Au bout de je ne sais combien de semaines.

Rien de folichon depuis.

Boulot égale routine.

Quoique...

Une collègue est venue s'installer dans notre bureau depuis quinze jours.

Elle en avait assez de se sentir exclue dans son précédent bureau.

Lorsqu'elle est revenue de son burn-out, elle a ressenti une distance.

Distance et souffrance.

Cela ne m'étonne qu'à moitié.

L'ambiance au travail est toujours aussi faussement conviviale.

Un allocataire m'a offert deux boîtes de chocolats.

Une autre, que je n'ai reçu qu'une fois en remplacement de ma collègue en burn-out, m'a dit qu'elle pensait à moi tous les jours.

Car après l'avoir orientée sur un forum emploi, elle a obtenu un contrat de travail.

Elle était désespérée lorsque je l'avais reçue.

Je ne savais plus où me mettre...

Le psy a dit que j'avais changé sa vie.

Heu...

Mouais...

Faut pas exagérer !

Un autre allocataire, celui dont la fille vit dans le nord, fait un transfert positif sur moi.

Tant mieux...

Ou pas.

Je ne sais pas.

Il est sans domicile et dort dans sa voiture.

Qui est tombée en panne hier.

Il se sent perdu.

Il me confie des trucs très intimes.

Heu...

Mouais...

Je l'écoute et essaie de changer son regard sur sa situation afin qu'il trouve une solution.

C'est pas gagné !

Côté vie personnelle...

Je suis devenue propriétaire de mon logement.

Il était temps.

Sur le plan sentimental, c'est toujours le désert .

Je m'en fiche !

La neige a fondu.

Café clope...