Enfin les vacances !
Jeudi, j'ai pu achevé tout ce que j'avais à faire au bureau.
Hier, j'ai baladé en ville.
On sent bien que les vacances d'été ont commencé.
Il y a comme une langueur ambiante.
Chaleur et paresse.
Je suis vraiment heureuse d'avoir quelques jours de farniente total.
Rattraper mon retard pour lire, regarder les films que j'ai en stock depuis une éternité.
Essayer de me remettre à la peinture...
Et pour ce qui est de mes amours ?
Il ne se passe absolument rien de rien.
En même temps, je ne fais rien pour trouver un semblant d'âme soeur.
Je n'en ressens pas le besoin.
Je me demande si je suis "normale".
Fatigue
Journée épuisante sur le plan psychique.
Aucune motivation.
Jeune homme totalement barré.
Qui voudrait tout faire exploser.
A commencer par lui-même.
Et je l'écoute en restant stoique.
Ne rien montrer de mon ennui.
Face à ce n'importe quoi.
Il doit passer devant le juge dans 15 jours.
Pour une plainte déposé par le propriétaire de sa mère ou de sa soeur.
Qu'il a menacé de mort.
Ben oui !
Tant qu'à faire !
Après avoir passé quasiment dix ans de sa vie derrière des barreaux, il risque bien d'y retourner alors qu'il en est sorti depuis un mois.
Je suis restée patiente.
Je l'ai laissé parler et encore parler.
Déverser toute sa colère, sa haine.
Et l'après midi, j'ai enchaîné sans une minute de répit.
J'ai tout un tas de dossiers à traiter avant mes congés demain soir.
Je sens que je vais "bacler" un peu tout ça...
Une dernière cigarette...
Journée ordinaire au bureau
Il n'est pas encore 9 heures que la collègue peucherette soupire.
"Il fait froid dans les bureaux" dit-elle.
La clim a fonctionné toute la nuit.
Elle sort et revient d'un pas nerveux.
Son téléphone sonne.
Elle décroche d'un air exaspéré.
En fait, elle n'a pas envie de répondre.
Au ton de sa voix, je sens qu'elle n'a pas envie de s'éterniser.
La collègue mielleuse est, elle aussi, a cran.
Elle est arrivée en retard.
Son téléphone sonne.
"Note son nom et son numéro ! Je le rapellerai plus tard !" répond-elle d'un ton sec.
C'est la joie !
La peucherette petit déjeune...
Et moi, j'attends mon rendez-vous de 9 heures.
Il fait si chaud...
Que je n'ai pas envie de fumer.
Ce qui est très bien pour ma santé.
Hier soir, sortie resto avec ma mère, mon frère et ma nièce.
Cher et rien de génial.
Ma mère a encore été dans le reproche avec moi.
Elle m'exaspère !
Je résiste mais cela m'épuise.
Au point de la détester.
Pas la forme...
La chaleur m'épuise.
Je dors mal et peu.
Du coup, je suis en mode traine-savate le matin.
Je ne sais même plus ce que je voulais écrire.
Je suis rentrée avec une migraine...
Je vais grignoter un truc.
En écoutant Ariane Moffat
Au top du rien
Ha ! La ! la !
Cette semaine a été éprouvante.
Non pas du fait des personnes que j'ai en suivi.
Mais en raison de la stagiaire qui m'a littéralement fait sortir de mes gonds.
Et cela dès le deuxième jour.
Manque de chance pour elle, mardi personne n'est venu.
Elle commençait à se lamenter et m'a demandé à cinq reprises si elle ne pourrait pas faire un entretien avec une collègue.
Son insistance obsessionnelle m'a agacée au plus haut point.
Je lui ai vertement répondu que ce serait décidé par la hierarchie et discuté en équipe.
J'ai du le lui dire au moins trois fois.
Au bout d'un moment, j'ai déversé mon venin tellement j'en ai eu marre.
Si elle persistait, je lui "cracherais" un topo sur une situation et on arrêtait là le stage.
Mercredi après midi, elle est allée voir directement le sous chef pour se plaindre de moi évidemment.
Nous avons donc eu une discussion où je l'ai recadrée.
Non, je ne lui donnerai pas à lire des dossiers de personnes qu'elle ne connait pas.
Et non, elle ne me collera pas aux basques.
Et oui, elle doit lire la documentation que je lui ai fourni.
On dirait une gamine de 5 ans qui fait un caprice !
La situation s'est apaisée.
Elle a trouvé son bonheur sur ma permanence bien remplie.
Mais elle manque de recul et d'analyse.
Heureusement qu'elle n'est là qu'à mi temps.
Je suis en week end !
Yes !!
J'ai vraiment un grand besoin de décompresser...
Mais pourquoi ai-je dit oui ??
J'ai dit oui pour accueillir une stagiaire.
Une dame en formation pour se reconvertir en chargé d'insertion sociprofesionnelle.
Suite à un bilan de compétences.
Personne ne pense à la difficulté qu'ont les étudiants pour obtenir un stage.
Je me dis que c'est formateur pour les deux parties en présence.
Alors, je dis oui.
Donc, mercredi dernier, cette dame me contacte pour m'informer qu'elle commence lundi, c'est à dire CE lundi, aujourd'hui.
Ha ?!
Je n'étais pas au courant.
Ni une, ni deux, je suis allée voir le sous chef pour faire le point.
Tout ce qu'il a trouvé à me dire c'est que j'ai donné mon accord pour accueillir cette stagiaire.
Certes .
Mais est ce une raison pour me laisser dans l'ignorance de la date de son arrivée et de son emploi du temps futur ??
Non, je ne crois pas.
Ce que je lui ai clairement dit.
Il se trémoussait sur son siège et tentait de me persuader de sa bonne foi tout en répétant que j'avais donné mon accord.
Mon oeil ?
Tu l'as vu ??
Quel con !
A la pause déjeuner, une collègue donne son avis sur la stagiaire et déclare que la première impression qu'elle a eu d'elle était négative.
Elle la trouve arrogante.
Elle ne connait rien de cette femme mais, bien sûr, elle a déjà une opinion toute faite.
Pas terrible, terrible pour quelqu'un qui se prétend ouverte d'esprit et tolérante.
Et elle en rajoute une couche: "la première impression est toujours la bonne !"
Mouais...
La stagiaire est arrivée en avance cette après midi.
Ma collègue mielleuse est restée plus que distante avec elle.
La peucherette lui a un peu parlé dans l'après midi.
Manque de chance, aucun de mes rendez-vous prévus n'est venu.
Je lui ai donné tout un tas de trucs à lire.
Je n'avais rien d'autre à lui proposer.
Moi même n'ayant rien de particulier en cours.
J'en ai profité pour lire aussi.

Mot de l'éditeur:
Un essai sur une faculté humaine qui, contrairement aux idées reçues, n'a rien de naturel et doit se cultiver si l'on veut éviter de la perdre totalement. Un cri d'alarme car si notre société veut se maintenir dans un esprit de vivre-ensemble, elle ne peut se contenter des seules conversations spécifiques et restrictives menées dans les salons du XVIIe ou dans les cabinets des psychothérapeutes d'aujourd'hui.
Des solutions concrètes pour apprendre aux enfants d'aujourd'hui à se mettre en posture d'écoute malgré l'ère du virtuel et du chacun pour soi, à commencer par l'acceptation du silence.
Très intéressant et pertinent.
Cela me sera plus qu'utile.
Bon...
Une dernière cigarette et je file au lit.

