collègue mielleuse s'imagine que je suis loin de deviner qui elle est vraiment.

Je l'observe.

J'écoute son blabla pseudo intellectuel culturé.

Sous culturé plutôt.

Qui, en fait, est bien creux.

Elle s'essaie à employer et construire des expressions toutes faites trouvées dans ses bouquins de méditation.

En dehors de ça et d'elle-même, rien ne l'intéresse.

Elle est incapable d'émettre une critique constructive sur un film par exemple.

Elle se construit un royaume de paille en se montrant gentille avec celles en qui elle a décelé une petite faille narcissique.

Elle les vampirise l'air de rien.

Pour ce qui est de moi, je pense qu'elle me hait.

Oui !

Carrément.

Car je ne suis pas dupe de ses gesticulations manipulatrices pour se rendre populaire.

A une époque, elle "achetait" l'amour des autres en payant à chaque fois l'addition du bar.

C'en était devenu tellement génant que certaines refusaient de sortir avec elle.

Comme nous partageons le même bureau, je suis bien obligée de la supporter.

Elle a fait en sorte de devenir super copine avec les deux autres collègues: la peucherette et la jeune obsessionnelle.

Elle veut asseoir son semblant de domination.

Je la regarde faire.

Et je reste égale à moi-même.

18 octobre 2015

Rêve bizarre

Je me trouvais à l'intérieur de l'entrée de l'immeuble où j'ai vécu enfant.

Il y avait un chat dehors.

Qui voulait entrer.

Je n'arrivais pas à fermer à clé la porte vitrée de l'immeuble.

Impossible de faire coincider le pêne et la gache.

Un deuxième chat persan blanc est arrivé.

Et je me suis réveillée sur cette impossibilité de fermer cette porte.

Dans mon esprit, je ne voulais pas que ce chat, ces chats m'approchent.

Je n'ai rien compris à ce rêve...

Y'a-t-il une interprétation à y voir ?

En même temps...

Je n'ai jamais compris un seul de mes rêves !

Et puis...

Y'a-t-il vraiment quelque chose à comprendre ??

Hou !

 Je crois que j'ai besoin d'un café clope !

13 octobre 2015

Je suis en manque

D'inspiration.

Ça tourne en rond ici.

En ce moment.

Je me sens un peu vide.

Intérieurement.

Une pause s'impose.

Peut être...

11 octobre 2015

Il fait beau

En ce dimanche tranquille.

Je regarde Architectures d'Arte sur le net.

Je vais réchauffer un bol de riz.

Me servir un verre de bordeaux rouge.

Puis café, cigarette.

Et encore ranger.

Et jeter l'inutile.

9 octobre 2015

Temps morose

Sommeil haché.

Café.

Première cigarette de la journée.

Envie de rien de précis.

Faut absolument que je me décide à ranger une fois pour toute mon fichu bazar !!

Pourquoi garder tout ce tas de fatras ??

Tous ces papiers.

Tous ces trucs dont je ne me sers plus depuis longtemps.

Faire du vide devient nécessaire.

6 octobre 2015

Laisser aller...

Je suis arrivée en retard ce matin.

D'une bonne demie-heure.

Fichu bouchon !

Du coup, je ne suis pas allée à la séance d'analyse des pratiques professionnelles.

Qui commençait, en plein centre ville, à l'heure où je suis arrivée au bureau.

Pas eu envie de prendre les transports en commun - une demie heure encore de trajet - pour arrivée là encore en retard.

5 y sont allées sur 14 participantes prévues

Deux collègues sont en congés.

Moi en retard.

Et les autres qui ont toute une raison d'Etat pour s'y soustraire.

Une était fatiguée.

Une autre n'avait pas envie.

Trois autres débordées.

Et la dernière a trouvé l'excuse du dernier jour pour s'exempter.

Après cela, allez dire aux personnes que nous suivons que l'engagement est important.

La nouille de sous chef a fait la moue quand il l'a su.

Parce que ça a un coût.

Et pas des moindres.

Au détriment de formations individuelles.

Mais évidemment, il se taira.

Du coup, j'avoue que j'ai bullé toute la matinée.

Profitant du fait que j'étais seule.

Je constate que chacune fait ce qu'elle veut.

En croyant être professionnelle.

De plus en plus de salariées arrivent en retard.

Moi-même, je me surprends à un certain laisser aller.

Ou bien est-ce tout bêtement un détachement ?

Ou encore un lâcher prise ?

Ou plutôt de l'indifférence ?

Mouais...

Là, je crois que je raconte n'importe quoi !

3 octobre 2015

Temps pourri

Vent.

Pluie.

Pensive.

Je regarde les gouttes de pluie.

S'écraser.

Contre la baie vitrée.

J'ai froid...  

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